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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Effectivement "nous ne sommes pas obligés de signer" !

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Et, de fait, nous ne signons plus!
Le réseau se réduit rapidement tant par le nombre de points de vente que par la taille du linéaire des magasins continuant d'exercer. 
La commission du réseau ne reçoit quasiment plus que des demandes de réduction de linéaire et ne sait plus quoi faire. 
Car, comme nous ne signons plus et que la grande distribution ne veut pas non plus prendre le relais (sans jeu de mots) les ventes des éditeurs chutent. Et du coup les ventes d'espaces publicitaires aussi. Et donc les marges des grands éditeurs fondent comme neige au soleil mettant en difficulté les cadres bien rémunérés de ces entreprises face aux maisons-mères qui les dirigent. Celles-ci ne voient pas d'intérêt à continuer si l'activité n'est pas suffisamment rémunératrice au quotidien et mettent la pression sur ces cadres pour qu'ils retrouvent une rentabilité supérieure rapidement, faute de quoi ils devront se recycler. LAGARDERE a initié le mouvement depuis quelques années déjà en réduisant ses équipes dont certains membres ont réussi à se recaser dans la filière ou proche de celle-ci dans celle de la librairie. 
Pour information de tous ni les marchands (57% des ventes) ni la grande distribution (34% des ventes) ne veulent plus continuer ainsi.  Les concessions ne représentent que 4% des ventes et préfèrent consacrer leur linéaire à d'autres produits. Les kiosques (2% des ventes) ne trouvent plus preneurs, sauf des gens en grande difficulté., souvent par cause d'expatriation forcée.  

Il est temps de reconsidérer les marchands ou d'arrêter la presse. 
La question n'est plus un arbitrage entre le salaire des cadres des grandes entreprises de presse et celui des marchands. C'est de la continuité de l'activité qu'il est aujourd'hui question. Le système est en tension. A vous de choisir messieurs les éditeurs. Mourir avec nous ou nous sauver pour survivre.
Ce n'est pas une menace. C'est un fait constaté.  

La réponse n'est pas la même suivant la taille des éditeurs. 

Les plus grands ont des exigences et des besoins plus importants et, de ce fait, sont moins enclins à modifier le partage de la valeur dans la chaîne. D'autant plus qu'ils aimeraient bien s'affranchir du réseau comme le fait déjà la presse régionale. L'abonnement c'est le Graal qui permet de commercialiser des datas et de mieux maîtriser les consommateurs, même si la rentabilité est nulle voire négative. La vente du produit n'est alors plus qu'un support pour collecter les datas rémunératrices. L'essentiel est que la production/vente/distribution coûte le moins cher possible. 

Les autres sont plus conscients que leurs entreprises dépendent directement de l'état du réseau. 
Ils sont les plus nombreux. Mais ils sont très déconnectés de la réalité et s'en sont toujours remis à leurs grands confrères pour gérer tous les sujets relatifs à la distribution. Ils ne savent pas comment cela fonctionne et cela ne les intéresse pas. L'essentiel est que ça continue. Oui mais voilà, ça ne continue plus. Il va leur falloir prendre leur avenir en mains. Quitte même à s'opposer à leurs anciens protecteurs qui n'ont pas les mêmes intérêts et veulent se débarrasser de leur concurrence s'ils le peuvent. 

La balle est dans le camp de ces éditeurs.
Ils seront aidés par l'Etat s'ils manifestent l'envie de survivre. 
Ils disparaîtront rapidement (et nous avec) s'ils ne le font pas. 


En tout état de cause, soit ils interviennent en notre faveur, soit nous continuerons à ne plus signer et ils disparaîtront à leur tour. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

la presse écrite monte en gamme et survivra au numérique nous le constatons tous les jours dans nos pdv, mieux vaut vendre un "front populaire" à 14.90e que 11 "télé7" à 1.30 le temps passé n'est pas le mème, au numérique l'actualité chaude et au papier l'analyse et le recul sur l'info Ceçi dit, ces éditeurs alternatifs doivent prendre leurs responsabilités et nous rémunérer pour notre tavail
ex 14.90 rémunéré à 15% donne 2.23 de com
15.90 rémunéré à 28% donne 4.45 de com, la hausse de prix(1e) sera acceptée sur ce genre de publications quant au 1.20e manquant c'est aux éditeurs de trouver la solution sans quoi notre réponse sera de les inviter à faire autre chose comme ils nous le conseillaient lorsqu'on protestait

A titre info, le réseau de librairie rémunère "Front Populaire" (comme de plus en plus d'autres) aux marges habituelles de librairie, et avec reprise des invendus comme c'est la règle.
Le détail de mon cas actuel :
PVTTC = 14.90 soit la TVA 2.1% retranchée = 14,59 - 35 % de marge brute = achat 9.48 HT
soit 5.11 euros de marge brute.

Faut-il retenir que l'éditeur est mauvais, ou qu'un des deux réseaux est trop coûteux ?
A vous de jouer.

Pour être tout à fait honnête, il faut quand même tenir compte que l'exemple cité au dessus ne tient pas compte du port déja déduit pour la presse, et à rajouter en librairie.
Mais la part du port dans l'écart de rém entre les deux réseaux est minime, car tout y est mieux mutualisé par le groupage.

merci 123456 pour ta réponse, l'exemple est flagrant 

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La frontière entre librairie et presse est de plus en plus ténue et permet effectivement ce genre de constats. Nous avons dénoncé cette situation lors de nos interventions.A son tour le rapport Schwartz a bien dénoncé le déséquilibre du partage de la valeur ajoutée dans la filière presse. La réforme a pour mission d'y remédier. Bien évidemment il y aura des changements structurels de la filière. Le nombre d'intermédiaires est l'un des paramètres, non négligeable, mais n'est pas le seul. Les flux poussés et le système de facturation des fournis sont également des éléments structurants à modifier pour faire des économies en adaptant les fournis aux ventes. 
C'est la première étape de la réforme. La réduction des intermédiaires interviendra d'elle-même en conséquence.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Ça fait plaisir de voir que mon leitmotiv vous devient évident. 
Dommage que l’aadp n’ait pas pilonné dans ce sens dès sa création. Le réseau et tant de mètres linéaires auraient peut être été sauvés.

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Ce qui est évident c'est que votre leit-motiv n'est qu'une conséquence des actions que nous avons initiées. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Oh ! Que dites vous !!!
Vous me la jouez à l’envers. J’ai quitté le métier en sept 2011 pour cette raison là, persuadé que les évolutions nécessaires ne seraient pas possible et que le système ne pouvait durer. Il a pourtant  « tenu » qq années de plus mais pour plonger dans l’incertitude actuelle. 
Vous avez toujours cru à l’amélioration possible. Pas moi...je sais, c’est pas optimiste pour ce métier, mais je n’ai cessé de dire que chacun doit se prendre en mains pour éviter une dépendance fatale. Ce qui est optimiste pour chaque entrepreneur que vous êtes sensés être.
Or, ce blog a ouvert au même moment. Difficile de montrer que c’est moi qui vous piquerait vos revendications d’origine, loin de celles d’aujourd’hui !

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Nos revendications d'origine sont celles d'aujourd'hui. Elles n'ont pas changé. Elles sont toujours disponibles par un lien en haut à gauche de ce blog, en permanence. Vous pouvez vérifier. 
Vous avez toujours affirmé que la seule solution possible était la suppression d'un niveau intermédiaire à laquelle vous ne croyiez plus, ce qui vous conduisait à exhorter les marchands à abandonner le métier comme vous l'avez fait. 
Nous avons toujours défendu l'idée que des améliorations étaient possibles.
Notre première revendication était le changement de la gouvernance : c'est fait. 
Notre deuxième revendication était une contractualisation commerciale : c'est en cours. 
Nos troisième et quatrième revendications était l'externalisation et le contrôle de la qualité de de la logistique : cela en prend la voie.
Le seul point sur lequel nous n'avons pas satisfaction pour le moment c'est sur la concurrence entre l'abonnement et la vente au numéro.
Nous avons également demandé la suppression des flux poussés. La modification de la Loi nous a donné raison. Son application se fait attendre mais c'est inéluctable, quelles que soient les manoeuvres dilatoires de nos opposants.
Nous avons réclamé le remplacement de la facturation des fournis par celle des ventes. C'est validé avec application en octobre 2022 pour tous ceux qui le veulent.
Il nous reste bien des choses à obtenir, et notamment l'amélioration des conditions financières. 
Nous y travaillons en sachant que l'Etat est désormais convaincu de la nécessité de modifier en notre faveur la répartition de la valeur ajoutée dans la filière. C'est écrit dans le projet de réforme (rapport Schwartz) validé par l'Etat et dont la mise en oeuvre est en cours. 

Vous évoquez l'incertitude actuelle. Ce n'est pas totalement faux. Tout dépend de la position adoptée par le régulateur. Pour notre part nous ne croyons pas qu'il validera tel quel le projet imposé par les acteurs historiques qui ne modifie en rien le fonctionnement passé (négation du rôle des diffuseurs) et exclut beaucoup de petits éditeurs de nos rayons. Un accord est certes préférable à une décision imposée mais le régulateur ne peut se laisser contourner sans rien dire ni faire. C'est sa raison d'être qui est en cause. Cet accord sera remanié pour rentrer dans les vues du régulateur et les objectifs de la réforme, avant d'être validé pour que personne ne perde la face. Les acteurs historiques pensent avoir gagné un peu de temps. L'Etat s'en moque. Il a tout son temps. Et pourtant il va imposer les délais que les acteurs historiques tentent d'éviter et de repousser. Notre rôle est de mettre en évidence les défauts du projet d'accord. Soyez sûr que nous n'y manquerons pas.    
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Le partage de la valeur ajoutée produite est l'un des sujets les plus importants.
Il me paraît impossible d'y arriver de manière suffisante pour le réseau, en gardant les niveaux intermédiaires actuels, bien trop coûteux par rapport au service fourni.
Chacun va défendre sa part, et au détriment de qui ???
La différence de rém. entre la librairie et la presse donne la réponse.
Le conservatisme historique du réseau lui même est navrant, surtout pour vous qui auriez dû vous montrer plus iconoclaste.
Passer en dépôt-vente pour la seule partie du réseau qui le demandra me semble aussi une aberration, fruit de négociations se voulant vertueuses, mais qui, je prends le pari, sera un flop de plus.

le modèle logistique et commercial de la librairie me semble adapté pour la presse ce que je pense depuis longtemps mais Descartes a raison de ne pas se braquer sur le nombre d'intermédiaire en effet une répartition des taches par niveau peut etre la solution si le travail et les compétences sont au rdv

Mais pourquoi demander à des intermédiaires qui ne vous connaissent pas ce que le libraire fait lui même ?
Un bon libraire est compétent pour choisir son offre. C'est une culture, une pratique différente  qui est également celle de tout commerçant.
Pourquoi partez vous battus pour les marchands de journaux ?

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Ce n'est pas renoncer ou partir battu que de ne pas en faire la priorité unique. 
Nous l'avons déjà dit, ce sera une conséquence naturelle.
La priorité est de faire adopter la rationalisation (fin des flux poussés, fin de la facturation des fournis, adoption du réassort, indicateurs de qualité de service, etc.)
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Réassort efficace, rationaliser....pourquoi ça n'a pas été fait quand il y en avait les moyens ?
Bravo si ces intentions vont au bout .....

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Jusqu'en 2005 il y avait les moyens mais les résultats étaient bons. Pourquoi se préoccuper de l'avenir ? 
A partir de 2005 les gros ont commencé à voir le problème arriver. Leur première réaction n'a pas été d'investir pour le réseau mais de vendre en direct en plombant le réseau. Ils ont créé un écart important entre le prix de vente au numéro et celui de l'abonnement et obtenu des aides de l'Etat pour financer le portage.
L'idée était déjà de faire comme aux USA : vendre en direct 90% de la production.
Tant qu'ils étaient les gestionnaires autonomes de la filière un changement ne pouvait pas s'envisager. 
Aujourd'hui, cela reste à voir mais pour l'instant on ne peut pas en douter au vu des décisions prises.  
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

A cette époque, le déficit des NMPP, donc du pilote de la distribution, était déjà chronique…mais tout le monde fuyait en avant sans imaginer une seconde que ça ne pouvait continuer. Alors que ce système était déjà très imparfait, ne l’oublions pas. 
Donc quand c’était possible ils n’ont pas investi, maintenant avec quelles perspectives le pourraient ils ?
Regardez avec un peu de recul le tableau…

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Vous utilisez le terme "pouvoir" qui signifie "avoir la capacité et la volonté de".
La capacité n'est ici qu'un arbitrage entre différents postes de charges et non pas comme vous l'entendez une valeur absolue. Ce n'est pas parce qu'ils n'en ont pas les moyens qu'ils ne font pas mais parce que leur intérêt est différent. C'est donc plus une question de volonté que de capacité.  La volonté, nous avons vu qu'ils ne l'ont pas mais, ce n'est plus eux qui décident.
 
Ceci dit, il n'est pas souhaitable de contraindre et il est toujours préférable de convaincre.
La réforme est porteuse de nombreuses économies.
Il faut que chacun soit conscient qu'il y trouvera son compte. 
Il manque actuellement un acteur externe montrant l'intérêt pour toutes les parties d'y collaborer.

Pour l'instant nous sommes partis dans une confrontation de pouvoirs.
Dynamisme et réactivité d'un côté contre force tranquille et rigueur de l'autre.
Mais contrairement aux télécoms dont la pérennité est assurée, la presse est en crise.
La clé de l'issue est le court terme.
Si le régulateur est en mesure d'adapter son fonctionnement à ce facteur la filière est sauvée. 
Dans le cas contraire elle est perdue. 
Mais cela suppose fonctionner en termes de résultats et non plus d'objectifs. 
La gestion du temps est la clé.
Le travail technique et la vertu morale du précédent dirigeant du régulateur ont été d'une grande efficacité. Nous espérons que l'expérience parlementaire de la nouvelle dirigeante l'aura convaincue de la nécessité d'obtenir des résultats rapides sans laisser aux acteurs historiques la possibilité de différer comme ils l'ont déjà fait depuis des années. Il ne s'agirait pas de reproduire l'inefficacité de 2012. La filière n'en a pas les moyens. Et dans ce cas les acteurs historiques auraient gagné.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Beaucoup de mots pour pas grand chose.

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Votre seul jugement personnel est bien moins constructif que cette prise de recul que vous sollicitiez. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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