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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Comme prévu

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Tout se passe comme prévu.

Devant le refus déguisé de nombreux acteurs principaux de fixer de nouvelles règles d'approvisionnement des points de vente pour réduire les invendus (nombre de titres et d'exemplaires livrés), l'ARCEP  a libéré les marchands de toutes contraintes d'approvisionnement en attendant que ces acteurs se décident, avec une limite au 1er octobre.

Sans surprise les dépositaires refusent d'appliquer la Loi et de se conformer aux exigences du régulateur. Ils sont soutenus en ce sens par les messageries (ou au moins l'une d'entre elles) qui les assurent qu'ils ne risquent rien. 

Mais si les dépositaires ne risquent rien, ce qui reste à voir (une action juridique à leur encontre pouvant à tout instant se déclencher), ce n'est pas le cas des SADP qui les emploient. A ce titre elles sont responsables des actions de leurs sous-traitants et se sont engagées en signant le cahier des charges à le respecter. Il semble évident que le régulateur ne pourra pas laisser les SADP utiliser les dépositaires pour masquer leur refus d'obtempérer. 

De notre côté nous devons informer le régulateur de l'évolution de la situation. 
Nous lui faisons suivre tous les courriers que les marchands reçoivent des dépositaires pour justifier leur refus d'appliquer la Loi. 
N'hésitez pas à nous communiquer tout document en provenance de vos dépositaires.

Les éditeurs devraient commencer à s'inquiéter car, en tant que coopérateurs, ils seront tenus de payer les amendes infligées aux SADP ne respectant pas leurs engagements. 
Et si, chose improbable, l'ARCEP ne réagissait pas à ces provocations, préférant attendre encore quelques mois (octobre ou même fin d'année) avant d'agir, l'abandon de l'activité par les marchands serait massif. Il n'est en effet pas possible de vivre dans un système dérégulé.

Mais soyons réaliste, l'ARCEP a bien écrit qu'elle veillerait à ce que les demandes des marchands concernant leur approvisionnement soient satisfaites par les SADP jusqu'à ce que l'assortiment soit mis en place, au plus tard au 1er octobre 2022. 
 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Tout à fait d'accord et puis il va être bien difficile aux signataires de cet accord d'aller les uns contre les autres.  
surfy

notre patience a des limites, c'est le travail des cadres des SADP de mettre en place ces nouvelles règles ou il restera la solution du retour sauvage avec déduction sur facture!

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Bonjour à tous

Je crois encore une fois que rien ne se passera si il n'y a pas d'action collective.
Je propose de faire la grève de réception pendant une semaine sauf les IPG. On ne peut pas faire d'omelette sans casser des œufs... On verra bien si les éditeurs ne poussent pas aussi pour que la situation se débloque

Dernière modification le samedi 08 Janvier 2022 à 16:09:07

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Les Marchands, dans leur cadre professionnel,
1) ne connaissent pas le collectif
2) n'ont aucun courage
3) ce sont des peureux
4) incapable d'assumer leurs opinions
5) à part de se plaindre, que font-ils ? ...ah oui, mettre en réserve
6) la caravane passe, les chiens aboient
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Pour la majeure partie de nos confrères la presse n'est qu'une activité annexe, présentant de moins en moins d'intérêt, à laquelle il ne faut consacrer qu'un minimum de temps. 
Ceci explique qu'il ne soit pas possible de mobiliser suffisamment aujourd'hui, même si l'on sait tous que cela réglerait le problème plus rapidement.
Ils rejettent la presse en raison du traitement que ses dirigeants leur font subir depuis des années et on peut les comprendre. On ne peut toutefois les approuver car, comme vous le dites, la solidarité ferait bouger les lignes.
Ce constat fait, nous avons adopté la seule méthode qui puisse fonctionner pour améliorer le sort des marchands : la conviction.
Nous avons d'abord convaincu l'Etat de nous écouter.
Il a mis en oeuvre une réforme favorable reprenant bon nombre de nos suggestions.
C'est plus long mais inéluctable.
Les manoeuvres dilatoires de nos opposants ne sont que leurs dernières tentatives d'échapper aux contraintes auxquelles ils vont être soumis sans pouvoir s'y soustraire.
Ils tentent de gagner du temps. Les messageries le font parce qu'elles savent qu'elles vont perdre à la fois leurs avantages financiers et leur pouvoir. Les grands éditeurs le font parce que leur situation n'est pas mauvaise.
A défaut d'avoir la force de les contraindre par nous-mêmes nous devons accepter le rythme imposé par l'Etat. 
Ne nous y trompons pas. Cela ne va plus prendre très longtemps. 
Il y a eu une phase pour tenter de concilier les parties.
Elle était indispensable (même si à notre sens elle aurait pu être plus courte) pour que nos opposants ne puissent pas se plaindre d'avoir été contraints sans concertation, de manière autoritaire. 
La conciliation ayant échouée, du fait d'une des parties qui refusait tout changement, des règles ont été décidées par le régulateur. Là encore, la partie adverse refuse de les appliquer. Mais elle va tomber sur un os, car l'Etat ce n'est pas les marchands. Sa puissance est tout autre. 
La mansuétude du régulateur ne peut durer longtemps.
Il ne peut se discréditer et n'en a pas l'intention.
"Patience fait plus que force ni que rage". Et le régulateur sait faire preuve de patience, même si nous sommes impatients de voir le changement s'opérer.
La conciliation est terminée. Des règles transitoires sont définies en attendant les définitives. L'échéance de définition de ces règles définitives approche à grands pas. A défaut d'avoir trouvé une solution par la reprise des négociations pour l'élaboration de ces règles définitives à l'échéance, c'est le régulateur qui imposera sa décision. Il le fera selon son bon sens, qui n'est pas celui de nos opposants ni le nôtre. En attendant il va gérer le dossier en mettant la pression sur les opposants à la réforme, sur la base des informations que ceux favorables à la réforme lui transmettront. Tous les litiges ne seront pas réglés pendant ce temps mais la pression va d'autant plus s'exercer sur les SADP que nous tiendrons l'ARCEP informé des irrégularités commises. 
Une autre possibilité demeure pour ceux qui pensent qu'en découdre est préférable à celle-ci.
Rien ne les empêche d'en appeler à la justice maintenant que le droit est de leur côté. Mais nous le leur déconseillons. D'abord parce que la justice est lente, d'autant plus lente qu'il y a des élections. Ensuite parce que nous sommes en phase transitoire et que la justice ne voudra pas s'immiscer dans les négociations en cours et préférera attendre l'issue de celles-ci pour savoir comment statuer sans pouvoir être remise en cause. Enfin parce que la justice est coûteuse et qu'il est inutile d'enfoncer des portes ouvertes : la réforme est lancée. Ce n'est plus qu'une question de temps.
Sachons faire preuve de patience. Chi va piano va sano e va lontano.
Nous n'avons jamais été aussi près du but.
Auriez-vous cru possibles de telles modifications de la loi il y a encore 3 ans ?
Certainement pas. 
Nous avons mis plus de 10 ans pour convaincre et les obtenir.
Nous saurons attendre et continuerons d'agir pour obtenir d'autres modifications indispensables comme l'évolution de la rémunération et la rédaction des nouveaux contrats, par exemple.  
 
 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
surfy

Ce résumé de Descartes est juste, en s'abritant derrière la loi Bichet la distribution de la presse
a raté sa transition mais l'avis du 10/12/21 de l'ARCEP est ce que demandait depuis 30 ans les
marchands ce n'est donc pas une surprise pour les SADP et les éditeurs
Le respect de la loi n'est pas une option mais une obligation.
 

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