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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Un regard différent sur la situation et ses causes.

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Selon que l’on est éditeur ou marchand de presse la vision n’est pas la même sur la situation et sur ses origines. Pourtant, il est clair que l’un ne s’en sortira pas sans l’autre
.
Les éditeurs ont été contraints de modifier leurs modèles économiques pour s’adapter aux évolutions d’environnement et à la conjoncture.Certes, leur rentabilité a peut-être baissée, mais elle reste forte au regard de celle des autres acteurs de la filière. N’oublions pas tout de même que le numérique leur a aussi permis de faire des économies de conception et de production.

En comparaison, l’existence même des magasins est remise en cause par un important défaut de rentabilité. De là découlent de nombreuses fermetures mais aussi et surtout une croissance rapide de l’abandon de cette activité par des points de vente indépendants représentatifs.
Il faut dire que les options du CSMP et des messageries pour répondre à ce constat sont inexistantes voire aggravantes. Le premier, saisi de la concurrence commerciale déloyale pratiquée par les éditeurs aux dépends des marchands se contente de répondre que ces derniers peuvent quitter la profession (« vous n’êtes pas obligés de signer »). Les secondes, refusent
la réduction des linéaires par une position sans appel : « c’est tout ou rien ».

Résultat : une spirale infernale. Les ventes baissent parce que les magasins ferment et les magasins ferment parce que les ventes baissent.

Il serait de bon ton enfin que les éditeurs, seuls gestionnaires de la filière, se rendent à l’évidence qu’en laissant le réseau se détruire ils sabordent leurs résultats et leur avenir.
Chacun défend son intérêt individuel immédiat au lieu de réfléchir à la nécessité d’entretenir le
collectif existant. Le CSMP, dirigé uniquement par les principaux éditeurs, ne travaille que pour eux, bien que sa mission soit plus générale. Les messageries, elles, défendent leur chiffre d’affaires.

Il est évident que sans intervention de l’Etat la situation ne peut pas s’arranger.

Nous répétons que la seule solution pour en sortir est le partage équilibré des pouvoirs entre les acteurs de la filière sous le contrôle et l’arbitrage de l’Etat.

Nous demandons :
-       Le prix unique de la presse qui préservera le réseau de distribution comme ce fut le cas pour le livre
-       La constitution du contre-pouvoir qui contraindra la filière à résoudre ses difficultés, générant ainsi les économies nécessaires à son redéploiement.

L’heure n’est plus à attendre de l’Etat qu’il assume les conséquences des décisions prises par des intérêts divergents. Il faut redonner un dynamisme perdu à cette filière en lui permettant de rattraper l’important retard social qu’elle a accumulé au fil des décennies depuis l’après-guerre.
C’est la condition incontournable pour permettre son adaptation aux évolutions d’un environnement de plus en plus concurrentiel et réactif. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Les messageries refusent de limiter les linéaires car elles veulent maintenant moins de points de ventes avec des linéaires plus importants. Qui a part la grande distribution est maintenant capable d'avoir beaucoup de MLD. Les chiffres de la commission du réseau le montre.

Et pourtant il y a moins de 10 ans rappelons-nous ce discours de Monsieur Carisey sur la reconquête du réseau et son attachement à ouvrir des petits points de vente. Les mêmes qui ont beaucoup fermés en 2015 et dont cette fois le discours de Presstalis et de l'UNDP étaient de minimiser ces fermetures.  

Il y a actuellement une très forte demande à diminuer le linéaire "Presse".  je serais curieux de savoir comment cela se passe quand un Relay diminue ou souhaite diminuer le nombre de MLD,

il y a aussi une lassitude à recevoir des remises en vente à l'unité ou sous forme de pack, de nouveaux titres qui ne sont que des clones de titres existant. Cela montre que l'accès au réseau est trop facile.

A la différence de la librairie, ou l'éditeur ne vit que des ventes et non de la publicité, il est évident que si un prix unique de la presse venait à s'imposer,  il devra être très encadré.  Les éditeurs de presse n’hésiteront certainement pas à augmenter le nombre de pages de pub,  pour baisser le prix de leurs publications. Nous pourrions ainsi être amené à perdre en valeur et voir arriver sur le marché beaucoup de magazines à des prix très bas.


Avant une prochaine assemblée du Csmp, l'Aadp ne devrait-elle pas écrire aux éditeurs via leurs organisations syndicales - SEPM, FNPS, SAEP, SPQN, SPQR - pour les inviter à un "new deal" .
l





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Et comment l'on redonne une dynamique perdue et rattraper l'important retard social pour un réseau dont tout cette filière se moque , nous ne sommes utiles qu'à nous mêmes , les éditeurs réorientent leurs intérêts , les gros groupes polluent les linéaires , empêchent les autres d'exister , la vente au num n'est plus leur priorité , alors à moins que l'Etat finance jusqu'au bout cette filière jusque chez le marchand de journaux , et donne des aides à tout le monde , où vous vous diversifiez , et encore , où vous attendez votre retraite sans être trop gourmand et à l'évidence ce n'est pas une perspective d'avenir ? Alors pour réélevation sociale ce n'est pas pour demain , nous venons d'en voir la preuve avec les nouvelles aides de la mairie de Paris , un coup de neuf dans la modernité pour 15 ans et maximum 8500,00 E par an d'aides pour les marchands , de 3 euros de l'heure ils gagneront 4,50 euros de quoi devenir trop riches ? Et c'est un gouvernement de gauche et une mairie de gauche ? Personne ne veut envisager le rapport de force , mais c'est malheureusement par expérience la seule méthode qui fonctionne , voyez les actions qui sont organisées par d'autres filières ? Mais l'on peut encore dormir , lorsque se seront eux qui s'organiseront et ne nous distribuerons plus la presse papier à vendre ? Nous vendrons peut être les clopinnette !!! Que personne ne nous achètera ? Essayez de faire des réassorts ponctuels en ce moment que nous sommes en pleine coupe D'Europe , nous n'obtenons rien , alors qu'ils se le gardent leur Équipe !!! Et tout est comme cela depuis la dernière restructuration de Prestalis et bien entendu personne ne vous répond et ne vous tient au courant des réponses positives ou négatives ?

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Un  point relais en hôpital observé hier
- 3 colonnes (~0,70/0,80* 2,20) pour les magazines
- 4 colonnes identiques derrière le comptoir caisse, inaccessible  au public
- 5 colonnes identiques  réservées aux cadeaux et librairie
- 1 linéaire pour les magazines (L*h) ~1,50*1,20 presse
- 1 présentoir pqn/pqr

Clairement les critères de présentation de presse ne sont pas respectés.
- 50 ML minimum
- la surface de vente totale comportant une part consacrée au mobilier mural d'au moins 1,70 dédié au produit presse, soit une surface dédiée à la presse au moins égale à 45%

Et 24% de com
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Neiges Il faudrait vérifier mais les critères sont naturellement différents pour les concessions.
Là ou l'on parle pour un diffuseur de 50 Mld, ce n'est plus que 5 Mètres au sol pour un Relay, il me semble

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2 poids, 2 mesures.
Encore une distinction rendue nécessaire par le surcoût du loyer je suppose.
Naturellement cette dérogation vient en plus de l'avantage octroyé sur le commissionnement.
Et de surement plein d'autres que nous ne connaissons pas à ce jour...
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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C'est bien , nous sommes heureux de constater que les Relais sont mieux lotis que le reste du réseau ? Alors que la presse est de moins en moins mise en avant , chez eux , rentabilité oblige ! Pourquoi nous obstinons nous à vouloir promouvoir la presse , alors qu' Hachette met en avant des produits de diversification , à eux la rentabilité , à nous l'obligation d'engranger les stocks pour pas un rond ?

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Comme dit le DG du CSMP "vous n'êtes pas obligés ..."...
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Oui , je l'avais oublié cette réponse ? Nous ne sommes pas obligés. Tout leur système ne fonctionne pas , mais nous ne sommes pas obligés ?
Nous pouvons aussi retenir la réponse de monsieur Delivet a qui l'on fesait remarquer que les marchands et ou kiosquiers , ne percevaient qu'en moyenne 3 euros de l'heure , lors de la soirée annuelle de Mediakiosk, réponse : vous savez , ils sont travailleurs indépendants ! Donc ce n'est pas illégal !
Alors pourquoi ne pas retirer le statut de salarié tout court et demander aux gens d'être tous travailleurs indépendants , au pourcentage minable bien sûr du chiffre d'affaire annuel de l'entreprise pour faire plaisir à Gattaz , ils rendront la France très compétitive ! Les personnels n'auront plus à être payer trop chers ?
Avec des réponses comme celles ci , nous progressons, nous revenons au point de départ ?

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On parle des salaires , et la valeur de nos magasins!!! par chez moi il y a 2 mdp en centre bourg à vendre une à 35000 euros et l'autre 50 000 euros, il y a 10 ans ces commerces valaient le triple,j'aurais bien voulu les prendrent mais à proximité il y a des GMS qui ont la presse et les bar tabac qui ont tous la fdj .

c'est une perte d'argent assuré

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