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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Revoir toute l'économie
jl76000

L'économie du point de vente ne saurait concerner les seuls aspects des stratégies promotionnelles des éditeurs, des sur-commissions ou de la facturation des quantités vendues.

C'est l'ensemble de nos rémunérations qui doivent être revues. A commencer par nos commissions de base, jamais réévaluées au cours de ces dernières années malgré l'augmentation incessante de nos charges (loyers, électricité, assurances, charges sociales,...). Tant que le chiffre d'affaires se développait, notre rémunération progressait en valeur, à défaut de progresser en pourcentage. Mais depuis 2005, c'est à dire depuis 7 ans (!), nous ne pouvons qu'observer une baisse continue de nos revenus liés à l'activité de la presse. Quelle entreprise peut survivre en perdant tous les ans l'essentiel de ses revenus. Il est donc urgent de revoir la rémunération des diffuseurs de presse, de manière à nous rapprocher de ce qui se fait à l'étranger et ceci sans aucune contrepartie.

Les aides accordées par le gouvernement n'ont en rien réglé nos difficultés. En fait, avec le recul, il apparaît que, dans cette affaire, l'argent qui nous a été versé dans ce cadre n'est pas resté dans nos points de vente. En assortissant systématiquement le versement de ces aides de contreparties (modernisation, informatisation, formations,...), l'UNDP a surtout obtenu des aides aux marchands de meuble, de matériels informatiques ou au CEFODIP. Mais qu'est il resté de ces sommes pour les diffuseurs ? Rien et souvent moins que rien, puisqu'elles ne couvraient que partiellement les dépenses engagées, ce qui nous a souvent obligé à recourir à l'emprunt. Il suffit de regarder les petites annonces de nos confrères qui ont cessé leur activité pour se rendre compte qu'ils mettent à la vente du mobilier récent et des points de vente qui ont été rénovés mais qui ferment tout de même.

Au cours de ces dernières années les seules aides inconditionnelles obtenues, ont été les versements de 4000 et 1500 euros reçus en 2009 et 2011. Elles l'ont été dans le but de laisser aux éditeurs le temps de se mettre d'accord pour réformer le système et revoir notre mode de rémunération. Or que s'est il passé en dehors du versement de ces subventions ? Rien. Rien qui nous concerne directement et qui nous permette de retrouver un peu d'oxygène.

Dans la mise en place des sur-commissions, une fois encore, il a été décidé une liste de contreparties auxquelles nous avons dû nous plier. On y retrouve les formations triennales, dont on nous dit qu'elles seront prises en charge par l'AGEFICE, sauf qu'en 2012, à partir de mai, cet organisme s'est trouvé dans l'incapacité de rembourser ces formations. Encore un surcoût à la charge de nos boutiques. On y retrouve l'informatisation, à travers l'obligation de scanner nos ventes, sauf que là encore, le budget accordé dans ce cadre, était épuisé mi-2012. De tout cela il ressort qu'au fil du temps les seuls à recevoir des aides assorties de pénalités en cas de non-respect des conditions sont les diffuseurs. Si nous ne réalisons pas les investissements nécessaires ou si nous ne scannons pas correctement nos ventes, ou si nous ne remontons pas nos fichiers informatiques à temps, ou si nous ne réalisons pas le décrochement d'un linéaire sur deux, etc., les sur-commissions ne nous sont pas versées.

Dans le même temps, nous avons vu se dégrader la façon dont les éditeurs et les dépositaires se comportent à notre égard : quantités livrées aléatoires et largement supérieures à nos besoins, maintient dans les linéaires de numéros anciens bien au delà des délais de paiement qui nous sont accordés, ruptures de plus en plus fréquentes sur les titres les plus vendus, plafonnement non respecté,... et pour tout cela, quelles sanctions envers ceux qui ne respectent pas leurs engagements ? Aucune. Dans cette profession, nous sommes les seuls à subir des sanctions financières lorsqu'une des contraintes qui nous sont imposées n'est pas respectée.

C'est donc tout cela qui doit être revu dans le cadre de l'économie des points de vente :
- revalorisation inconditionnelle de la commission de base, pour compenser l'augmentation de nos charges
- révision des délais de paiement accordés, en les recalant sur la durée de présence réelle des publications dans nos linéaires
- respect par les éditeurs des fondamentaux de la profession (un numéro chasse l'autre, arrêt de l'utilisation abusive des S et H, respect des mesures de plafonnement, suppression des titres non vendeurs,...) et compensations financières versées aux points de vente lorsque ces règles ne sont pas respectées
- facturation en fonction des ventes réalisées, qui sont désormais connues grâce à l'informatisation de nos points de vente, si chèrement obtenue

Il est temps de réclamer un rééquilibrage des droits et des devoirs de chacun. Au cours de ces dernières années, seuls nos devoirs ont été accrus, alors que nos droits ont été systématiquement réduits, ou contournés. Dans une relation commerciale normale et apaisée, cela ne peut continuer.

Nos points de vente ont été rénovés, modernisés et informatisés, et malgré cela, il n'y a jamais eu autant de fermetures et de disparition de nos confrères. Il est donc évident que la réponse de la profession et du gouvernement n'a pas été à la hauteur de la situation. Nous n'avons pas besoin des larmes de crocodiles qui accompagnent chaque fermeture, nous avons besoin d'actes, de respect et de moyens financiers.

173 appréciations
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oui jl76000, depuis plus d'un an l'AADP martèle ces messages et aussi l'encadrement des abonnements ...

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Les éditeurs comme les dépositaires font tout pour nous enfoncer un peu plus
Comment fournir la bonne presse au bon endroit, quand on ne connait pas les
points de vente?

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oui JL7600 je suis d'accord avec vous pour les S et H ( surtout les faux H) il faut en diminuer le nombre.

votre document est très interréssant et mérute que vous l'adressiez très rapidement à la DGMIC (avant la réunion sur "Economie du point de vente". plus il y aura de mémo de ce tye plus nos demandes pourront être comprises.


jl76000

C'est entendu Gamma. Je viens d'adresser un mail reprenant ce texte à Mme Faure-Wharton, pour le cas où cela présenterait une quelconque utilité.
hypso

le pb c'est que j'ai peur que tout ces documents aillent directement chez GP.
qui se fera un plaisir de crier victoire si....
maintenant pour discuter il faut des bases alors ...

260 appréciations
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Il faut des remontés du terrain avec des analyse pertinentes pour étayer les propositions des représentants de l'AADP. Cela aussi permet d'acter le fait qu'ils sont en possession d'informations et donc ne peuvent ignorer la situation.

Derni?re modification le 02-04-2013 ? 09:16:49
jl76000

Je suis d'accord avec vous, mais à la réflexion, il me semble préférable que les représentants de l'AADP se munissent de ces "analyses" lors des réunions et qu'ils jugent eux mêmes de l'opportunité de les transmettre à leurs interlocuteurs. Je ne souhaite ni court-circuiter, ni placer nos représentants en porte-à-faux.



Derni?re modification le 02-04-2013 ? 11:24:48

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Quelques reflexions personnelles sur l'economie du point de vente


Impact dur les diffuseurs des stratégies promotionnelles des editeurs:

- offres groupées : majoration de la com
- prix promotionnel : maintien de la com sur le prix normal


Question des commissions complémentaires et facturation en fonction des quantités vendues; Nous abordons là, je présume, les surcom des PQ1 et PQ2. Ce sujet est lié à l?augmentation de nos com que nous revendiquons. Deux situations se présentent

* Les PQ sont maintenus, les délais de paiement sont inadmissibles. Dans ce cas, la dernière surcom accordées devient la référence de la prochaine. Dès à présent, les diffuseurs peuvent exiger que la surcom de S1 de N+1 soit versée sans délai, chaque semaine, sur la base de la surcom S1 de N-1. Ceci est possible, la référence existe.

* Suppression des PQ, option à privilégier, et négociation de
l?augmentation du taux de rémunération :

- Une seule et unique qualification de diffuseur de presse
----- Un réseau de diffuseurs moderne est un réseau efficace
----- Un réseau normalisé
----- Signalisation enseigne presse (plume) à l?extérieur du point de vente
----- Informatisation
----- Amplitude Horaire
----- Minima 4 mètres de linéaire, 550 titres (12 au ml)
----- Presse en vitrine, compte tenu de la surface
----- Une vraie formation à tout nouveau diffuseur


- Taux de commission
----- Pas « prime » ou « surcom »
----- Un taux de base fixe de 22 % pour tous les diffuseurs
----- Un taux variable lié à

------------- la performance commerciale
------------- l' implication commerciale

- Une majoration liée au type de produit presse
------ presse magazine
------ presse magazine avec plus produit
------ autre produit que presse
------ cf. ci-dessous (qualification du produit)
- Qualification du produit presse
------ Il convient de redéfinir le produit presse avec netteté, sans ambigüité (+produit, emballage?)
------ Rémunération adaptée
------ Suppression de toutes les catégories, seulement 2
------------ Presse magazine « simple » à definir
------------ Presse magazine « élaborée » à définir

- Durée de vente :
----- Proportionnalité entre durée de vente et taux de commission

- Les oubliés:
---- suppression de la notion de trop vieux

- Les Abonnements:
----- Ceci sera à l?ordre du jour de la réunion du 11 avril

- Mode de paiement:
----- Facturation en phase avec le crédit des invendus

- Règlements Differes RD:
----- Respectez les accords,8 semaines mais à partir du jour de livraison non pas du jour de mise en vente

---------------- des fermetures pour conges
---------------- pour les saisonniers









Derni?re modification le 02-04-2013 ? 17:25:56
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Et pour les petits points de vente, beaucoup ne sont pas informatisés?

QUID de la GMS ?

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Dany,
S' informatiser, c'est le minimum que tout diffuseur doit faire pour une gestion performante et saine de son point de vente.
Cela a un cout, c'est vrai mais cette proposition est corrolée aux autres(augmentation des coms, facturation, ect...) et les aides ne sont pas exclues.
L'informatisation adaptée, utile, du point de vente est, pour moi, un outil indispensable à la solution d'une majorité de nos difficultés - surcharge des lineaires, rassort, rupture de stock, facturation/credit invendus/ paiement au plus près des ventes, actions promotionnelles ect....

123456,

Tout de go, je dirais la Gms reste aux conditions actuelle,si les creations des rayons integres est maitrisée pourquoi pas lui donner le meme statut.
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

Laisser les mêmes conditions de com. qu'actuellement à la GMS, ça paraît normal comme proposition de diffuseurs.
Mais en cas de remise à plat du système de paiement, surviendra alors le Conseil de la Concurrence qui n'oubliera pas la GMS, représentant plus de 20 % du CA pour moins de 10 % des pts de ventes. Sans compter ce que diront les éditeurs de publications, dépôts, messageries et GMS.
Aborder ce sujet est très délicat et certainement dangereux pour les petits points de vente.
C'est à faire, mais attention aux dégats collatéraux.
Beaucoup de gros diffuseurs sont prêts à laisser des gros taux de com à la GMS, à partir du moment ou eux aussi auraient les taux de com. identiques. Mais si ça se fait, ce sera au détriment de la plus grande partie du réseau.

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Je suis d'accord avec toi pour dire que l'informatisation est indispensable
et que c'est dommage que ça n'ai pas été fait avant le Q1 qui nous a plombé
toute notre trésorerie.
Mais en IDF, il y a énormément de points de vente qui sont en vente et
ne trouvent pas preneur : informatisés ou pas!







Dernière modification le 02-04-2013 à 17:04:36

Derni?re modification le 02-04-2013 ? 17:07:47

142 appréciations
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Les relays on 30 nous devons avoir 30 c'est a eux a sadapter a leur marché et non au marché a s'adapter POUR eux..






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