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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Nouveaux barèmes des messageries.

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Que cela peut sembler loin de nos préoccupations de marchands ! 
Et pourtant, cela conditionne notre vie quotidienne et notre avenir. 

Les messageries doivent devenir des sociétés agréées de distribution pour pouvoir continuer à exercer. Pour cela elles doivent  cette semaine présenter à l'ARCEP de nouveaux barèmes de facturation de leurs prestations aux éditeurs. Le nouveau régulateur dispose de quelques semaines pour statuer ou retoquer ces barèmes. Il impose la suppression des remises "groupe" qui favorisaient outrageusement les grands éditeurs au détriment des petits. Il impose également la suppression de toute prestation "hors barème" pour éviter tout contournement, ce qui était courant et favorisait les mêmes. 

Les directions des messageries sont donc en pleine réflexion pour présenter leur futurs barèmes qui conditionnent leurs recettes et leur modèle économique. Difficile pour elles de concilier les exigences de l'ARCEP et celles de leurs clients qui ne veulent pas perdre leurs avantages financiers. C'est d'autant plus dur que les éditeurs font jouer la concurrence entre les deux messageries, sans état d'âme. 

Reste à savoir si ces nouveaux barèmes et les budgets qui en découlent seront établis sur la base des volumes ou sur celle des ventes. Historiquement c'était sur la base des volumes car nous étions en flux poussés (les éditeurs imposaient leurs quantités). Mais la modification de la loi a changé la donne. Désormais il n'y aura plus que les titres IPG en flux poussés. Or ceux-ci ne représentent qu'un petit volume. Et deux autres éléments doivent inciter au changement.
1/ Le papier recyclé ne se vend plus. Les chinois n'en veulent plus. Le recyclage n'est donc plus une recette mais devient un coût qu'il faut supporter.
2/ Ecologiquement il devient inacceptable de générer des invendus en quantité. Ce n'est pas bon pour l'image et encore moins pour la préservation de la planète.

Présenter un barème bâti sur un taux d'invendus de 50% ou 60% est donc loin d'être neutre, tant sur le plan économique que sur notre activité. Il est bien évident que, de notre côté, nous n'avons pas d'intérêt à manipuler autant d'invendus. La facturation des exemplaires vendus (en remplacement de l'actuelle facturation des exemplaires fournis) reste pour nous un objectif important qui limitera le travail inutile. Mais l'action de l'ARCEP sur les barèmes des messageries est important aussi.
  
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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La concurrence normale est là pour éviter un monopole et baisser les coûts.
Mais dans la distribution de la presse, ça les a augmenté, et bien au delà, pour un service tellement "performant" et égalé nulle part !
Tout le monde trouve ça normal car c'est la culture historique du métier !
Avec le maintien de 2 messageries, on repart dans la même erreur.
C'est comme si on obligeait un concurrent de la SNCF à construire son propre réseau de rails...
On ne veut pas mutualiser dans un système sensé être coopératif.
Personne ne se rend compte que ce métier marche à l'envers, et il faudra encore qq mois d'enfumage pour s'aperçevoir que ça n'aura pas marché !
Mêmes causes, mêmes effets. L'échec est couru d'avance.

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la mutualisation semble être en route puisque nous recevons du MLP dans les colis France Messagerie. Une seule messagerie créerait un monopole et certainement des hausses de prix au niveau des tarifs. 

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La mutualisation est le gros pb, car les mlp n'ont pas LA contrainte des quotidiens, mais sont obligés d'y contribuer. Tout est là, et ce désaccord plombe tout depuis si longtemps.
La surrenchère de ce que promet chaque mess. à un nouvel éditeur est de la fuite en avant, car c'est la communauté qui paie "l'avantage" de chacun. Idem avec les "nouveaux barèmes", ça va recommencer de plus belle, je prends le pari. 
Au final, pas de gagnant, que des perdants. Regardez le réseau, les ventes, le métier...la distribution de la presse est artificielle, n'existe que grâce aux aides publiques.
Les échanges d'infos entre ces 2 boites suscitent des batailles et sont une partie de la cause du calcul si long pour verser les surcoms.
Détail, mais un relevé avec un seul intervenant serait bien plus simple pour tout le monde.
Les guéguerres, et procès entre mess. entraînent des surcoûts, pas des économies.
Pire, les messageries n'ont pas du tout le même intérêt que leurs fournisseurs, les éditeurs.
Pourquoi y tient-on tant dès qu'il s'agit de presse ?
L'Etat doit trouver un système légal ou un seul intervenant -public ou privé- est encadré pour remplir une mission de service public au prix du marché. C'est ça, la mutualisation. Et on a à la place, de la concurrence sauvage entretenue par l'Etat.

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Pour les quotidiens c'est gravé dans le marbre puisque dans la loi Bichet même modifié. Connaissant les éditeurs ils seraient bien capables de demander la péréquation même lorsque leur titre ne sera plus sur papier.

Vous avez raison. Il y a beaucoup d'artifices. On ne parle plus de tirages, mais d'audiences, de titres mais de marques, d'articles mais de contenus....

Concernant la distribution les dépositaires devront être comme les messageries des SADP s(sociétés agrées) vu la réduction du nombre de dépôts il n'est pas impossible qu'un jour le niveau 1 saute. 

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il ne faut pas oublier les dépôts qui ayant un monopole, se moquent bien de leurs clients...

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le jour ou la facture ne sera basée que sur les ventes typées caisse , les dépositaires ne se moqueront plus des marchands .
mais cela CP n'en veut pas , car ils perdront tous leurs moyens de pomper les marchands .
la peur doit changer de camp

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Avis de l'Arcep 2020-0139 notamment sur les tarifs de MLP  et sur le poste invendus

2.4 Les invendus

Les invendus représentent en moyenne [SDA] % des exemplaires distribués pour MLP4 et peuvent, selon les titres dépasser 96 %. Or, ces invendus, dès lors qu’ils ont été injectés dans la chaîne de distribution, représentent des coûts : coûts de transports (une première fois vers le point de vente, puis une seconde fois depuis lepoint de vente), des coûts de stockage, des coûts de manutention, des coûts de destruction des produits polluants, etc.Une application stricte du principe d’orientation vers les coûts voudrait que les opérations logistiques de distribution descendante5 soient tarifées de manière identique, quel que soit le sort de l’exemplaire distribué (vendu ou invendu) et que les opérations logistiques de distribution montante6soient également facturées spécifiquement en fonction des coûts engendrés par le flux d’invendus. Or, tel n’est pas complètement le cas dans les tarifs qui ont été soumis à l’Arcep par MLP, qui applique depuis 2013 un barème ne comprenant ni frais ni pénalités sur les invendus, sauf lorsque l’éditeur souscrit à une prestation de récupération de tout ou partie des invendus de ses titres. L’Autorité comprend que l’existence d’invendus est incontournable pour garantir le respect du principe de pluralisme de la presse et la diversité de l’offre disponible dans les points de vente. Elle souligne néanmoins que les coûts induits par ces invendus se retrouvent d’une manière ou d’une autre dans les tarifs de la distribution. Ainsi, si l’Autorité considère qu’un taux d’invendus relativement significatif est inhérent à une offre de presse largement disponible et diversifiée, elle s’interroge néanmoins sur les coûts et les inefficiences que les invendus font peser sur l’ensemble de la chaîne de distribution et estime qu’il conviendra de trouver un juste équilibre entre les objectifs de pluralisme et de diversité et celui d’efficacité.
le taux d’invendus qui répond au mieux à la conciliatio, de ces objectifs est probablement variable et peut notamment dépendre des volumes distribués pour une publication donnée, du nombre de points de vente desservis, ainsi que de la nature de la publication (pres
se IPG, etc.). En particulier, les titres à faible diffusion induisent nécessairement des volumes d’invendus importants. En effet, les ventes étant occasionnelles7, il n’est pas possible de prévoir, pour un diffuseur donné, si le ou les exemplaires disponibles aboutiront à une vente ou à un invendu. Ainsi, si la présence de titres à ventes occasionnelles chez un diffuseur permet d’accroître le pluralisme et la diversité de l’offre, la contrepartie est une forte proportion d’invendus. L’Autorité considère que le sujet des invendus est un chantier important, sur lequel elle entend se pencher en concertation avec les acteurs et qui devra s’articuler avec la définition des règles d’assortiment et de quantités servies aux points de vente.

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Dans ce cadre l'AADP a transmis à la demande de l'ARCEP, des fichiers de ventes annuelles (détaillées par parution, avec dates de livraison et de rappel, quantités fournies et vendues, etc.) pour plusieurs points de vente suivant des dimensions de rayonnages (mld) différents.

Nous savons que d'autres acteurs ont été sollicités pour fournir également ces données.
Toutefois, de notre côté nous avions anticipé ce besoin du régulateur et lui avions transmis depuis longtemps une étude complète et quantifiée reposant sur les mêmes critères...

Notre étude montrait qu'en moyenne (tous titres confondus) on déplace actuellement 3.1 exemplaires pour n'en vendre qu'un ! Hérésie économique et écologique. 

La répartition des titres selon leurs taux d'invendus montrait qu'ils sont (beaucoup trop) peu nombreux à maîtriser leur production (en raison de la relativité des coûts de production/distribution). 

Notre étude quantifiait l'économie générée par des mises en place calibrées sur la moyenne des ventes du titre dans le point de vente, complétées par un service de réassort pour satisfaire les éventuels besoins complémentaires.  

Les économies sont telles que cette transformation paraît inévitable.
Les éditeurs auront d'autant plus de mal à s'y opposer qu'ils y trouveront également leur compte en réduisant leurs coûts de fabrication et de distribution. (et maintenant de recyclage des invendus).

Nous attendons maintenant le résultat des analyses de ces données par l'ARCEP.
Nul doute qu'il vienne confirmer nos analyses.
Reste à voir comment elles seront traduites en décisions modifiant le fonctionnement de a filière mais, il semble bien que nous allions dans le bon sens.
Après toutes les manoeuvres dilatoires et contre-productives du CSMP, cela va faire du bien. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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la facture sur les ventes typées caisse uniquement est une nécessité .
il n'y a que dans la presse que l'on voit cela 
produire 10 pour en vendre 1 les gens rigolent lorsqu'on leur explique cela 
tous demandent AUSSITÖT : à qui profite la magouille ? 
la peur doit changer de camp

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