ASSOCIATION POUR L'AVENIR DES DIFFUSEURS DE PRESSE

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A l'intention des éditeurs qui nous lisent

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Mesdames, Messieurs, si vous lisez ces lignes c'est que vous êtes bien conscients que quelque chose ne va pas. Vous souhaitez savoir ce que les marchands de presse disent et pensent ? Nous allons répondre à vos interrogations.

Quelle est la situation ? Elle est plus dure pour vous éditeurs que par le passé. Pour nous, vous savez déjà que les points de vente qui ferment sont nombreux. Mais, à vrai dire, vous ne savez ni réellement combien, ni même pourquoi. Vous en mesurez toutefois les effets sur vos ventes alors vous vous demandez ce qui se passe.

D'abord des chiffres que vous devez connaître : 
Sur 25.000 points de vente 18.800 sont des marchands traditionnels.
Les autres sont des Relay, des rayons de grandes surfaces (appelés rayons intégrés) et des kiosques. Tous ne sont pas logés à la même enseigne. Les Relay sont rémunérés au moins 50% de plus que les autres pour faire le même travail. Vous avouerez que c'est une injustice difficile à avaler qui prive de possibilités de faire évoluer la rémunération des autres points de vente. C'est d'autant plus déplacé que ces Relay réduisent leur linéaire presse.
Pour les 18800 marchands traditionnel, 9296 (soit 49.4%) perçoivent moins de 3500 € annuels de commissions sur la vente de presse. Autant dire qu'ils n'attendent pas après cela pour vivre et que cela ne constitue qu'une activité très annexe pour eux.
4140 de ces marchands (22%) perçoivent une commission annuelle comprise entre 3501 et 7000 €. Ceux-là non plus ne peuvent en vivre et attacher une importance à vos produits.
Cela fait déjà 71.4% !
Rajoutez encore 2046 points de vente (10.9%) qui gagnent entre 7501 et 11000€ par an avec la presse et vous aurez compris que 82.3% des points de vente ne vivent pas de la vente de vos produits.
Pour la majorité des points de vente la presse n'est qu'une activité annexe.

Le nombre de fermetures de magasins est bien supérieur à celui qui est annoncé officiellement.
D'une part le CSMP n'a pas intérêt à montrer les effets négatifs de ses actions, d'autre part il ne dispose pas d'informations justes car les messageries n'ont pas intérêt à déclarer des fermetures. Elles conservent ainsi dans leur comptes pendant au moins 6 mois après la fermeture les magasins ayant cessé leur activité. La justification donnée est la volonté de garder une possibilité de recouvrement. La réalité est que les messageries sont rémunérées selon le nombre de points de vente en activité. Ainsi donc, quand le CSMP annonce un nombre de 1000 fermetures par an il divise la réalité par 2. Ce sont en effet 2000 magasins qui cessent l'activité dont seulement 1600 sont déclarés et compensés partiellement par 600 ouvertures dont une part importante repose sur les rayons intégrés de la grande distribution.
Vous serez bientôt les fournisseurs de la grande distribution. Nul doute qu'elle ne dérogera pas au référencement qui exclura la majorité de vos produits. Le projet "supérettes" soutenu par le CSMP (sur la demande des principaux groupes d'éditions qui voient là le moyen d'écarte la concurrence) en est la démonstration. Vote en AG du CSMP  le 1er juin prochain.

Ceci dit, pourquoi ces fermetures se sont elles accélérées ?
Si vos marges se réduisent celles des marchands, encore plus faibles, sont devenues négatives. Les plus fragiles ont déposé le bilan et les plus indépendants ont préféré se reporter sur d'autres activités plus rémunératrices devant l'accumulation des difficultés :
- manque de rentabilité chronique
- service totalement déficient et irrespectueux (Logisticiens, CSMP)
- hausse des charges et notamment des loyers
- baisse de la fréquentation
- absence d'interlocuteurs

Alors voilà, le cadre est maintenant posé. La situation catastrophique des marchands rejaillit sur les ventes et vos résultats. Il est plus que temps de réagir.
Car tout n'est pas perdu, loin de là, si nous reprenons ensemble les choses en mains.

Pour cela il nous faut analyser sereinement, et sans parti pris, les causes de cette situation.
Ce n'est pas une chose que peuvent faire ceux qui dirigent la filière car cela remettrait en cause les décisions et les orientations qu'ils ont prises. Ils ne vont tout de même pas se culpabiliser tous seuls. Aidons-les donc à faire cette analyse.
Certes, la baisse des ventes est le révélateur de la situation mais elle ne constitue pas la source.
La Loi de 1947, (Loi Bichet) aurait dû, depuis longtemps, être modifiée pour rester adaptée à l'évolution de l'environnement de la presse. Elle ne l'a pas été. Les marchands en étaient les grands exclus car à l'époque, il n'existait pas d'autre moyen de commercialiser les produits. Les éditeurs se voyaient confier tous les pouvoirs pour diriger leur filière. Cela manquait déjà de contrôle mais on pouvait espérer que l'intérêt commun prendrait le pas sur l'intérêt privé. Cela n'a naturellement pas été le cas et, au fil du temps, la majorité des éditeurs, de taille médiane ou petite, concentrée sur son activité d'édition, a délégué le pouvoir de gestion de la filière aux grands groupes d'édition qui disposaient de plus de temps et de moyens. Naturellement, trustant les places institutionnelles, ces grands groupes ont orienté les décisions dans leur sens au détriment de l'intérêt collectif, leur rôle n'étant pas de veiller aux intérêts de la communauté mais aux leurs. Les MLP ont été contraintes de mettre à jour les remises arrières consenties à ces grands groupes, en infraction avec les barèmes, pour ne pas disparaître. Elles ont ainsi mis en évidence les limites de ce système.

Alors qu'est-il possible de faire maintenant ?
D'abord, l'urgence est de redistribuer les pouvoirs de gestion de la filière.
Chacune des deux corporations (éditeurs et marchands) doit être correctement représentée au sein des instances au lieu des adoubements actuels.
Ces deux corporations ainsi correctement représentées doivent s'associer, au sein d'une commission paritaire agissant sous le contrôle et l'arbitrage de l'Etat, pour gérer la filière, en s'appuyant sur l'avis des messageries pour les notions de faisabilité.
En ces temps de vaches maigres il est nécessaire de raccourcir le circuit de l'information afin d'améliorer le traitement des dysfonctionnements que l'on ne peut plus se permettre.
Le rôle des messageries et des dépositaires doit être reconsidéré.
La filière est doublement pénalisée par le montage actuel  éditeurs/messageries/dépositaires/marchands) qui correspond plus au cheminement physique des produits qu'à l'activité commerciale. Les éditeurs et les marchands doivent vivre de la vente des produits. Les messageries et les dépositaires vivent des volumes traités. L'empilage de mandats aux intérêts divergents (vente/volume) n'est pas favorable au développement commercial.
Il nuit également à la qualité et la rapidité de l'information. Il faut donc remplacer le système actuel par un autre, beaucoup plus simple qui repose sur un lien commercial contractuel direct entre l'éditeur et le marchand et la sous-traitance par l'éditeur de la logistique aux messageries.
L'intérêt commun pour les ventes dynamisera l'action commerciale qui ne sera plus entravée par des intérêts logistiques.
Il est également souhaitable d'imposer une qualité de service aux logisticiens comme l'ont fait tous les autres secteurs d'activité avec leurs sous-traitants (aéronautique, automobile, alimentaire,etc.)
La mise en place de la certification qualité ISO de la logistique mettra un terme aux trop nombreux dysfonctionnements que vous et nous, faisons les frais tous les jours. Des économies très importantes peuvent en être retirées (50M€/an). Cela assurera aussi la transparence et accélérera le traitement des flux. 


Notre salut commun repose sur la prise en compte pour chacun des problèmes rencontrés par les autres. Seul l'intérêt commun peut assurer notre avenir. Pour cela il nous faut échanger et débattre pour nous comprendre. Il est nécessaire que cette communication soit directe, sans intermédiaire perturbateur par les retards qu'il occasionne ou la déformation de la réalité qu'il opère pour sauvegarder ses intérêts propres.

Ensemble nos pouvons redonner un avenir à nos métiers.
Vous le voyez, rien d'agressif là-dedans.
Rien que du bon sens.

L'AADP se tient à votre disposition pour échanger sur ces sujets de fond.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Rien que du bon sens ! Mais comment obtient on que les dirigeants de cette filière se ravisent à une t'elle orientation ? Qui peut bien leur imposer le bon sens ? si ce ne sont que les marchands eux mêmes , nous ne pouvons rien attendre de la filière éditeurs , rien d'un syndicat maison de la première heure qui nous représente tous ? ils ne reste donc que la mobilisation des autres ?

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En les rencontrant, ce que nous faisons actuellement.
Et il ne s'agit pas d'imposer le bon sens mais simplement de communiquer ensemble pour que chacun dispose des éléments nécessaires à la réflexion.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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jhelas trop de differences d interets       internet c est le meme genre de merde

apres c est democratie en danger ce que l on constate tout les jours

la paix est inestimable tout comme la liberté   mais trop de gens ne le supporte pas 

car il faut de l educaztion et de la culture pour une vraie société

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la maison de la presse de moulins vient de fermer faute de rentabilité

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Bonjour,
Ces chiffres sont effectivement choquants, je m'en étais déjà fait la réflexion en lisant la Tribune de la Presse ou les clés de la Presse qui régulièrement indiquent vos commissions quand ils font un focus sur un point de vente. Quand j'imaginais votre temps de travail et vos com, le ratio me paraissait impossible.
J'ai une question toute bête : pourquoi pas juste un système informatique où les éditeurs définiraient les quantités à vous livrer et vous qui les ajusteriez ? Pensez-vous que vous auriez le temps de répondre aux éditeurs et ainsi d'ajuster ensemble selon la réalité de votre marché ? Et pour les marchands qui ne souhaiteraient pas (par manque de temps) communiquer avec l'éditeur, ils pourraient confier cette mission à leur dépôt comme c'est le cas actuellement. A notre petite échelle, nous travaillons de + en + souvent en direct avec des marchands de presse qui ont pris l'habitude pour certains de nous appeler.
Après effectivement il faut que les dépôts et plateformes assurent un service de qualité avec une livraison le jour prévu, car de ce côté, c'est la cata tout au moins pour les publications mensuelles et +. Je ne vois qu'un souci dans cette idée de mon côté éditeur, je crains que des marchands ne veuillent peut-être pas des nouveautés, que certains refusent de tester l'arrivée de tel magazine (existant depuis de nombreuses années) dans leurs rangs car ils en ont déjà beaucoup.

C'est comme tout, vu de l'extérieur, ça semble simple et facile. Mais nous dépendons aussi de la culture de notre métier. Et elle n'est pas en faveur des magasins.
L'origine de ce métier remonte à la reconstruction de l'après guerre. La création des messageries a permis à l'époque de relancer l'édition et de favoriser la distribution. Avec le souci d'égalité entre éditeurs. Mais le sort des magasins n'était vraiment pas un sujet.
Editeurs et messageries pilotaient les systèmes logistiques et d'informations, arbitraient les flux financiers. Les commissions proposées au réseau naissant n'étaient pas le point principal, l'activité partait de quasiment 0, donc la croissance était forte.
Le réseau n'avait pas à s'impliquer dans un quelconque choix, "tout était géré" en amont, et c'était ça aussi peut être la raison pour laquelle il était peu payé. De plus le réseau était déja multi-activités, en tout cas pas exclusif à part des Relais H, propriété des opérateurs de l'époque qui étaient plus payés...comme par hasard.
Avec ce que vous proposez, imaginez que chaque diffuseur modifie vos préconisations. Le dépôt a son mot à dire, en devant tout livrer, comme l'usage lui impose. Ca se fait à la marge, mais ça devient vite ingérable.
Je ne suis pas sûr que le réseau refuse les nouveautés. L'offre se renouvelle, c'est normal d'en proposer, sinon, c'est le diffuseur qui n'a rien compris.
Si certains diffuseurs le font, c'est dû à de nombreuses mauvaises expériences de quantités invendables. Oserais-je parler d'abus d'éditeurs qui chargent pour des motifs autres que pour la vente au numéro ?

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Et si les éditeurs imposaient aux messageries de faire le travail ? Elles le faisaient bien avant ? Aujourd'hui elles affirment ne plus pouvoir faire les réglages , les mises en services ( plus de 2 mois pour obtenir des titres , total nous perdons des clients ) que les éditeurs ont repris la gestion des quantités servies ? Nous nous pensons que lorsque les éditeurs donneront à nouveau de l'importance à la vente aux numéros , je parle des gros éditeurs , que l'intérêt à la vente redevienne commun , nos réglages se feront comme par enchantement . Tant qu'ils donneront de l'intérêt qu'à la vente d'espaces publicitaires et des aides de l'Etat , nous subirons la destruction de nos points de vente et des stocks jamais diminués , parce qu'il faut des locaux pour stocker la pub , les messageries n'ayant plus de centres pour garder les tirages , ils sont chez nous . Tout cela c'est de l'hypocrisie, tout le monde dans cette filière le sait , mais personne ne désire réorienter l'intérêt à la vente , le numérique c'est l'avenir aussi ? Et nous , nous ne décidons rien , nous subissons !

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Votre suggestion part d’un bon sentiment et, si chacun de vos confrères était dans le même état d’esprit, pourrait constituer une avancée significative dans la résolution des problèmes d’encombrement et de travail inutile. Ce n’est malheureusement pas le cas.

Il est nécessaire de retrouver une convergence d’intérêts entre tous les acteurs de la filière (et non de quelques-uns de bonne volonté) pour
que celle-ci fonctionne à nouveau.
Entre éditeurs et marchands naturellement mais égalemententre éditeurs.
Il est impossible de traiter, à la marge, les problèmes, uniquement avec
quelques éditeurs dont les intérêts sont proches des nôtres. Il est impératif
que ces éditeurs se saisissent de la gestion de la filière et imposent leurs
valeurs : la vente de contenu doit primer sur la vente d’espaces publicitaires
pour que la vente soit le seul objectif, la distribution redevenant secondaire.
C’est également à cette seule condition que les logisticiensintermédiaires redeviendront ce qu’ils auraient toujours dû rester, comme c’est
le cas dans tous les autres secteurs d’activité, librairie comprise : des
sous-traitants rémunérés sur la qualité de leur prestation et non sur les
volumes. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Neltod,

Il faut savoir que les gros éditeurs font les plus grosses ventes. Quand un titre ne marche pas, ils s'en séparent. Ce que ne peut pas faire facilement un petit éditeur, c'est souvent chez eux que les taux d'invendus sont les plus forts (sauf R.Laffont, gros éditeur pollueur).
Il n'y a pas de centres pour stocker des titres avant leur mise en vente : ça n'existe pas...
Comme vous le dites, les titres sont faits pour être mis en vente le plus vite possible, donc en magasin.

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Je parle des dépôts que possédait Presstalis, avant les restructurations c'est à dire les annexes , où lorsque que la vente aux numéros était encore une valeur , les annexes gardaient un % des tirages et nous pouvions faire du réassort, qui aujourd'hui en obtient ? Ils n'ont même pas mis en place du déplacement de papier à la place éventuellement, donc maintenant c'est pire , certains font toujours plus d'invendus pendant que d'autres en manquent ? Moi je reçois ex 80 express pour n'en vendre qu'une vingtaine ? Où est le réglage ? Pour d'autres titres tels que les magazines étrangers , les quantités ne sont pas adaptées ,pourquoi des marchands n'en reçoivent pas du tout , et d'autres font 80 à 90 % d'invendus sur la plupart des titres ? S'ils adaptaient les vrais réglages en fonction des ventes , ils devraient garder des quantités en stock , hors où peuvent ils les conserver , s'ils pouvaient le faire , la publicité ne vaudrait plus un clou , compte tenu de nos ventes , les annonceurs payent que si c'est distribué sur le réseau , à moins que je ne me trompe ?

Les dépôts gardaient parfois de petites quantités, appelées un talon.
Pas uniquement les dépôts Presstalis. C'était sensé alimenter les réassorts SARRA.
Que les réglages et réassorts soient toujours aussi mal faits, c'est pas nouveau.

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Ce n'est que lorsque les ventes ont baissé que les éditeurs importants ont été confrontés à un problème de volumétrie réduite inconcevable. Depuis il faut coûte que coûte que les volumes produits augmentent. Le CSMP a été amené à modifier le taux moyen d'invendus acceptable pour permettre cette évolution néfaste. Il faut revenir en arrière et redonner la priorité aux ventes. 
Les réglages c'est de la poudre aux yeux.
Tout le monde est capable de voir la décorrélation de plus en plus importante de la production aux ventes. C'est de la cavalerie entretenue sur le dos de l'Etat et des marchands.
Il faut revenir à la logique : on ne produit que ce que l'on est capable de vendre, à une marge réduite près.
Que l'on ne nous dise pas que c'est impossible.
s'il est effectivement impossible de prévoir avec 100 % de fiabilité, il est tout à fait possible de prévoir avec 80% de fiabilité pour les gros titres et 50% pour les petits. Et il est tout aussi possible de réimprimer si c'est utile. Pourquoi imprimer au cas où ? Cela ne se justifie que parce qu'il n'y a pas de risque (prépayé par la publicité ou, défrayé par les aides de l'Etat).
Le système doit fonctionner en sens inverse et, au lieu de générer des invendus, tendre à réduire le travail improductif et coûteux.
Et ce n'est pas difficile, si on le veut.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

En faisant preuve d'un peu d'empathie avec les éditeurs, on comprend un peu mieux. Ca ne justifie pas tout, mais...
Pour les éditeurs, il y a au moins deux ventes.
La vente au numéro, et celle d'espace publicitaire dans la revue.
Celle-ci n'est pas à négliger car dans certains cas, elle procure plus de revenu que les ventes de la publication.
Normal ou pas, c'est légal. Ce qui est incohérent, c'est de ne pas avoir le choix de son offre, comme pour tout autre commerçant.

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Peut être mais que faire de la loi Bichet qui nous oblige à ne pas discriminer les titres ? Si l'on choisit les editeurs avec lesquels nous voulons travailler , les petits éditeurs disparaîtrons . Il est plus facile et acceptable pour tous que les éditeurs à faire de vrais dépôts dans nos points vente et que nous soyons payés après la vente ? Afin que qu'il n'y est plus aucun doute sur nos gestions, d'avancer ou pas de l'argent pour les messageries ou éditeurs .

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Neltod, il n'y a aucun doute sur la question de la trésorerie; c'est là-dessus que fonctionne le système et c'est pour cela qu'il est à bout de souffle. Si les marchands ne peuvent plus avancer les intermédiaires ne peuvent plus se financer pour satisfaire les besoins des éditeurs dirigeants.
La situation est que les marchands ont soit fui la filière comme 123456 et bien d'autres, soit vivent de plus en plus mal la nécessité de subvenir aux besoins de la presse à l'aide des marges dégagées par les autres activités.
Devant cette situation les éditeurs dirigeants sont à la recherche de nouveaux points de vente pour pouvoir continuer leur cavalerie. d'où leur volonté de mettre la presse dans les supérettes, à n'importe quelle condition ou presque.
Ca a d'abord été la panique au niveau du financement de Presstalis (2011/2012), patate chaude laissée par le Président Sarkozy aux socialistes qui avaient moins de huit jours après leur élection pour résoudre le problème.
Maintenant ça c'est reporté au plus près de la source : les marchands.
La porte de sortie du numérique s'est avérée irréelle.
Il faut trouver de nouvelles solutions.
Il n'en existe pas d'autre que de remettre à plat un système à bout mais c'est priver certains groupes puissants de ressorts sur lesquels ils comptaient alors il faut y aller doucement ...
Sauf si le nouveau gouvernement s'affranchit de la tutelle historique.
A suivre.
C'est la panique.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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