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Les déclinaisons

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Ce sont les parutions en format différent du titre mère, ou les hors séries, les offres couplées, jumelées, les remises en vente,, les packs et autres promo, les versions étrangères, les parutions avec plus produit, etc. La liste est longue. Et ils sont nombreux. 

En réalité ils représentent 14% des exemplaires qui nous sont livrés.
Les éditeurs en sont très satisfaits et on peut les comprendre. Ca leur permet de mieux rentabiliser leur production (bien au-delà de 14%) sans dépenser plus. 

Pour nous c'est autre chose. Même si on tente de nous expliquer que ce sont des ventes supplémentaires et que, comme nous touchons une commission dessus nous ne pouvons qu'être gagnants, c'est totalement faux. 

D'abord, parce que cela fait monter le taux d'invendus et donc ça augmente le travail improductif.
Mais cela reste une explication faible par rapport à la réalité. Le taux d'invendus des déclinaisons est de 55%  au lieu de 52% en moyenne. Négligeable diront certains. Surtout ceux qui ne sont pas impactés.

Mais là où ça devient vraiment impactant c'est au niveau de la gestion des titres. Le temps passé pour gérer l'offre n'augmente pas proportionnellement au nombre de titres mais croît exponentiellement. Or le nombre de références augmente de 43% par rapport aux seuls titres mères. Ce qui veut dire pour nous que le travail est multiplié par deux pou trois. Pour 14% de ventes supplémentaires c'est beaucoup trop. C'est tout simplement inacceptable et ça explique la volonté de choisir les références livrées ou d'abandonner le métier si  cette volonté n'est pas satisfaite. 

Enfin si l'on y rajoute les avantages indus attribués à ces parutions sur les durées de conservation en rayon et les échéances de paiement, on comprend que l'intérêt des marchands n'étant pas pris en compte du tout, ils soient contraints d'arrêter.

Cela ne peut pas continuer comme ça. La limite est atteinte. Les marchands désertent. On ne trouve pas de remplaçants. Les seuls qui acceptent de venir sont les GMS à qui l'on promet qu'ils n'auront pas à gérer le rayon, qu'ils auront un nombre de références limitées, et qu'ils ne paieront que les ventes. CQFD.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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