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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Audition de Sandro Martin, DG de France Messagerie à l'Assemblée Nationale

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Ce matin (8 décembre 2021) la commission de la culture à l'Assemblée Nationale a auditionné le DG de France Messagerie. Voici l'essentiel de ce que l'on peut retenir de cette audition tant pour les questions que pour les réponses apportées. 

Du côté des parlementaires les questions ont porté sur :

- la relation actuelle avec MLP et son devenir
- les solutions pour pérenniser la distribution malgré la baisse de marché
- le réseau des points de vente et son évolution
- l'assortiment et le retard pris par rapport à la Loi
- la vision et le modèle économique pour FM
- la nécessité du maintien de la péréquation
- l'influence de la hausse du prix du papier pour la presse
- la clarification de l'appellation IPG et des aides associées.

Mention spéciale pour Fabienne Colboc qui a demandé si le choix des titres par les marchands serait suffisant pour redynamiser le réseau.

Les réponses de Sandro Martin sont éclairantes. La défense des intérêts de FM repose manifestement sur la satisfaction des volontés des grands éditeurs et la disparition de la concurrence de MLP.


- MLP est un concurrent. La concurrence est mortifère dans un marché baissier. Il faut l'empêcher. Une fusion n'est pas envisageable car MLP est une entreprise de capitaux privés. Il faut donc que le législateur et le régulateur contraignent MLP à collaborer et réfléchissent au moyen de supprimer la concurrence. 

- L'assortiment : c'est uniquement de la faute de l'ARCEP s'il n'est pas déjà en place. Nous lui avons proposé un accord en juin mais elle ne l'a pas encore validé. Tout le monde est d'accord. (gros mensonge).

- Le prix du papier devrait augmenter jusqu'à l'été 2022 mais FM reversera l'intégralité des revenus du recyclage aux éditeurs ce qui leur permettra de compenser. C'est nouveau (pour le moins inexact et trompeur).

- L'avenir de FM repose sur la diversification. Le hors presse représente déjà 15% (Ey et vignettes). Nous prenons garde à ne pas perdre ces clients et allons développer cette activité.  (on comprend aisément l'intérêt de faire valider un accord d'assortiment non conforme à la Loi permettant de livrer de force les pdv.)

- La péréquation n'est pas payée par MLP mais par les éditeurs de magazines pour financer la distribution des quotidiens dont ont absolument besoin les pdv pour lesquels cela représente 20% du CA. (Ainsi donc ce serait notre sauvegarde qui justifierait la péréquation. On croit rêver en entendant cela.) Il faut absolument la maintenir.

- La consolidation des 4 réseaux de distribution actuels (posté, porté, vente au n°, PQR) est nécessaire. 

- La réduction du nombre de pdv est moins forte en 2021 (400 seulement) qu'habituellement (600 à 700 par an) ou en 2020 du fait du covid (1000). Le marché n'est pas suffisant pour rémunérer les pdv. Nous étudions actuellement avec l'ARCEP la création de points de vente uniquement IPG. (Voici donc la confirmation publique que les grands éditeurs veulent contourner la Loi en se débarrassant des petits éditeurs et en rémunérant plus faiblement les pdv comme ils le font déjà pour les PVC).

Le parti pris est manifeste en faveur des grands éditeurs et toute justification est bonne à l'abandon de la réforme du moment que cela profite à FM. Nous ne construirons rien comme cela.
Nous espérons que l'ARCEP sera entendue par cette même commission pour pouvoir se défendre et rétablir la réalité sur certains points.  
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
surfy

-obligation de présenter les 150 titres IPG et 100 titres du palmarès national, le reste des titres CPPAP au choix du marchand ????? ce n'est pas l'accord proposé à l'ARCEP !!
-conserver les 4 canaux de distribution lui semblent inutile dans une tendance baissière,
c'est à quel canal de se retirer??
-difficultés financières à venir à moyen et long terme, voire défaut de paiement
-90 millions de pret transformés en subvention, ramenés au 5000 plus gros pdv ça fait
18000e/pdv
La bonne santé du livre devrait inspirer ces jeunes cadres dynamiques, la presse papier a un avenir si aujourd'hui la logistique s'adapte aux lecteurs 

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Force est de constater, à l'écoute de cette audition, que les intérêts immédiats de la messagerie l'emportent sur celui de la filière et que la réforme portée par le gouvernement (qui a mis en place ce cadre du parti au pouvoir), est devenue très secondaire dans son action. 

Il faudrait selon lui : 
- supprimer la concurrence
- grossir le marché en contraignant les autres réseaux
- continuer à contraindre les marchands à accepter les flux poussés
- perpétuer l'adéquation indépendamment de la diminution des ventes de quotidiens

Bref, tout pour moi. Les conséquences importent peu. 
Nous lui donnons raison sur un point : il n'est pas raisonnable d'envisager la distribution de la presse sans en harmoniser les règles entre ses différents réseaux de commercialisation.

Nous le disons depuis des années à tous les rapporteurs d'Etat. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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