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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Prise de conscience et renversement d'intérêts

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Cela semblait clair pour nous.
Tout était dans le décret du mois d'avril définissant le cahier des charges des SADP.
Mais il semble bien que tout le monde n'aie pas bien lu ce décret et compris.
L'explication arrive maintenant, sur leur demande, et là c'est la surprise pour eux.

A compter du 1er octobre 2022 les marchands qui le veulent devront avoir la possibilité d'opter pour un nouveau système de facturation des ventes à la place de l'actuelle facturation des fournis.

L'encaissement des ventes au fil de l'eau n'est pas imposé.
Ce n'est qu'une possibilité supplémentaire.
Ce qui est imposé, c'est la facturation après la relève des parutions.

Et là nos "partenaires" commencent à réagir et s'inquiéter. 
Pensez donc, il leur faudrait attendre avant de faire remonter les sous alors qu'aujourd'hui ce n'est pas le cas. On a beau prétendre qu'il n'y a pas d'avance de trésorerie des marchands, on est bien conscient que ce n'est pas vrai et que le cash va manquer dans le circuit. 

Dès lors,la question est "qui va financer le manque ?".
Et là, les négociations entre éditeurs, SADP et dépositaires vont commencer.
Les SADP ne sont pas tenues d'opter pour la même politique de restitution des fonds encaissés pour le compte de leurs clients. La concurrence va s'exercer. 

Aussi trouve-t-on tout d'un coup, du côté éditeurs, un intérêt à accélérer la remontée des encaissements en mettant en oeuvre dès que possible la facturation des ventes au fil de l'eau en exploitant les remontées des caisses. Mais pour cela il va falloir se dépêcher de développer les outils nécessaires, car le régulateur n'est pas prêt à se satisfaire de promesses lointaines...
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Le site "mesinvendus.fr"  à permis, un temps, l'expression libre des marchands de presse puis la censure arriva pour finalement aboutir à la fermeture de ce site sur injonction d'une certaine organisation professionnelle, dite représentative.
Quelques marchands tenaces n'ont pas baissé les bras et se sont retrouvés sur ce blog de l'AADP pour poursuivre leur action reprenant toutes les revendications émises par le Collectif des diffuseurs né sur "mesinvendus",  avant la dissolution du site.

10 longues années se sont écoulées, 10 années où plus de 10 000 marchands ont disparu, au bout de 10 ans  la ténacité, la persévérance, l'entêtement de bénévoles à porter vos idées, malgré l'opposition de la dite organisation professionnelle dite représentative,  nous permettent d'espérer de grands changements.

En effet, beaucoup de nos propositions sont reconnues par l'ARCEP et bientôt validées comme le paiement nos ventes au fil de l 'eau.
Cette mesure sera effective, c'est du factuel, dès le 1er Octobre prochain.
Vous  paierez vos ventes et uniquement vos ventes. 
Cette mesure donnera  de l'air à vos trésoreries, mais pas que. 
Les éditeurs privés de cash devront rentabiliser leur tirage en les ajustant aux ventes, ainsi nos linéaires moins chargés, plus aérés, plus lisibles  génèreront de meilleures ventes, les invendus  diminueront, notre charge de travail inutile allégée

Nous ne sommes pas au bout de nos peines mais les Marchands de Presse sont écoutés.
Marchand de Presse, oui Marchand de Presse c'est comme ça que nous nous définissons.
Cette expression inconnue, peu utilisée il y a quelques années avant que l'AADP la généralise appartient au vocabulaire courant de la dite organisation représentative.
Ce n'est pas un coup d'essai c'est une habitude chez eux de s'approprier les propositions et/ou la réussite des autres.

Il est temps aujourd'hui  de bien noter leur opposition à nombre de nos propositions et, le jour venu il ne leur sera plus possible d'écrire, d'affirmer que c'est grâce à eux, grâce à leur implication que telle ou telle mesure est acquise.

L'AADP est un équipe de bénévoles.

Plus nous serons nombreux, plus nous serons entendus.
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Et oui, que de chemin parcouru par  "la petite bande d'huluberlus qui se réunissait dans une cabine téléphonique"...
Merci aux représentants de l'AADP,
Récemment retraité, mais toujours "motivé" par vos actions ! 

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Comment ceux qui sont habitués à contourner les règles et à ne pas appliquer la loi vont-ils faire ?  Je m'interroge !

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On ne pourra pas conserver des marchands en les exploitant et en leur refusant toute garantie.
Tocqueville écrivait qu'on ne pouvait faire venir des colons pour exploiter la terre qu'à deux conditions : 
1/ Qu'ils y trouvent un intérêt financier et,
2/ que leur situation ne soit pas moins bonne qu'ailleurs.
Il ajoutait que pour les garder il était obligatoire de leur offrir d'aussi bonnes garanties que celles qu'ils quittaient pour venir. 
C'est pareil pour attirer ou conserver les marchands de presse. 
Il faudra qu'ils y trouvent un intérêt économique.
Et il faudra leur garantir des libertés dont ils ont été privés jusqu'à présent.
Parmi ces garanties il y aura nécessairement : 
- celle de pouvoir faire appliquer valoir son droit
- celle de voir son bien et sa personne respectée

En effet pourquoi continuerait-il à exercer un métier dans lequel son droit est bafoué en permanence, sans pouvoir le faire respecter, alors que dans les autres secteurs d'activité ce n'est pas le cas ?

Et pourquoi irait-il investir ou s'investir sans aucune garantie qu'on ne lui : 
- coupera pas l'approvisionnement
- installera pas d'autres points de vente sur sa zone de chalandise
- ne détournera pas ses clients de son magasin par des offres tarifaires concurrentes 
- ne le privera pas de la vente des titres sans contrepartie
- ne le livrera pas tardivement
etc. 

Les éditeurs et les messageries vont avoir des exigences. 
Nous en aurons aussi.  
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Nous sommes la vitrine des éditeurs, plus pour longtemps vu l'évolution du CA!
lors de lancement de nouveau titre les éditeurs invitent les lecteurs à découvrir leur titre dans les kiosques puis lance une campagne d'abonnement dans la foulée Pour éviter cet abus, pour accéder au réseau de vente un éditeur devra s'engager sur un approvisionnement exclusif pendant un délai à définir par les marchands puis sera autorisé à lancer sa campagne d'abonnement, les récalcitrants se lanceront tout seul comme des grands Ce genre de mesure peut aussi aider à remonter la rentabilité des pdv

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et que les tarifs d'abonnement soient identiques que ceux en pdv, le client choisit ou son marchand ou l'abonnement, mais ont bataille à arme égale

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Et que l'abonnement soit réel et non résiliable n'importe quand ou transférable d'un titre à un autre. Et qu'il soit payé d'avance et non au fil de l'eau comme la vente au numéro. Un abonnement est, et doit rester, un engagement de la part du client envers l'éditeur. Un écart tarifaire peut se comprendre mais il doit nécessairement être représentatif de l'économie que fait l'éditeur entre les deux modes de commercialisation. Il ne saurait être justifié par des pertes de l'éditeur pour capter la notre clientèle en vue d'hypothétiques revenus à venir ultérieurement. Un peu comme les différences de tarification des messageries entre éditeurs dont il a été démontré qu'elles ne relevaient pas des économies d'échelle liées aux volumes mais des intérêts des messageries à satisfaire les plus gros clients par des tarifs très bas. 

Nous sommes prêts à argumenter sur ces sujets. Nous avons des données quantifiées précises et des éléments juridiques sur lesquels nous appuyer.
La légitimité de notre action est un élément important mais ce n'est pas le seul. 
Il faut absolument que les marchands soutiennent en nombre notre action pour que celle-ci porte ses fruits de manière rapide et assurée. 
Votre action en région est essentielle pour convaincre nos confrères.
Beaucoup sont désabusés mais nous pouvons maintenant tout de même nous appuyer sur des réalisations pour les inciter à ne pas baisser les bras et au contraire montrer leur détermination. L'avenir dépendra de leur implication. De l'implication de tous.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
surfy

les éditeurs de presse forts de leur rédaction journalistique s'autoproclament garants de la démocratie et exigent un soutien indiscutable de nos dirigeants, parallèlement ils se comportent comme des fabricants de conserves en usant de toutes les ficelles marketing pour refourguer leur produit, le soutien par le contribuable leur donne des devoirs envers les gens qui travaillent à la diffusion de leurs titres et doit les obliger à plus de considération, c'est
l'ARCEP qui doit veiller à cet équilibre dans la filière

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L'ARCEP le fait avec ses compétences, ses moyens et sa méthode : création des règles, traitement des dysfonctionnements par ordre de priorité. 
Il manque dans la solution proposée par la réforme le gendarme du quotidien. 
Nous avions demandé un médiateur mais n'avons pas été suivi sur ce point. 
Le règlement des problèmes du quotidien sera donc d'autant plus long que les intéressés ne feront pas connaître les irrégularités. S'ils ne s'investissent pas dans la défense de leurs droits, personne ne peut les défendre. 
Notre action à l'AADP devrait porter à la fois sur la défense du quotidien et la préparation de l'avenir. Par manque de soutien nous ne pouvons pas assurer la première partie et ne traitons quasiment que la seconde. Cela nous est souvent reproché mais par des gens qui attendent passivement que l'on résolve tous leurs problèmes sans jamais vouloir participer.
De l'implication dépend le pouvoir d'agir. 

Le vocable presse recouvre à la fois une nécessité démocratique et un commerce quelconque. 
Le mélange a été permis par les défauts du système. Le carriérisme politique qui a succédé à l'engagement politique s'est nourri de largesses injustifiables accordées à la presse en raison de son influence. Si tous les politiques, quel que soit leur orientation, souhaitaient depuis longtemps réduire cette dépendance, seuls deux gouvernements ont pris des mesures en ce sens. L'actuel a eu le courage de trancher. Il faut reconnaître que les circonstances sont plus favorables (disparition de l'influence de Lagardère et réduction du marché de l'imprimé). Maintenant les grands éditeurs sont dans une phase d'adaptation (transfert du marché vers le numérique, adjonction de la data aux ressources, ouverture du marché de la distribution en cours). Ce sont des entrepreneurs pour lesquels nous ne sommes que des outils d'exploitation. Seuls les coûts leur importent. Ils ne sont pas responsables de notre sauvegarde et elle ne fait pas partie de leurs objectifs. Au contraire, ils souhaiteraient se défaire de toute obligation à notre égard et pouvoir nous imposer, individuellement, leurs intérêts. 
Il  est à souhaiter que l'Etat ne les laissera pas faire mais la réforme engagée ne va pas dans le sens de l'abandon des marchands. Nous représentons un petit nombre d'emplois (quelques dizaines de milliers) mais non délocalisables et autonomes et nous assurons un lien social utile à la paix civile. C'est pourquoi la rémunération fait partie des sujets restés dans les missions de l'ARCEP.  Là encore, l'AADP défendra les marchands mais le résultat sera lié au soutien effectif des marchands. Plus nous aurons d'adhérents plus la rémunération sera raisonnable. Moins nous serons nombreux  plus elle sera minimale, juste pour nous permettre de continuer.

C'est à vous en régions d'agir auprès de nos confrères. 
L'AADP fera ce qu'elle peut en fonction des soutiens qu'elle obtiendra.  
Si tu veux la paix, prépare la guerre.
surfy

exact Descartes "yaka faut qu'on" est une attitude improductive de résultats et c'est en nous regroupant que nous serons entendus

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