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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Vraiment pas convaincu par la réponse du ministère de la Culture

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Le député Damien Abad avait interpellé en mai 2015 l'ex ministre de la Culture et de la communication  sur les difficultés des marchands de presse :

M. Damien Abad attire l'attention de Mme la ministre de la culture et de la communication sur les difficultés rencontrées par les diffuseurs de presse. En effet, ces derniers font face à des difficultés économiques car ils sont peu rémunérés et ne bénéficient que de peu de soutien  économique. Par ailleurs, dépendants du système coopératif, tout recours juridique leur est interdit à cause de leur statut de mandataire judiciaire. Enfin, l'existence et l'indépendance des marchands de presse pour perdurer devraient être garanties par un schéma directeur et des  stratégies contractuelles de la part des éditeurs. Ainsi, pour garantir  l'acheminement de la presse vers le lecteur, il faudrait instaurer une  solidarisation entre les éditeurs et les marchands de presse. Aussi, il lui demande si elle compte mettre en place une réforme législative  globale et rapide sur la presse et sa distribution

Réponse de la (nouvelle)  ministre en date du 12 avril 2016

Le ministère de la culture et de la communication est très sensible aux difficultés économiques et sociales rencontrées par les diffuseurs de  presse, une profession indispensable à la liberté d'expression, à la circulation des idées et à la vitalité du débat démocratique français.
L'État soutient les quelque 25 000 diffuseurs qui œuvrent  quotidiennement sur le territoire national, et a conscience des défis  majeurs qui se présentent à eux à l'heure où évoluent les habitudes de  consommation et se développe l'offre numérique d'information.

Le secteur dans son ensemble doit faire face à une forte tendance baissière qui  fragilise les acteurs de la chaîne de distribution : -11 % par an pour  la vente au numéro des quotidiens, -7,5 % par an pour les magazines sur la période 2012-2018 selon les prévisions du Conseil supérieur des
messageries de presse (CSMP).

Les diffuseurs de presse sont particulièrement fragilisés par cette évolution des modes de consommation de l'information. Cela aboutit à une baisse régulière du nombre de points de vente depuis 2009 de 2 à 3 % par an. Afin de soutenir les diffuseurs dans leur activité, le CSMP, instance professionnelle qui assure le bon fonctionnement du système coopératif de distribution de la presse et de son réseau, a, par une décision du 1er juillet 2014, défini une nouvelle grille de rémunération simplifiée fondée sur une revalorisation de la commission moyenne perçue par le diffuseur de presse sur ses ventes. Le ministère de la culture et de la  communication est attentif à l'application de cette réforme destinée à une profession fragilisée.

Le CSMP a également engagé la mise en œuvre d'un système d'information commun à l'ensemble de la filière qui permettra aux différents acteurs du système de distribution une meilleure gestion des flux logistiques. Ce système doit notamment permettre pour les diffuseurs la mise en œuvre de deux mesures capitales que sont le plafonnement (gestion des quantités maximales livrées) et l'assortiment (choix d'une partie des titres présentés en fonction du potentiel de vente de chaque diffuseur). L'État participe activement au financement de ce projet via le Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP) à hauteur de 4,4 M€.

Par ailleurs, la messagerie Presstalis a également connu, au cours des dernières années, de graves difficultés économiques qui ont rendu nécessaire une restructuration de  son activité. De ce fait la gestion des flux logistiques par l'opérateur Presstalis rencontre des difficultés. Situés en aval, les diffuseurs de presse subissent les aléas liés à la réorganisation de l'activité. Le  ministère de la culture et de la communication est pleinement conscient de cette situation, et demande à la messagerie Presstalis d'améliorer la qualité de service des approvisionnements en titres de presse, notamment en région parisienne.

Il faut également indiquer que l'article1464 L du code général des impôts créé par l'article 25 de la loi no 2013-1279 du 29 décembre 2013 de finances rectificative pour 2013 a pour objet d'offrir la possibilité aux collectivités territoriales d'exonérer totalement les diffuseurs de presse de contribution économique territoriale (de cotisation foncière des entreprises et de leur part de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises). Cette possibilité constitue, pour les collectivités territoriales, un outil puissant pour favoriser la création et le maintien des diffuseurs spécialistes dans leurs territoires.

Enfin, l'élargissement aux diffuseurs de presse de l'activité du Fonds d'avances remboursables aux entreprises de presse (FAREP), géré par l'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC), est désormais effectif. Créé en avril 2012, le FAREP est destiné depuis l'origine au financement de la création et de la reprise des entreprises de presse écrite, quotidienne ou assimilée d'information politique et générale (IPG). Le fonds a désormais également vocation à contribuer au maintien d'un maillage fort du réseau de distribution de la presse écrite au numéro, en accompagnant les opérations de création et de reprise des diffuseurs de presse, à travers l'octroi d'un prêt ou en tant que garant auprès d'un établissement bancaire


Le ministère droit dans ses bottes fait naturellement confiance aux acteurs de la filière.

Il ne doit pas savoir que sur Paris la ville de Paris n'a jamais répondu à la sollicitation  en 2015 d'un collectif de marchands qui souhaitaient bénéficier de l'exonération de taxes.

Que c'est beau de vouloir aider ceux qui veulent faire ce métier sans aider ceux qui ont du mal à le faire.

Que c'est beau de reconnaître implicitement les dysfonctionnements de Presstalis. Cela va faire plaisir à nos amis kiosquiers et ensuite... on fait quoi ?

Que c'est triste que le ministère ne soit même pas au courant que beaucoup de points de vente vont perdre de la rémunération avec les nouveaux critères en 2017.  il y parle de simplification  quand nous y voyons surtout ... pas grande chose de plus.

Navrant également que le ministère ne déplore pas le retard pris dans la mise en œuvre du nouveau SI, lui qui a pourtant dépensé plus de 4 millions d'Euros. Pour info l’État à donné plus pour la nouvelle informatique que l'aide qu'il donne aux diffuseurs.

En fait le discours de tous est toujours le même: ne pas toucher aux fragiles équilibres de la filière.

Dernière modification le jeudi 21 Avril 2016 à 15:29:37

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Ils en sont pitoyables et trouvent même étonnant que les Citoyens souhaitent une politique différente...D'ailleurs déjà récupéré par certains aux dents longues qui veulent faire de la politique autrement !

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Objectif fixé à la ministre : pas de vagues à l'approche de l'élection présidentielle.
Ils savent tout mais ne feront rien immédiatement.
Quant à leur action future elle reste aléatoire.
Leur monde n'est pas le nôtre et cet immobilisme permanent convient tout à fait aux profiteurs de tous ordres.
Cela ne signifie pas pour autant qu'ils ne feront rien plus tard.
Leurs actions sont de fond. (reprise en mains du contrôle de la tarification des messageries, augmentation des tarifs de la Poste).
Communication = 0
Adéquation à l'urgence = 0
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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" Ces mots là, ça parait trop simple
Mais ils sont vrais ...
 
Oui, c´est la même chanson
Mais la différence c´est que 10 000 diffuseurs ne sont plus là
Oui, c´est la même chanson
Mais la différence c´est que l 'Etat ne l´entends pas

Je suis vraiment fou d´écouter cette chanson
Et de pleurer tout seul comme un idiot
Mais elle me poursuit inlassablement
Me rappelant le temps où tout me semblait beau
........ 
Mais ça c´était hier "

Claude François 1971.



2008, Les Etats Généraux de la presse.
8 ans plus tard, nous sommes perdus.

Merci Nicolas, Fréderic, François, Aurèlie, Fleur, et Audrey
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Enfin un constat amer mais évident , que de temps perdu, de réunions stériles , d'argent dépensé pour rien pour se faire remplacer, et se faire mener en bateau ? Ils ne font pas de vagues avant les élections et après , ils sont d'une lourdeur et d'une lenteur à bien vouloir comprendre , les pauvres marchands de journaux ! Ils sont tout à fait conscients et avec nous , ils vont étudier les problèmes de la filière à coup de rapports qui vont coûter des centaines de milliers d'euros , pour faire fonctionner le business des amis , ensuite rien ne se passe , l'on recommence avec une autre équipe de ministres ou un autre gouvernement ? Chaque fois les nouveaux ne connaissent pas les dossiers ? Toute cette mascarade est volontaire , ils ne veulent rien changer en ce qui concerne les marchands , nous sommes trop rentables , ils protégent les éditeurs et les messageries depuis toujours , alors arrêtons de rêver . Si ceux qui travaillent dans la presse depuis plusieurs dizaines d'années , pourront faire le même constat que moi , rien n'a jamais été amélioré, tout cette filière ne s'est que dégradée ! Alors aide toi et le ciel t'aidera ! Nous savons et nous avons pu constater que les secteurs qui se sont bougés , qui ont bloqué , paralysé , la France ont été entendu , nous ou nous ne sommes pas encore assez pauvres ou bien nous sommes comme eux un peu lents ?

Dernière modification le jeudi 21 Avril 2016 à 23:45:12

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Vous avez raison Neltod c'est peut-être une invitation à faire bouger les kiosquiers et marchands de presse.

Soit le réseau bouge, soit ils feront quelques réformettes après les élections pour nous remercier d'avoir patienté ....  (c'est ce que nous faisons depuis des années et des années. )
Mais pour cela il faut qu'ils soient encore au pouvoir.  

Il serait intéressant de savoir quelles suites le député de l'Ain Damien Abad souhaite donner aux explications du Ministère. A t-il informé l'AADP de cette réponse ?

Dernière modification le vendredi 22 Avril 2016 à 09:04:31

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Je ne pourrais pas vous dire , si ce député a informé l'Aadp , mais je suis septique quand à l'implication de des politiques sur ce sujet sensible de la presse , nous en avons rencontré déjà depuis plus de 3 ans ainsi que ministres , chargés du commerce de l'industrie à la mairie de Paris , nous en sommes toujours au même point , il n'y a pas de dialogue , pas de négociations , nous savons juste qu'ils décident tout pour tous ! Nous n'avons même pas d'informations précises pour l'après nomination du futur délegataire ou concessionnaire ? Sauf que nous aurons un parc rénové , quel bonheur ! A trois euros de l'heure cela nous touche ?

Dernière modification le samedi 23 Avril 2016 à 00:23:58

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Les politiques ne donnent jamais de réponse d'eux-mêmes.
Il faut les solliciter pour les obtenir.
Ils sont débordés les pauvres.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Le ministère se dit sensible aux difficultés des diffuseurs de presse.

Nous pourrions vérifier son attachement au réseau en lui demandant de jouer pleinement son rôle au Csmp.

D'un coté nous avons un système informatique qui devait améliorer les conditions de travail des diffuseurs (nouvelle facturation,  paiement des surcommissions au fil de l'eau, etc)   qui ne sera pas mis en service dans les temps. De l'autre nous avons des marchands non informatisés par choix ou pour des raisons économiques qu'ont oblige à s'équiper sous peine de perdre de la rémunération.

Ne serait-il pas juste de différer la mise en place des nouvelles conditions de rémunérations pour les marchands non informatisés puisqu'ils ne pourront pas dans l'immédiat bénéficier des avantages du "nouveau SI".

 

Dernière modification le samedi 23 Avril 2016 à 10:44:46

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Sous peine de perdre de la rémunération ou sous peine de ne pas augmenter et de combien celle que nous avons déjà ? Parce que nous avons déjà été diminué de notre commission en 1994 de 5% d'un seul coup , je vous rappelle que nous avions 25 % avant , quand la presse se vendait mieux ? Que Hachette était déjà à 30% , qu'ils ont gardé eux ce taux ? Ils n'ont honte de rien ?

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Le député  Abad réside dans l'Ain avec une permanence parlementaire à Ambérieu-en-Bugey comme..
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Qui a déjà rencontré ce député ? Qu'a t'il a apporté au sors des marchands de journaux ? Ou lui aussi ne peut rien faire , il y a les élections ?

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Ils ont tellement de boulot au Ministère qu'ils en sont amené à faire du copié-collé dans leurs réponses aux élus de la Nation.

Le ministère de la culture et de la communication est très sensible aux difficultés économiques et sociales rencontrées par les diffuseurs de  presse, une profession indispensable à la liberté d'expression, à la circulation des idées et à la vitalité du débat démocratique du pays.
L'État soutient les près de 27 000 diffuseurs qui œuvrent quotidiennement sur le territoire national, et a conscience des défis majeurs qui se présentent face à eux à l'heure où évoluent les habitudes de consommation et se développe l'offre numérique de l'information. Un dispositif de soutien à la profession, dont l'origine remonte à 2004, accompagne les exploitants dans l'effort de modernisation et d'informatisation de leur activité


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 http://www.senat.fr/questions/base/2014/qSEQ140110118.html

 Le ministère de la culture et de la communication sera particulièrement attentif à ses préconisations s'agissant des diffuseurs de presse
 
 Le ministère de la culture et de la communication sera attentif à l'application de cette réforme destinée à une profession fragilisée. Il veillera tout particulièrement à la progression effective de la rémunération des diffuseurs spécialisés, qui sont le véritable pilier de proximité de la distribution de la presse

Heureusement qu'ils sont attentifs !
Depuis, ~ 2000 marchands ont disparu, beaucoup d' ex Q1 sont passés à la trappe ou  se sont endettés pour s'informatiser sans aucune garantie de retour sur investissement, d'autres marchands diminuent la longueur de leur linéaires pour les remplacer par des produits à marge.

Ah les politiques !
Si vous n'avez besoin de rien allez les voir, lls vous soutiendront
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Malheureusement la réalité est celle ci ! Autre phrase très connue de Coluche qui dit à peu près dans ces termes : Dites nous de quoi avez vous besoin , nous vous dirons comment vous en passer ! Ils ne font rien pour nous , parce qu'ils le savent , nous avons toujours été divisé , nous n'avons presque jamais mordu , nous n'avons presque jamais déstabilisé la distribution , nous n'avons jamais fait craindre la filière pour nos revendications ? Nous aboyons mais nous tournons en ronds !!!!

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