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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Qu'est ce que la presse ?

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Après la guerre, de "vecteur de propagande", la presse est redevenue "support d’information".
Cette dernière décennie elle est devenue "support publicitaire".
Elle redevient "vecteur de propagande", la vente de contenu n’étant plus qu’accessoire.

Dès aujourd’hui nous pouvons constater que le prix de vente et le volume vendu
n’ont aucune importance pour de nombreux éditeurs de magazines. Les remises
pleuvent et s’ajoutent aux cadeaux. Pour un peu on se demanderait si ce n’est
pas l’avenir de la commercialisation de tous les produits : un film
plastifié et un code-barres de presse est le tour est joué. TVA ultra-réduite à
2.1%, aides de l’Etat, exonération de taxe écofolio. A quand les clés du futur
modèle de chez RENAULT dans une pochette estampillée presse ?

Parallèlement à cette évolution les « partenaires »des éditeurs disparaissent les uns après les autres, comme si cela était naturel. Les ouvriers du livre, les dépositaires, les marchands, tous suivent le même funèbre chemin. Il leur faut se « diversifier »  dit-on car faute de savoir s’adapter à l’évolution naturelle ils disparaîtront.

Mais est-il bien naturel de détruire des emplois autonomes ?
Ne serait-il pas plus simple de préserver les emplois existant que de tenter d’en
créer de nouveaux pour éviter la croissance du chômage ?
Ne serait-il pas plus sain de préserver la pluralité que de soumettre l’information ?
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Que les marchands se réveillent !!! Nous avons déjà perdu tellement de temps !!!

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La propagande dont il faut parler ici est plus d'ordre commercial qu'idéologique.
Une belle preuve en voyant un ancien élyséen vouloir "verrouiller"  les principaux médias pour aider sa ré élection.  Echec passé, mat pour bientôt.
On doit tous faire la part des choses entre nos affaires -pro et perso-  et le devenir de la presse écrite, pour qui nous ne sommes finalement que peu de choses.  Que ça nous plaise ou pas.
Trop d'entre nous reportent trop facilement toutes les difficultés sur "les autres", dont c'est toujours la faute.
Un peu de recul permet de constater malheureusement pour la presse écrite, que la bulle va bientôt éclater.  Bulle artificielle, car sans les aides depuis 1947, l'essor n'aurait jamais permis un tel développement du papier. Ce n'est pas par hasard que c'est en France qu'il y a le plus d'offre en publications. Dans ce système, les diffuseur qui n'ont jamais eu beaucoup de poids, en ont de moins en moins. D'où l'intérêt pour chacun des survivants de conserver un minimum de lucidité en gestion de son affaire.
Ce n'est pas le devenir des diffuseurs qui inquiète les éditeurs. Quand l'intérêt commercial dans la diffusion écrite aura viabilisé son relais dans la démat, ce sera fini pour ceux qui sont encore là. Il est illusoire de croire que les structures actuelles, dont le métier de diffuseur, seront toujours là à moyen terme, pour les qq publications d'intérêt général.
Là aussi, l'économie prendra inévitablement le dessus. Dommage pour les éditeurs et le métier, mais vivre à crédit n'est plus possible. Pour les diffuseurs, inutile de regarder derrière. Pour ceux à qui la presse pose tant de problèmes, ce ne sera pas plus difficile de décrocher. Pour les autres, il s'agira simplement de s'adapter, comme beaucoup le font dans la discrétion, en limitant la casse, et parfois avec réussite.

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Je suis d'accord pour dire qu'il nous faut prendre du recul pour analyser notre situation non pas à l'aune de ce qu'elle est mais à l'échelle de l'évolution du monde.
En revanche je ne partage pas votre vision du futur.

Quant à la place des marchands, elle n'est, de tous temps, que ce que les marchands ont fait qu'elle soit. Il se trouve qu'aujourd'hui, certains n'acceptent plus le leurre et ont décidé de prendre leur avenir en mains. L'adaptation que vous évoquez se fera mais ce ne sera peut-être pas celle que vous imaginez.

S'il est impératif de prendre en compte l'aspect financier, il ne faut pas non plus sous-estimer le rôle réel de la presse qui ne peut être seulement envisagée sous l'angle pécuniaire. (bien que les intéressés le souhaitent).
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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