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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Contributions pour la rédaction du cahier des charges des SADP

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Les messageries qui transitaient du papier poussé sont en passe d'être remplacées par des sociétés agrées de distribution de la presse (SADP) chargées de veiller au bon approvisionnement des points de vente, selon les souhaits des éditeurs d'IPG et selon les volontés des marchands pour les autres produits (hors éventuelles obligations créées par des règles d'assortiment à venir).

L'ARCEP en charge de délivrer les agréments aux sociétés candidates pour la distribution a lancé une consultation publique le 9 octobre dernier pour déterminer comment rédiger au mieux le cahoer des charges à leur imposer. La consultation se termine le 19 novembre 2020.

L'AADP a rédigé la sienne, copieux travail d'une trentaine de pages, balayant tous les sujets en lien avec ceux qui nous fourniront. Nous le mettrons en ligne le 20 novembre pour que tous puissiez le lire si vous le souhaitez.

MLP a déjà mis en ligne sa contribution sur son site. 
Nous n'avons pas été concertés sur ce sujet, certainement parce que ne sommes pas en phase avec sa vision des obligations qui doivent s'imposer aux SADP.
Selon cette contribution l'unique critère de qualification du service rendu par les SADP serait le respect de la date de livraison dans les points de vente. Autant dire que la vision est limitée à satisfaire les éditeurs et que la qualité du service délivré aux marchands ne constitue pas un enjeu pour MLP. Nous en prenons acte mais ne pouvons accepter ce point de vue qui nous paraît pour le moins insuffisamment ouvert.

La réussite de la transformation de la filière reposera sur le rôle confié à ces SADP et sur leur motivation à s'acquitter efficacement de leurs missions. Pour cela il faut que les dirigeants de ces sociétés soient eux-mêmes conscients du changement à opérer et motivés par les effets à en retirer. 
Le passé nous a montré que la voie des flux poussés et de la domination sans partage n'était plus la bonne solution. L'avenir repose sur l'écoute du client et des marchands à son contact, et la souplesse et la réactivité de ceux qui l'alimentent.

La Loi ne dit pas autre chose. 
Les acteurs attachés au passé ont beau s'y opposer, pour des raisons diverses, ils n'empêcheront pas la transformation de se réaliser car elle est indispensable pour la filière. 

Hâte de voir le document final. Même si tout ne changera pas d'un seul coup, beaucoup de choses pourraient se trouver modifier dans le bon sens rapidement.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Difficile de s'attendre à autre chose de MLP, quand leur postulat est "Le client est le lecteur, en aucun cas on ne peut considérer que le point de vente est un client des dépositaires ou des messageries"

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Nous sommes d'accord avec le fait que le client est le lecteur. 
S'il n'achète pas aucun acteur de la filière n'existe. 
Là où nous ne sommes plus d'accord, c'est sur ce qui est nécessaire pour satisfaire les attentes du lecteur. 
MLP considère qu'elle sait mieux que nous ce que nous devons avoir dans nos rayons. 
Nous réfutons cela.
Cela l'arrange de pouvoir nous fournir tout et n'importe quoi car elle est rémunérée même si les produits ne se vendent pas. 
La maîtrise des taux d'invendus ne l'intéresse pas.
Elle accepte un contrôle des taux d'invendus par l'ARCEP mais souhaite que les résultats ne soient pas publics. 
Elle craint que les annonceurs publicitaires, informés de la réalité, réduisent leurs investissements. Comme quoi il est bien question d'exploiter la désinformation.
Mais en prenant de telles positions MLP se décrédibilise et ses opinions ne seront pas prises en compte.
Comme Culture Presse quand elle défend le plafonnement au lieu du libre choix des quantités par les marchands. (dossier assortiment).
Tous ces acteurs sont acculés.
Ils tiennent des positions de principe (pour sauvegarder les avantages qu'ils en tirent) mais qu'ils ne peuvent justifier.
Seules les demandes légitimes subsisteront. Les contraintes vont fondre. Et nos fonds retrouver un peu de leur valeur. Même si ça demande de gérer son stock, ça vaut le coup. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Mais c'est quand même plus qu'étonnant qu'il n'y ait que la presse pour nous considérer comme des non-clients ?

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Cela s'explique par le fait que les recettes des éditeurs ne proviennent pas uniquement des ventes. La publicité joue un grand rôle pour les plus importants. De plus ils considèrent qu'ils peuvent vendre en direct ou par tout moyen disponible. Dès lors, nous ne sommes pas des clients à choyer mais des concurrents qui les privent de recettes ou des parasites qui vivent sur leur dos, leur coûtent trop et les empêchent de placer leurs produits partout sans contrainte. 
Nous sommes loin des éditeurs de librairie qui ont compris qu'ils avaient besoin d'un réseau de libraires pour ne pas devenir dépendants de la grande distribution.
Nous avons affaire à des éditeurs qui pensent pouvoir tenir tête tout seuls à la grande distribution ou aux GAFA. Le meilleur exemple de leur manque de réalisme (et de leur excès de voracité) est celui de la négociation commune entreprise avec Google, avec le soutien de l'Etat, et qui vient de se solder par des accords individuels, signés en cachette dans le dos les uns des autres. Ces accords sont moins efficaces que l'accord qu'ils auraient pu obtenir ensemble mais dans leur esprit il fallait prendre les autres de vitesse. Il n'y a que l'échec ou la contrainte qui peut les amener à réfléchir de manière collective. Ca a toujours été, depuis des décennies. 

La nouveauté c'est justement que l'Etat, via l'ARCEP, reprenne le contrôle et mette en place un système plus contraignant. Pour l'instant les grands éditeurs sont encore dans l'affirmation qu'ils sont les plus forts et qu'ils peuvent y échapper. Nous verrons. Nous ne sommes pas à l'abri d'un revirement de l'Etat pour des raisons obscures mais, dans l'immédiat ce n'est pas la tendance. Et c'est tant mieux.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Comme disait Descartes :
"hâte de voir le document final" tant les intérêts de quelques uns sont contraires à la grande majorité du réseau...

remettre le lecteur au centre de la distribution est dans les tuyaux depuis 10 ans,ENFIN cela devient une réalité grace à nos représentants L'ARCEP ne doit pas avoir la main qui tremble pour atteindre cet objectif et défendre l'intéret général

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Nous l'avions annoncée, voici notre contribution pour la rédaction du cahier des charges des SADP : 

contribution cdc SADP

Bonne lecture et n'hésitez pas à nous faire part de vos remarques.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Gros travail effectué par des acteurs du terrain(enfin)!
Rendre accessible les prévisions de livraison avec possibilités de modifications serait une mesure constructive Les éditeurs d'ey souhaitant imposer le" tout ou rien" sont de mauvaise foi
et c'est bien cette mentalité qui doit évoluer dans notre profession

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