ASSOCIATION POUR L'AVENIR DES DIFFUSEURS DE PRESSE

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Le crash programmé du système coopératif de la filière presse.

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Nous sommes désormais dans un avion piloté par un as de la vente d’abonnements.
Dommage que notre aéronef soit destiné à la vente au numéro en magasin.
Ca nous a donné l'idée de faire un peu d'humour.

Avec la tour de contrôle cela donne à peu près ceci :
- Allo, la Tour ?
- Ici la Tour, je vous écoute
- crrrr… grrrr…… Je vous reçois mal. Nous sommes trop chargés. Je vais être obligé de lâcher du lest. Grrrr….crrrrr…
- Vous ne pouvez pas faire çà. Avec tout le carburant qu'on vous a donné ...
- ...crrrr.....crrrr.....

Pendant ce temps, à l’intérieur de l’appareil, avec les passagers :

-       Mesdames, Messieurs, c’est votre nouveau commandant de bord qui vous parle. Nous traversons une zone de dépression mais tout est sous contrôle. Ne vous occupez de rien. Soyez tranquilles nous reprenons les commandes de l’appareil.

Un peu plus tard :

-       Mesdames et Messieurs, c’est votre commandant de bord qui vous parle. La situation est maintenant totalement maîtrisée mais nous allons devoir revoir notre destination car nous subissons une perte de pression. La grande distribution est en vue. Nous allons tenter d’y atterrir
par tous les moyens.
Les places à l’avant de l’appareil occupées par les plus importants éditeurs sont munies de masques à oxygène et de ceintures de sécurité.
Celles du milieu actuellement occupées par les autres éditeurs sont équipées de quelques parachutes et celles de l’arrière par les dépositaires et les marchands, de sièges éjectables. Veuillez ne pas vous opposer à l’ouverture des portes s’il vous plaît. Il en va de notre sécurité à tous.

-       Nous demandons également à la pluralité et au respect des valeurs républicaines de ne pas encombrer le passage s’il vous plaît.

Pendant ce temps, rêveur, le nouveau commandant de bord se souvient avec un léger sourire de sa nomination et de l’établissement de son plan de vol avec quelques confrères dans la salle de briefing.
-       Messieurs, aujourd’hui l’objectif est clair : l’abonnement et la grande distribution doivent prendre la place de la vente au numéro et des magasins traditionnels. On en profite pour débarquer nos concurrents. Cette mission doit être confiée à un homme en qui nous pouvons avoir toute confiance car c’est un expert en la matière.

-       Et si la Tour réagit au détournement, au fond ?

-       Cela n’arrivera pas. Elle serait taxée d’ingérence et aucun aiguilleur ne prendra ce risque de mettre un terme prématuré à sa carrière. Tout au juste quelques contrôleurs risquent-ils de se manifester mais nous passerons outre, quitte à négocier un peu avec eux, après. De plus, nous faisons l'opération pendant l'été, comme ça tout le monde pourra dire que c'était pendant les vacances.

-       Alors on trinque ?
 
Finalement, nous sommes tous d’accords : on trinque !
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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C'est un vol au dessus d'un lit de cocus !

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C'est l'accompagnement de la fin programmée d'une filière , que personne n'a voulu ou vu voir , les messageries le CSMP le ministère de la culture , tous le savent mais en attendant , nous accompagnerons les Éditeurs jusqu'à ce qu'ils décident le contraire , lorsque les nouvelles générations ne s'informeront que par le net , lorsque cette équilibre sera atteint , ils n'hésiterons pas à faire couler les points de vente traditionnels

Faut-il vraiment noircir le tableau ?
Certes, la plupart d'entre nous avons racheté un fonds de commerce, dont la presse est souvent le moteur. Sans moteur, c'est plus difficile...
Mais ce déclin de la presse écrite se fait déja bien sentir depuis qq années. On est sensés l'avoir admis, parfois anticipé.
On n'est pas nés marchand de journaux. Tout évolue, rien n'est figé.
On doit bien tous se poser la question sur la manière d'exploiter son fonds plus rationnellement. Avec ou sans la presse.
Bref, de sauver sa valeur, sous peine de perdre beaucoup plus.
Pas facile, mais toujours plus utile que de se voler la face.
Le sort des messageries...on s'en tape.

Pardon : voiler la face, pas voler.

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Je ne crois pas que l'on soit "censé" l'admettre.
Cela n'a rien de censé.
C'est une gestion inepte et partiale, voire malhonnête, qui conduit à cette situation.
Que les petits éditeurs ne s'en soient pas préoccupé est compréhensible.
Que les majors se soient emparés du pouvoir et gèrent leur intérêt s'entend.
Qu'ils le fassent sans être contraints de tenir compte des conséquences qu'ils occasionnent n'est pas acceptable.
Cela ne tombe pas sous le sens.
Ensuite, que les gouvernements anticipent, c'est leur devoir.
Mais qu'ils obèrent l'existant c'est aussi leur responsabilité.
Surtout qu'avec la disparition des points de vente de presse c'est également la perte de valeurs fondamentales.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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rien n'a changé avec l'accord des VENDUS de l'UNDP 
le troupeau des marchands de presse a saigner diminue , il est donc logique de trouver d'autres bêtes .ce seront les superettes .
la peur doit changer de camp

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