ASSOCIATION POUR L'AVENIR DES DIFFUSEURS DE PRESSE

ASSOCIATION POUR L'AVENIR DES DIFFUSEURS DE PRESSE

Compte rendu de la réunion n°4 avec la DGMIC et les

Compte rendu de la réunion n°4 avec la DGMIC et les messageries mercredi 3 avril 2013

Présents :
Pour la DGMic :
Sylvie Clément-Cuzin : Sous-directrice responsable de la presse écrite et des métiers de l’information
Sophie Faure-Wharton : chef du Bureau du régime économique de la Presse et des métiers de l’information
Patrick Comoy : Adjoint au chef du Bureau du régime économique …
Guillaume Brouillard : (contact pour les aides à la distribution de la Presse)
Pour le SNLP : Mourad Bouzidi (Vice Président) et Erwann Dupas
Pour l’UNDP : Philippe Di Marzio (Directeur Général)
Pour l’AADP : Michel Marini (Président) et Pierre BLOCH (porte parole national et représentant IdF)
Pour le SKLP IDF : Bassam Merhi (Président) et Nelly ?

Le thème de la réunion était : l’économie des points de vente
La DGMIC a ouvert le débat en confirmant les auditions successives à suivre des représentants des deux messageries, Presstalis d’abord, MLP ensuite.
Personne ne semblant vouloir se lancer, l’AADP a demandé à l’UNDP de donner sa position sur ce sujet. L’UNDP a d’abord répondu que l’objectif de sa présence n’était pas de débattre mais d’entendre. L’AADP a maintenu sa position en demandant que l’UNDP ne se cantonne pas dans cette position mais qu’elle joue son rôle de représentant syndical en répondant à la question.
L’UNDP a donc entamé la discussion d’une manière liminaire en indiquant que ce sujet recouvrait deux volets :
- les ressources (et donc le taux de commission)
- les charges (et la question de la trésorerie)
Mr Di Marzio a ensuite précisé que des avancées significatives avaient été obtenues auprès du CSMP en date du 28 mars 2013 concernant la trésorerie (du fait de la redéfinition des RD notamment pour les mensuels).
L’AADP a félicité Monsieur Di Marzio pour cette avancée en précisant toutefois que cela ne réglait pas définitivement la question, contrairement à la solution de l’alignement de la date d’échéance des fournis sur la date de crédit des invendus. Celui-ci a confirmé son accord sur ce point en ajoutant que cela restait un objectif à atteindre.
L’AADP est intervenue ensuite en demandant qu’effectivement soit abordé le point principal (la hausse du taux de commission).
Le SNLP est ensuite intervenu pour rappeler la difficile situation économique des kiosquiers précisant que les retours anticipés (qui sont acceptés physiquement pour eux) n’étaient crédités qu’à l’échéance, ce qui grevait leur trésorerie. Ses représentants ont ajouté que, même dans le cas où le kiosquier payait sa marchandise comptant, il n’était pas crédité comptant mais à terme.
Interrogé par la DGMIC sur les raisons qui pouvaient pousser un kiosquier à payer comptant quand il avait la possibilité de bénéficier d’échéance, la réponse fut : par manque de lisibilité des factures et volonté de simplification.
Le SKLP est ensuite intervenu pour évoquer plusieurs points à résoudre. D’abord le problème des fermetures et du paiement des RD lors des réouvertures. Sur quoi l’AADP a renchéri en évoquant le cas des saisonniers. Ensuite le taux d’usure de 5% pratiqué par SPPS, filiale de Presstalis sur Paris largement prohibitif par rapport aux possibilités des diffuseurs compte tenu des faibles taux de commissions. Enfin la notion de « trop vieux ».
Avant de recevoir les représentants de Presstalis, l’AADP est intervenue pour demander l’étude de l’indemnisation des diffuseurs en cas de manquement des fournisseurs amont en indiquant que dans le cas, par exemple, d’un diffuseur non servi, par erreur du dépôt sur ses dates de fermeture, le diffuseur était bien que non responsable, le seul à supporter cette erreur.

Audition de Presstalis représenté par Mr CARISEY, directeur du réseau et (Mme Frédérique GIRARD, directrice des affaires administratives et financières ?).

Pendant plus d’une heure Monsieur Carisey a pratiqué la langue de bois, esquivant les réponses aux questions en précisant que les problèmes étaient complexes et méritaient d’être étudiés. A aucun moment il n’a proposé de solution. Interrogé sur les besoins du réseau pour vivre il n’a pas plus daigné répondre en disant qu’il n’y avait pas un mais des réseaux et que chacun avait sa particularité.
Interrogé sur la différence de rémunération des Relay, il a d’abord corrigé en précisant que ce n’était pas celle des Relay mais celle des concessions (de nouveaux acteurs devant apparaître sur la scène lors de la réponse à l’actuel appel d’offre de la SNCF). Ensuite il l’a justifiée en indiquant que partout dans le monde des réseaux de concessions étaient dans le même cas, bénéficiant de conditions plus avantageuses pour faire face aux redevances de loyer exigées par les loueurs d’emplacement privilégiés.
La DGMIC est intervenue en précisant que si les diffuseurs touchaient 15% et les concessions 30% le différentiel représentait probablement plus que la redevance et que les diffuseurs pourraient éventuellement bénéficier aussi d’une rémunération majorée. Elle n’a pas obtenu de réponse.
Ensuite le SKLP a évoqué la surcharge des rayons par les S et H et le contournement des règles professionnelles mais Mr Carisey a répondu : ce n’est pas de notre ressort, voyez le CSMP qui doit pouvoir avancer sur ce sujet.
Puis, à la question de la trésorerie, il a répondu « d’une manière globale on devrait maintenant pouvoir vous garantir l’équilibre avec les nouvelles règles qui doivent être validées par l’autorité. »
L’AADP a défendu l’idée que cette notion de garantie serait définitivement acquise si l’on acceptait de ne faire payer que les exemplaires vendus mais les représentants de Presstalis ont indiqué conjointement que ce n’était pas possible techniquement car trop lourd à gérer en informatique.
Enfin Monsieur Carisey a précisé que si tout le monde était d’accord pour dire que la rémunération des diffuseurs était insuffisante personne n’était en mesure d’apporter les sommes nécessaires pour cela à ce jour.
L’AADP a demandé quelle était la rémunération nécessaire pour la survie du réseau mais Monsieur Carisey a répondu que la réponse n’était pas possible le réseau étant multiple de par la disparité des points de vente.
Le SNLP a rappelé que beaucoup de kiosquiers vivaient avec moins de 1000 € par mois en travaillant énormément.
Monsieur Carisey  a confirmé être au courant  et précisé qu’il fallait des aides car donner même 25% ne suffirait pas à faire vivre ces kiosquiers et qu’il était impossible de leur donner 80%.
Nous retenons de cette intervention un manque total d’implication dans le dossier et une singulière absence d’ouverture.
S’agit-il d’une question de personne ou de philosophie d’entreprise ?

Audition des représentants des MLP : Monsieur Patrick André Directeur délégué de la coopérative et Monsieur Eric Desmarey directeur de la distribution.

Monsieur André a d’emblée déclaré que les MLP qu’il représentait et les éditeurs qui sont derrière étaient tout à fait d’accord pour dire qu’il faut augmenter la rémunération des diffuseurs de manières très significative et rapide.
Il nous a invité à nous référer au livre blanc rédigé par les MLP (disponible sur internet) dont 95%  reste d’actualité et dans lequel ils préconisent cette hausse importante en précisant qu’il faut distinguer deux types de points de vente en fonction de leur activité :
- les revendeurs dont l’activité principale est autre et qui ne commercialise la presse que comme une activité complémentaire, quelque soit leur chiffre d’affaire (incluant ainsi les GMS dans cette catégorie), et,
- les diffuseurs pour lesquels l’activité presse est importante au regard de la totalité de leur activité.
Il a précisé que 6000 points de vente réalisaient 60% du CA.
Plus tard il a aussi indiqué que 12000 points de vente réalisaient, individuellement moins de 20000 € de vente par an et qu’alimenter ces points là était couteux pour l’ensemble du réseau.
Mr André a ensuite indiqué, que pour une fois d’accord avec Presstalis, sur la possibilité immédiate de verser la sur-commission au fil de l’eau plutôt que de la payer au semestre, des acteurs de la profession s’y étaient opposés.
Interrogé sur ces acteurs et leurs motivations, par l’AADP, Mr André a un temps refusé de répondre en raison du secret professionnel puis à lâché que c’était l’UNDP qui s’y était opposé. Il n’a pas donné de motivation. Mr Di Marzio a répondu publiquement qu’il ne comprenait pas et n’était pas présent à ces débats.

Mr André et les MLP préconisent une commission de 22 à 23% pour les revendeurs et de 28 à 30% pour les diffuseurs, l’ensemble restant à débattre en fonction des possibilités financières.
Mr André a souhaité, comme l’AADP lors des réunions précédentes, que le système soit revu dans sa globalité et non abordé comme à l’heure actuelle. Il a précisé qu’il était nécessaire de mener une réflexion intégrant :
- l’abonnement au point de vente,
- les gratuits dont la nécessité est liée à l’audience,
- l’étude des effets néfastes du portage sur les points de vente
- l’effet néfaste des points de vente de capillarité
Etc.
La question du plafonnement des remises sur les abonnements a ensuite été abordée. Monsieur André a précisé que la baisse des remises sur abonnements provoquerait une baisse des ventes qui elle-même entrainerait une baisse des ventes d’espaces publicitaires conduisant à l’arrêt de la commercialisation des titres. Il a toutefois indiqué qu’il n’était pas normal que le gouvernement soutienne le portage au détriment du réseau.
L’AADP a demandé un rééquilibrage entre éditeurs et diffuseurs afin que les diffuseurs soient associés aux décisions mais la réponse fut négative, justifiée par un marché d’offre.
Attaqué sur l’intérêt qu’avaient les messageries à amplifier les flux au lieu de les adapter aux ventes, Mr André a répondu que depuis le 1er janvier 2013 les MLP ne percevaient plus rien sur les flux d’invendus.
Il a précisé qu’il attendait beaucoup de l’établissement du dialogue avec le réseau et que la visite de ses représentants  devait se faire avec des ordinateurs pour partager des données informatiques avec les diffuseurs.
Le SKLP a ensuite évoqué le crédit des invendus restitués prématurément mais Mr André n’a pas été en mesure d’apporter de réponse positive sur ce sujet.
Enfin le SNLP a demandé à ce que les factures ne fassent plus apparaître un jour de décalage entre invendus et fournis ce que Mr Desmarey doit regarder.
L’AADP a remercié la DGMIC d’avoir initié ce débat fourni et demandé à ce que maintenant que le contact était établi, la discussion se poursuive entre les acteurs directement.
La DGMIC a précisé qu’elle n’avait pas vocation à parrainer ces échanges constructifs et qu’elle voyait ceci très positivement.
Mr André s’est déclaré ouvert à la poursuite des échanges.

Sur ce, la réunion a été close à 13H35.

En fin de réunion m'est parvenue une 'information selon laquelle l’UNDP ne s’était pas opposée au versement de la sur-commission au fil de l’eau mais, qu’accepter cela, aurait été un prétexte des MLP pour ne pas signer l’accord sur les trois points débattus.

 



03/04/2013

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au site

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 9629 autres membres