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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Je remonte un post de "DESCARTES"...

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La prochaine réunion traitera de ce sujet. Quelles propositions souhaitez vous voir défendues ?

Pour méditer :
- les éditeurs raisonnent en terme de rentabilité et ne voient pas l'intérêt de maintenir une contrainte de financement d'un réseau de 27000 points de vente alors que seuls 8 à 16000 d'entre eux assurent 99% de leur CA. C'est la raison pour laquelle ils souhaitent répartir l'attribution des économies en voie de réalisation (par réduction du nombre de dépôt et décroisement des flux) sur un nombre restreint de points de vente. Ils disent que ces économies étant estimées entre 30 et 40 M€, 1% de rémunération supplémentaire pour le réseau entier serait moins intéressant à leurs yeux que 3% sur un tiers du réseau.

- doit on établir un lien entre potentiel de vente local et zone de chalandise et si oui lequel ?
- notion de diffuseur professionnel : faut il exiger un minimum de critères pour exercer la profession et si oui lesquels ?
- points de vente IPG et points de vente généralistes : les besoins des quotidiens sont différents de ceux des autres produits. doit on envisager le création d'un réseau à deux vitesses ?
- autorité de décision pour la création d'un nouveau point de vente : à qui doit on attribuer ce pouvoir de décision et pourquoi ?
- responsabilité d'une zone de chalandise protégée : quels critères de validation pour maintenir cette protection ou ouvrir le territoire protégé à un nouveau concurrent ?

Voilà quelques questions de base mais il en existe bien d'autres. Merci de nous faire connaître très rapidement vos opinions sur ce sujet important.

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Le raisonnement des éditeurs est en contradiction avec leur précédent qui était de multiplier les points de vente dans le but de rendre la presse plus accessible et à portée des clients !
Mais cela devait dater d'avant le besoin de financement de la restructuration de Presstalis et de leur stratégie de développement du numérique et abonnement

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les éditeurs raisonnent en terme de rentabilité et ne voient pas l'intérêt de maintenir une contrainte de financement d'un réseau de 27000 points de vente alors que seuls 8 à 16000 d'entre eux assurent 99% de leur CA.


Des raisonnements stupides j'en ai déja vu un certain nombre mais alors celui là ! Les bras m'en tombent !

Les éditeurs rêvent visiblement d'une clientèle captive et moutonnière qu'ils pourraient aisément asservir à coup d'abonnements. Comme si tous nos clients achetaient toujours, systématiquement et régulièrement, les mêmes journaux. Nous savons tous que l'acte d'achat dans nos magasins est un mélange d'achats réguliers et d'achats d'impulsion. Et même les éditeurs devraient le savoir, sinon à quoi bon se casser la tête à faire des premières pages différentes à chaque nouveau numéro ? Il suffirait d'une page blanche sur laquelle serait inscrite "Femme Actuelle", "Libération" ou "Auto-journal" pour que le client moutonnier et conditionné achète son magazine. En privilégiant les magasins les plus vendeurs, nos éditeurs finiront de scier la branche en déshabituant nos clients, qui sont aussi les leurs, de pousser les portes de nos boutiques, d'y flâner et d'y acheter un titre auquel ils n'auraient pas pensé, simplement parce que le sujet abordé les intéresse ou les concerne.

En dernière analyse, si nous ne parvenons pas à convaincre les éditeurs de revoir leur vision de la capillarité du réseau, je propose de négocier la contrepartie suivante : pour améliorer la trésorerie des points de vente survivants, je demande à ce que ne soient conservés dans nos linéaires que les 20% de titres qui représentent 80% de nos ventes, et ceci en appliquant le même critère que les éditeurs, c'est à dire un classement national des ventes sans tenir compte des particularités locales. Comme cela, ne subsisteront que les gros éditeurs et que quelques dizaines de titres. Après tout, si les éditeurs ne souhaitent pas s'encombrer des points de vente les moins rentables pour eux, pourquoi irions nous nous encombrer des éditeurs les moins rentables pour nous ? Nous serons ainsi allés jusqu'au bout de la connerie, et dans quelques années plus aucun lecteur ne trouvera ne viendra chercher ses magazines dans nos points de vente, et nos amis éditeurs n'auront plus qu'à prier pour que leurs campagnes de publicité et leurs abonnements à prix cassés leur assurent à la fois la diffusion et la rentabilité, ce à quoi ils ne sont jamais parvenus jusqu'à présent.

Je vous souhaite bon courage pour cette réunion. Au vu de la qualité des raisonnements qui y sont tenus, je suggère que vous fassiez une bonne provision de Prozac.

Dernière modification le 23-03-2013 à 10:27:33
hypso

le raisonnement des editeurs colle à celui des mlp et au réseau alliance.
à moins que se soit l'inverse.

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Si tel est leur raisonnement, au demeurant suicidaire mais la n'est pas notre propos car seul le devenir des diffuseurs nous préoccupe...
Donc si tel est leur raisonnement, alors qu'ils l'affirment et qu'ils prennent de suite leur responsabilité en mettant en place une structure (pour les diffuseurs interessés et en faisant expressement la demande) de rupture conventionnelle de contrat de diffusion et ceci avec indemnisations !
Certains d'entre nous trouveront le moyen de se retirer ou de recycler son activité... Cela serait bien plus honnête que de faire disparaitre à petit feu nos commerces !
Mais si ils ne prennent pas leurs responsabilité, je rejoins le raisonnement de jl76000

Dernière modification le 23-03-2013 à 14:07:25

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- la valeur du fonds de commerce est fonction du potentiel de vente local dans une zone de chalandise déterminée, d'ou les notions d'emplacement N°1, N°1bis etc.
De là à etablir un lien cela me parait très subjectif, d'ou mon apriori à ne retenir qu'une zone de chalandise (tout comme un agriculteur qui sur une parcelle déterminée rentabilisera plus qu'un autre son exploitation)

- Pas de définition de critères seulement l'obligation d'une formation de base avec un programme plus développé sur le thème de la relation commerciale et les techniques de gestion basées sur la rentablisation d'un produit. Actuellement (en ce qui me concerne, il y a plus de 8ans la formation cefodip était basé sur "la manipulation" uniquement de la presse)

- Pas de réseau à deux vitesse, mais par contre la possibilité au diffuseur d'orienter son choix en fonction de sa zone de chalandise et du potentiel de vente local

- la seule autorité apte à décider de la création de point de vente est et doit rester le CSMP, mais un CSMP avec une parité plus équilibrée entre les différents intervenants de la chaine de distribution (éditeurs, messageries, dépositaires, DIFFUSEURS, syndicats et association, représentant de la collectivité municipale (prévision des lois PLU)

- critères : CSMP selon réponse ci-dessus (d'ou importance d'un représentant de la collectivité locale) + le ou les diffuseurs concernés


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Permettez moi de me faire l'avocat du diable pour vous pousser à réfléchir un peu plus.
Attention de ne pas raisonner comme si tous les points de vente étaient identiques au vôtre. Ce n'est pas le cas.

Si je suis éditeur et que je réalise 99% de mes ventes dans 16.000 points de vente, quel intérêt aurais-je à participer au financement de 27.000 points de vente ?
Les éditeurs sont très différents les uns des autres et leurs besoins ne sont pas identiques. Seul l'intérêt ou l'obligation de passer par les coopératives (messageries) les regroupe.
Les quotidiens ont besoin des 27.000 points de vente, voire plus mais les publications ont elles le même besoin ?

Le choix d'implantation des points de vente n'est il pas un problème purement commercial qui doit être traité entre les deux seuls acteurs commerciaux que sont les diffuseurs et les éditeurs ?
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Il me semble que la question serait plutôt : au nom de quoi les éditeurs doivent ils décider quel point de vente doit vivre et quel point de vente doit mourir ? A quel titre pourraient ils refuser la présence de leur publication dans un magasin ? La force de notre réseau est notamment le maillage du territoire, la proximité de la clientèle, les horaires larges, etc.. Ce réseau doit être un et indivisible sinon c'est la porte ouverte à tous les abus. Lorsque les éditeurs paient pour une campagne radio, sélectionnent-ils les auditeurs qui les écouteront ? Lorsqu'ils réalisent une campagne d'affichage, choisissent-ils les citoyens qui regarderont leurs affiches ?
Nos points de vente sont leur vitrine, il est donc de saine gestion qu'ils fassent en sorte que ces vitrines soient le plus attirantes possibles et donc qu'ils contribuent à la vie et à l'amélioration de nos magasins mais dans la mesure où ce réseau ne leur appartient pas, dans la mesure où ils n'ont pas à en supporter les pertes éventuelles, ils ne sauraient avoir leur mot à dire sur l'expansion ou la réduction de ce réseau. Pas question de laisser les pertes au diffuseur et les profits aux éditeurs.

Si nous ne parlons pas d'une seule voix au nom de tout le réseau, comment peut on espérer le représenter par la suite ?

Les quotidiens ont besoin des 27.000 points de vente, voire plus mais les publications ont elles le même besoin ?


Je pense exactement le contraire. Hormis lors d'évènement exceptionnel, les quotidiens disposent d'une base de lectorat beaucoup plus stable et fidèle que les publications. Celles ci ont besoin de se faire voir pour déclencher des achats d'impulsion. Ou alors les éditeurs qui cherchent à tout prix à être exposés en pleine page ou sur des présentoirs spécifiques se trompent depuis des années. Donc la multiplication des lieux d'exposition de leurs publications est pour eux un atout et non un inconvénient. Il n'y a pas lieu de nous sentir coupable d'être nombreux.

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responsabilité d'une zone de chalandise protégée : quels critères de validation pour maintenir cette protection ou ouvrir le territoire protégé à un nouveau concurrent ?


Pourquoi ne pas utiliser des critères comparables à ceux mis en avant par les Douanes pour accepter ou refuser l'implantation d'une activité de vente de tabac ? A savoir un mix entre éloignement géographique du concurrent le plus proche et nombre d'habitants par point de vente. Auquel, on pourrait ajouter la notion d'activité principale ou secondaire : serait il logique qu'un magasin dont l'activité presse ne représente qu'un complément d'activité, puisse entraver l'arrivée d'un concurrent qui souhaiterait faire de la vente de journaux son activité principale ?
willy

la résultante est peut-étre là, en effet pour ceux pour qui la presse n'est pas la coeur de métier (bar, alimentaion, etc...) et qui font moins de 1% de parts de marché il est évident qu'ils peuvent continuer à vendre de la presse, mais sans bénéficier d'amélioration de rémunération (encore que l'économie récupérée ne va pas changer le monde) par contre il faut se méfier de ne pas toucher ceux qui sans étre d'un revenu "conséquent" la presse est une part entiére de leur entité. Entre le désir de réduire à minima les diffuseurs "rentables" moins de 8000 il faut se rapprocher au maxi des 16000 car pour beaucoup de cette catégorie la presse est une activité essentielle. La sélection ne doit pas se faire sur le CA, mais sur la professionnalisation du métier ( linéaire répresentatif, mise en avant de la presse, vitrine etc... ) Pour les créations de nouveaux points de vente, les diffuseurs les plus proches, devraient étre informés systématiquement des coordonnées des membres de la COV ou de leurs répresentants pour leur faire part de leur opinion (pour l'avoir personnellement vécu le fait d'avoir informer ces éditeurs de l'abhération du projet l'avis s'est avéré négatif) encore faut-il se bouger un peu mais on ne va étre des éternels assistés.

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on ne va (pas) étre des éternels assistés


C'est tout le problème. Nos "amis" éditeurs s'interrogent sur l'aide qu'ils vont nous concéder. Mais ce n'est pas la question. Nos magasins soufrent de quelques problèmes simples.

Une rémunération insuffisante et notoirement inférieure à celle de nos voisins européens. Depuis combien de temps, notre rémunération en pourcentage est restée calée sur une base à 13 % ? Tant que l'activité se développait, ce n'était pas dramatique puisque, en valeur, nos revenus progressaient. Tout change depuis 2005 avec la chute de la vente des journaux. Alors que nos charges ont continué à progresser, nos revenus stagnent ou régressent. Quelle entreprise peut survivre durablement dans ces conditions ?

Dans le même temps, les éditeurs s'exonèrent peu à peu de toutes les règles qu'ils nous ont imposées. Un numéro ne chasse plus l'autre, usage abusif des S et H pour maintenir leurs publications dans nos linéaires, paiements exigés avant la reprise des invendus, non respect des règles de plafonnement, promotions financées en réduisant nos commissions ...

Je regrette sincèrement qu'une démarche de "class action" à l'américaine ne soit pas possible en France, car notre première démarche pourrait consister à exiger le respect des clauses contractuelles.

Mais quoi qu'il en soit, je refuse de n'être considéré que comme un commerçant qu'il faut aider à coup de subventions et d'aides exceptionnelles accordées en contrepartie d'investissements disproportionnés. Je demande que les éditeurs respectent les règles de notre profession et qu'ils paient la place qu'occupent leurs magazines dans nos linéaires.

Concernant le nombre de points de ventes de quotidiens, les faits sont un peu différents de ce qui est dit ici.
On part de 28000 points de ventes.
N'amalgamez pas tous les points de ventes au vôtre. Descartes l'a dit à raison.
Ex : Le Figaro n'est présent que dans la moitié des points de ventes. Il y a 2 ans, mais ça n'a pas dû changer depuis. Ca paraît bizarre, mais c'est bien, le cas. Pas par dysfonctionnement, mais par non ventes. Ils considèrent par expérience que qq points de ventes supplémentaires couteront plus cher que le mince bénef. tiré en plus. Et surtout pas en GMS, qui est peu vendeuse de PQN. C'est plus ou moins pareil pour les autres titres PQN, à l'inverse des publications.
Considérer tous les points de ventes uniformément serait très syndical, mais c'est aussi partir sur une base très fragile et aléatoire.

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Considérer tous les points de ventes uniformément serait très syndical, mais c'est aussi partir sur une base très fragile et aléatoire.


Pouvons nous vraiment faire autrement sans prendre le risque d'être désunis ? Je comprends le raisonnement que tu tiens, et je comprends que nous ne puissions faire comme si tous nos points de vente étaient identiques mais à trop vouloir faire du cousu main, je crains que nous n'obtenions rien et que certains parmi nous ne se sentent plus représentés.

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La décision de cette réunion sur la capillarité du réseau est venue de la DGMIC.
Je suppose et j'espère que l'idée est de ne pas laisser faire tout et n'importe quoi en matière de création de points de vente.J'imagine que l'on a compris que sous couvert d'augmenter la capillarité de notre réseau qui est, je le rappelle l'un des tout premiers réseaux de France -cf. CSMP), on réduisait les capacité de vente des magasins spécialistes existants qui de ce fait perdent leur raison d'exister.
Et j'espère sincèrement ne pas entendre les représentants de l'UNDP soutenir le portage pour soi-disant compenser.
Notre réseau existe. Il est disparate car il faut s'adapter aux conditions locales.
De nombreux points sont saisonniers. D'autres vendent 3000 titres. D'autres encore 300 titres.Il faut le considérer comme unique et indivisible.
La réduction de la vente des quotidiens, notamment par l'arrivée d'un nouveau canal de distribution concurrent (numérique) change les rapoorts de force entre éditeurs mais ne doit pas nous affecter nous. c'est une question de financement de la distribution. Service public ou commercial ? A l'Etat de trancher et de prendre ses responsabilités.Nous ne sommes pas maîtres de cette décision et ne devons pas en pâtir.
Le réseau existant est en difficulté. Nous ne pouvons pas accepter de le fragiliser encore plus avec des points de vente complémentaires.En revanche nous ne devons pas laisser la place non plus aux GMS. chaque ville ou presque doit avoir son magasin de presse principal.

Dernière modification le 25-03-2013 à 15:00:05
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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La diffusion de la presse ....un service public ???

La notion de service public peut désigner[1]:

1.Au sens matériel, une activité d'intérêt général, assurée sous le contrôle de la puissance publique, par un organisme ( public ou privé) bénéficiant de prérogatives lui permettant d'en assurer la mission et les obligations ( continuité, égalité) et relevant de ce fait d'un régime juridique spécifique ( En France : le droit administratif ).
2.Au sens organique, l'organisme public gérant un service public ( soit le plus souvent une administration ou un établissement public ).

[lien]

Des infos et des .... A vos commentaires

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La question est d'actualité concernant les quotidiens et certains hebdomadaires. Les politiques lient l'astentionnisme électoral dans les campagnes à l'absence d'information papier qui présente plus de fond que le numérique ou la télévision.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Effectivement nous sommes un vecteur important de l'information, nos clients ont d'ailleurs le droit à avoir l'accès à l'information sous toutes ces formes.
Presstalis et nous diffuseurs et les kiosquiers pouvons entrez dans le cadre "d'une mission de service public".

avec toutes les obligations d'horaires et ouvertures nous remplissons ce rôle sans en avoir la reconnaissance légale.

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