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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

REFORMER OU MOURIR

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Le marché de la presse papier baisse. C’est un fait ; la conséquence du développement du numérique.

Mais, les ventes papier chutent plus vite que celles du numérique ne montent.
Et pour les ressources publicitaires liées c’est encore pire.

En réalité, la publicité n’échappe pas à la règle :plus quelque chose est produit en quantité moins il a de valeur. Le numérique démultiplie les possibilités mais il réduit d’autant, et même plus,
la rentabilité des espaces publicitaires. Et, cela ne va pas aller en s’arrangeant.

Alors le modèle économique reposant sur la publicité doit nécessairement être remplacé, progressivement mais rapidement, par autre chose de plus pérenne.
La qualité éditoriale semble la plus à même d’apporter les garanties recherchées.
Encore faut-il que l’on ne réduise pas les rédactions par mesure d’économie …
Les éditeurs s’en rendront-ils compte à temps ?

Actuellement, ils constatent que la disparition du réseau de diffusion amplifie la baisse des ventes. Cela tombe mal, alors que le numérique ne constitue pas le relais escompté.
Il va donc falloir, obligatoirement,  modifier le système pour enrayer cette érosion rapide du réseau.

En même temps, le contexte a changé et il faut en tenir compte. Les quotidiens à présent transférés essentiellement sur le numérique, le rapport de force entre eux et les magazines n’est plus le même. Et les besoins en termes de définition du réseau non plus.
Nous allons nécessairement passer à un réseau moins dense.

En revanche, ce réseau devra être plus opérationnel.
Pour enrayer la baisse des ventes l’accent sera plus mis désormais sur la commercialisation que sur la simple distribution.
Exit le « diffuseur » désormais remplacé par le « marchand de presse ».

Le noyau du réseau à venir sera constitué des principaux magasins actuels offrant une offre riche. Ces points de vente se verront affecter une zone de chalandise, calculée sur le potentiel de vente local(déduction faite des abonnements).
En échange de cette garantie de non-concurrence le marchand  devra exploiter la zone conformément aux objectifs de vente et aux résultats constatés nationalement et régionalement. Plus question d’obligations et de contraintes,mais des résultats à maintenir.
Reste à définir précisément tout ceci. Cela va venir.

Les éditeurs commencent aussi à se rallier à notre idée de plafonnement des remises au consommateur.
La lutte fratricide opérée via l’abonnement leur coûte cher et les emmène dans un abîme de pertes. Une limite fixée par l'Etat leur éviterait d’amplifier leurs difficultés par une concurrence
tarifaire trop vive. La loi Bichet les avait protégés de cette concurrence au niveau de la distribution. Désormais c’est eux-mêmes qui vont demander à être protégés de cette concurrence au niveau commercial. On s’approche d’un pas vers le prix unique du livre.

Que de temps perdu pour faire ces constats et accepter de mettre en œuvre nos idées.
Les éditeurs sont les premiers fautifs bien sûr, parce qu’ils ne se sont jamais
intéressés au sujet tant que la vie était belle pour eux. Mais ils ne sont pas les seuls.
De nombreux intervenants historiques dans la filière leur ont masqué la situation, préférant vivre sur le gâteau que de de perdre leur prestige et leur source de revenus.
Ceux-là freinent des quatre fers pour retarder l’échéance.
Souhaitons que les éditeurs sachent faire la différence et choisir à l’avenir leurs
interlocuteurs en fonction de la véracité de leur analyse, même si elle est
dérangeante, plutôt que sur une bienveillante soumission qui les entraîne vers le fond.  


 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

11 appréciations
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Tout cela est très intéressant, mais combien de fermetures avant qu'une décision sera prise ?
Personnellement cela fait trop longtemps que j'attends une vraie et bonne décision pour y croire.
Je pense qu'une bonne partie du réseau va fermer, avant que cela bouge.
Constat défaitiste me direz-vous , mais hélas réaliste. Arrêtons de rêver et regardons la triste vérité !!!
jpC

750 appréciations
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Je suis d'accord avec vous.
ils n'en sont qu'à la prise de conscience et à la réflexion.
Après il leur faudra le temps de la mise en oeuvre.
Tout cela est beaucoup trop long et entre-temps il peut se passer bien des choses, pour eux comme pour nous.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

96 appréciations
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Espérons que la prise de conscience , ne mette pas des années avant qu'une réforme de fond soit mise en place , cela pourra limiter la casse , en attendant d'autres postes fermeront ? Nous ne nous sommes pas organisés nous mêmes avant pour défendre nos intérêts , par conséquent aujourd'hui tout se fait dans l'urgence , sans certitude de résultat , les négociations et les lourdeurs administratives sont telles , que nous subirons encore des pertes , parce que nous avons tous des obligations individuelles qui nous empêchent d'agir de façon radicale , il n'y a pas de changements rapides sans provoquer le clash ! Nous devons donc nous rendre à l'évidence , et patienter jusqu'à ce que les consciences s'éveillent à force de dénoncer l'état des lieux, si la vente au numéro à encore un intérêt commun à cette filière ? A moins que les marchands de journaux, s'organisent et se décident à fermer, le temps qu'il faudra pour de vrais changements ? C'est du rêve !

171 appréciations
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Il y a bientôt 6 mois, l'Etat nous annonçait des mesures avant fin 2015.
La ministre, peu enclin à nous aider, s'en est allée. Une autre, à priori plus intéressée, est arrivée.
Cependant rien a changé.
2017 en vue, les esprits sont ailleurs

Nous allons nécessairement passer à un réseau moins dense. 

Oui, c'est l'objectif, du binôme éditeurs/messageries soutenu par nos représentants, que nous connaissons : 5000 /6000 marchands
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

C'est le constat que nous partageons tous.
Mais il y a l'autre option : s'adapter vite. Ca fait des années que les éditeurs pressent le citron en faisant des promesses qu'on a souhaité, et au final qu'on a eu tort de gober. Mais que certains gobent encore.
Tant qu'un réseau qui doit vivre d'autre chose les accueillera dans les conditions actuelles c'est tout bénef pour eux.
A chacun d'entre nous de remplir son rôle d'entrepreneur qui doit anticiper pour ne pas tout subir. Celui qui ne réagira pas se laissera mourir par sa faute.
Et s'il y a plus d'intérêt à continuer comme ça que d'arrêter, OK, mais en étant conscient qu'il n'y a ni réforme, ni changement à attendre : le système continue de foncer dans le mur.

750 appréciations
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123456 exprime sa vision. Peut-être aura t'il raison, peut-être pas.
Les principaux éditeurs ont compté sur le numérique et en reviennent.
Ils constatent maintenant que la baisse des ventes est plus liée à la réduction du réseau qu'à la conjoncture ou à l'évolution technologique.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
mdp29

Que pense notre nouvelle ministre de la situation?
je pense qu'elle n'osera pas imposer aux éditeurs une réforme à un an de la présidentielle au risque de se mettre à dos la presse écrite donc le prix unique n'est pas pour demain
par contre la campagne qui s'ouvre peut etre pour nous une occasion de faire prendre conciense de la nécessité d'un réseau indépendant face aux distributeurs afin que toutes les tendances politiques aient accès aux électeurs,nous devons contacter les candidats potentiels pour les informer de notre dramatique situation

Descartes,
Pour un éditeur qui revient du net vers le papier, combien migrent ?
C'est ça qu'il faut voir, pas le détail qui vous va bien. Le modèle économiquement rentable du net n'est toujours pas atteint, mais ils y viendront, car en abandonnant le papier, ils vont se séparer de beaucoup d'emplois en interne, plus des frais de distribution qu'ils déplorent tous.
L'intérêt pour le réseau n'est que leur souci de loin. De très loin.
Mais vous avez raison, je peux me tromper...

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quelles informations resteraient t'ils à dénoncer qui n'a pas déjà été abordé auprès de toutes les instances de la filière , par plusieurs organisations syndicales depuis 3 ans que les problèmes se sont amplifiés depuis la dernière restructuration de Presstalis , peut être n'ont ils pas conscience de nos problèmes , ou n'ont ils pas envie de s'en préoccuper, les éditeurs sont comme d'habitude la priorité depuis des décennies, ce secteur n'échappant pas au clientélisme, les instances à alerter ont toutes été contacté , des réunions ,nous ne comptons plus les rapports officiels demandé par le ministères de la culture depuis des années , personne ne peut dire ne pas être au courant des problèmes du réseau de distribution , sauf que nous sommes indispensable encore aujourd'hui, mais nous acceptons quand même de travailler dans des conditions de précarités , et nous passons notre temps à répéter à nos différents interlocuteurs la même chose depuis plus de 3 ans ( 3 ministres de la culture , l'Etat , le Csmp , les messageries , les éditeurs , la mairie Paris et j'en oublie . Ils ne changent rien parce que nous sommes très compétitifs , sans compter que l'avenir n'étant sûrement pas au papier , nous coulons naturellement par la loi du marché , mais provisoirement d'autres sont encore là , pour distribuer la presse papier qui mettra encore du temps à se développer sur le net, et nous serons le curseur de la transition , payés le moins chers possible pour qu'économiquement la filière fasse encore des économies sur le coup du travail ! Pourquoi voulez vous qu'ils nous rémunérent plus , puisque nous acceptons de travailler depuis des décennies au tarif le plus bas d'Europe ? quelle est donc la réponse à ce raisonnement ? Il n'y a que le rapport de force économique ! C'est la fermeture !!!!!

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Effectivement lancer une réforme avant les élections ne serait pas comprise des éditeurs qui bénéficient déjà de nombreuses exonérations et aides au pluralisme pour certais.L'important pour un gouvernement ce sont aussi et surtout les électeurs. Une réforme des aides à la presse serait extrêmement bien vu par bon nombre de nos concitoyens surtout si on les dirigent pour privilégier l'accès à la presse.

Oui bon nombre de titres vont peut être migrer vers le numérique mais pas tous. Il suffit de voir dans nos magasins certaines familles comme l'histoire ou nos clients achètent parce qu'ils collectionnent.
A contrario nous connaissons tous un éditeur qui pour l'instant n'a pas décidé de franchir le pas, puisqu'il publie quasiment trois nouveaux titres par semaine. Je veux bien sûr parler de Lafon Presse.

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Parlons de Robert Lafon , qui vend quoi vraiment ? Peut être Entreprendre ? Jour de France ? Mais qui envahit les linéaires , de titres pas chers , donc pas de rédactionnel le discounters de la presse ! Je serais curieuse de savoir quand même , qu'elles sont les aides de l'Etat octroyées au groupe Lafon ? Si c'est ça le pluralisme , alors nous n'avons pas les mêmes valeurs pour aider et défendre la presse d'information , par ailleurs nous avons tous vécu la fermeture de France soir , que personne n'a sauvé , même pas l'Etat , y aurait il des groupes aidés pour publier des torchons et d'autres qui ne sont ou ne seront pas aidés pour publier de l'information ? Cela pose quand même question ?
Si personne n'ose ou impose une vrai réforme de cette filière , complètement vérolée par les conflits d'intérêts , nous n'obtiendrons jamais une nette amélioration de notre métier ! Comme nous ne pouvons nous projeter a long terme , parce que nous ne savons combien de temps prendra l'essor du numérique avant que l'on nous remercie en masse , nous n'avons sûrement pas d'autre choi que de les bloquer aujourd'hui, parce qu'ils ne sont pas encore tous organiser pour l'avenir ! Je donne bien entendu mon sentiment , je n'ai pas la prétention de parler pour les autres !

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123456, la réalité économique préside aux destinées.
La migration vers le numérique est incontournable pour les périodicités courtes.
En revanche c'est aujourd'hui un leurre pour les autres périodicités qui s'en rendent compte.
Demain peut-être mais pas aujourd'hui.
En attendant il faut vivre et pour cela il ne faut pas jeter le réseau mais au contraire le faire évoluer.
Maintenant que les quotidiens pèsent moins dans la filière l'aspect purement commercial ne peut que croître.
Nous appelons de nos voeux une réforme qui encadre le système à venir.
Sans elle, l'aspect financier fera beaucoup de morts.
Parmi les marchands immédiatement mais parmi les éditeurs et les imprimeurs rapidement.
Il est nécessaire d'encadrer la commercialisation de la presse.
Mais c'est aussi souhaitable pour son bien.
Certains gros éditeurs commencent même à le demander.
La concurrence libre les conduits à massacrer leurs marges.
Et puis, en temps de vaches maigres, la gabegie n'a pas sa place.
Il va enfin être temps de mettre en place une gouvernance qui fasse respecter les procédures dont le détournement régulier profite à certains mais coûte à tous au-delà du raisonnable. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Vaste sujet que vous relancez.
Si la seule réalité économique décidait, il y a longtemps que la presse écrite aurait dû se réformer. Ca ne tient que par les avantages de TVA, aides diverses à Presstalis et à qq éditeurs.
La presse écrite a toujours existé sous perfusion, et en a de plus en plus besoin, sous peine de disparition immédiate.
Vous avez raison pour une gouvernance partagée, mais n'oublions pas que la vente n'est qu'un élément du cycle de la presse écrite. Il suffit d'y croire, mais en ayant un plan B au cas où.
Oui, notre rôle est de peser dans les décisions, mais que pesons nous vraiment quand à peine 10 % des points de ventes ont la presse comme activité principale et la traitent ainsi ?
Voyez ce qui est demandé, y compris aux concepts et kiosques : se diversifier...

750 appréciations
Hors-ligne
L'important n'est pas le nombre mais les ventes que représentent les points de ventes mobilisés.

Sur l'aspect économique il est exact que le système est sous perfusion. Pour autant, cela fait partie de la réalité économique (comme dans bien d'autres secteurs d'activité) et cela ne changera pas radicalement. Ce n'est d'ailleurs pas souhaitable. L'arbitrage est constamment en débat entre l'Etat et les éditeurs mais cela tient et n'est pas près d'être remis en question, ni par les uns ni par les autres.

Sur l'avenir du produit : celui-ci n'est que la conséquence de la rentabilité. Tant que le papier garde une rentabilité supérieure au numérique l'espoir est permis. Et, avec un modèle économique bâti sur des rentrées publicitaires, l'inversion n'est pas près d'arriver. Toutefois, même dans le papier les ressources publicitaires vont diminuer. Alors il est temps de repenser le modèle. Certains l'ont déjà intégré comme Prisma qui se rapproche de plus en plus de la librairie, montant en qualité et rachetant des éditeurs de livres. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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