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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Colloque juridique sur la Loi Bichet le 21 février 2017

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Nous étions invités à ce colloque auquel nous avons activement participé.
Il durait la journée entière et était partagé en deux parties distinctes.
Le matin était réservé aux juristes, à l'initiative de ce colloque organisé à l'occasion des 70 ans de la Loi Bichet et de l'introduction de nouveaux cours sur le droit de la distribution de la presse en M2 à Assas. Ce fut l'occasion pour eux de dénoncer non seulement les manquements de cette Loi mais aussi de mettre en évidence le comportement inadapté du CSMP qui fut dans l'incapacité de répondre.

A l'issue de cette première partie, L'AADP, (seul intervenant avec la CGT du Livre) demanda aux juristes ce que nous devions faire, n'ayant pas obtenu de réponse du CSMP et une réponse négative de l'ARDP sur l'officialisation du virement comme mode de règlement de nos factures.
JP. Roger coupa alors la parole aux juristes qui ébauchaient leur réponse en disant que le virement ne pouvait nous être refusé et nous annonça qu'il nous avait fait un courrier en ce sens le mois dernier. Courrier que, naturellement nous n'avons jamais reçu. Le premier débat s'arrêta là-dessus. Notez qu'il est donc acté officiellement que nous ne sommes pas obligés de régler par prélèvement mais que nous pouvons régler par virement. Nous en ferons la publicité qui s'impose.

L'après-midi fut très différente, consacrée à une table ronde d'institutionnels.
Un premier intervenant de Sciences Po Rennes nous expliqua d'abord, graphes à l'appui, que la presse papier était en grand déclin. Discours convenu du chasseur qui voulant se séparer de son chien l'accuse d'avoir la rage. Dommage que l'AADP ait relevé les "imprécisions" (mélange habile de chiffres de presse globale et de presse quotidienne) pour démontrer le discours.
Nous eûmes ensuite droit à l'autosatisfaction de la DGmic, du CSMP et de l'ARDP dont le discours fut : c'est dur mais nous sommes bons car nous y sommes arrivés.
M. Morel (SPQN) demanda la tenue d'une table ronde pour effacer la loi Bichet et la remplacer par un système plus réactif et permissif pour les éditeurs.
A.M Couderc, après avoir fait la bise à M. Panetto présent dans la salle, déclara qu'il fallait remettre en question le système en mettant le client, consommateur, acheteur, au centre du dispositif.
José Ferreira (MLP) présent parce que nous avions insisté auprès des organisateurs et de MLP, déclara que dans une éventuelle table ronde il n'était pas question d'oublier les petits éditeurs, les agents de la vente et les droits fondamentaux du citoyen.
La parole fut ensuite donnée à la salle et, encore une fois l'AADP fut la seule à intervenir.
Nous avons d'abord mis en évidence le fait que les analyses initiales concernant la baisse des ventes étaient volontairement faussées, ce que AM Couderc approuva par un hochement de tête.
Nous avons ensuite dit qu'entre 1985 et 2009 le CA du secteur était passé de 6.5 Mds€ à 11.5 Mds€ sans que rien ne soit fait ni pour l'avenir ni pour qui que ce soit d'autre que les éditeurs, malgré des coûts d'achat de papier et des coûts de fabrication stagnants. Ceci nous a conduit à dire que si nous étions d'accord sur les constats alarmants il n'était pas question d'en ignorer volontairement les causes et que les éditeurs s'étant vu confier seuls, par la Loi de 1947 le pouvoir de gestion de la filière ne pouvaient s'exonérer de leurs responsabilités. Et par conséquence, que l'on ne pouvait, dans le projet de table ronde demandé par eux, ignorer la nécessité d'instaurer la parité dans la nouvelle gouvernance, faute de trouver les synergies nécessaires pour sauver le système.
Laurence Franceschini, ex Directrice de la DGmic et animatrice de ce "débat", conclut ensuite par un fameux "Ca ce sont les idées que vous portez".

A suivre. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Merci à l'ensemble de nos représentants de porter les dossiers partout ou il faut, sans relâche.

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Autosatisfaction des administratifs en charge de la gestion de la filière.
Que pouvait-on attendre de leur part. Une remise en question ?
Certainement pas. 
Dormez tranquilles braves gens tout va bien (pour eux).

Remise en question en revanche des universitaires du Droit.
Ceux-ci dénoncent, et nous les en remercions, la partialité du système et sa marginalité par rapport au droit public et commercial.

Il est maintenant acté que ce système vit en marge de la Justice provoquant des incompatibilités qui confèrent une instabilité au système.

Volonté d'abrogation de toute dépendance juridique et politique de la part des éditeurs.
Rien de bien nouveau. Seulement une poursuite active de leurs ambitions.

La conclusion de la représentante du gouvernement était claire : le rôle du cabinet de la ministre est de servir de jonction entre les acteurs sur le terrain et le législateur qui doit seul prendre la décision d'intervenir pour modifier la Loi. En clair, si le gouvernement intervient il sera taxé d'ingérence et ne le souhaite pas mais il est conscient de la nécessité.

La chancellerie nous avait d'ailleurs fait la même réponse écrite il y a déjà quelques temps.

Reste à convaincre le législateur d'intervenir. 
Mesdames, messieurs, sachez que votre message a été entendu et que notre action en ce sens est en cours. Vous en aurez la confirmation dans les prochains mois à venir.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

A travers tout ça, comment imaginer que ça change un jour ?
Les piques qui leur sont lancées ne suffisent pas à percer leur carapace.
Ils considèrent n'avoir aucun intérêt à mieux rémunérer le réseau, qui continuerait de se défaire de toute manière.
Ils ne l'ont pas fait avant pour consolider. Pourquoi le feraient-ils maintenant, avec une baisse des ventes continue et anticipée pour le support papier ?

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Comment faire ? La question est bonne.
Tout est dans le "Ils" qui regroupe des acteurs aux points de vues différents.

Nous connaissons effectivement celui des principaux éditeurs qui ne nous est pas favorable.
Mais sont ils représentatifs ? Et peuvent-ils continuer, après tant d'erreurs mortifères, de contournement de la Loi et de détournements d'aides à conserver seuls la direction des opérations ? Rien n'est moins sûr.

Nous connaissons également celui des administratifs qui se satisfont de résultats calamiteux et ne se remet pas en cause malgré un avenir sombre, de peur de déplaire aux principaux éditeurs dont le pouvoir de faire et défaire les carrières est grand. Par ailleurs faire de la représentation est plus confortable. 

Nous savons également le point de vue de l'Etat qui constate l'inefficacité, pressent le danger et souhaite que le législateur s'empare du sujet pour éviter d'être taxé d'ingérence.

Nous l'avons dit. Après 4 années d'étude et d'entrée en matière nous connaissons maintenant le sujet et les rouages. Notre motivation est intacte parce que notre besoin est incontournable. L'année 2017 sera d'un genre différent. L'action prend le pas sur le lobbying.
C'est déjà en cours et nous invitons tous les marchands qui veulent le changement à nous rejoindre. Le changement viendra de l'appel de la base, pas de ceux qui chargés de la gestion de la filière profitent de leur pouvoir à notre détriment. Il n'est plus question de soutien à l'UNDP ou à l'AADP ou à un syndicat de kiosquiers. Il est temps de restaurer la dignité de notre métier pour nous assurer un avenir plus valorisant et mettre fin à la spirale mortifère programmée par nos dirigeants actuels.
Nous avons une fonction, utile à la démocratie, garante de la pluralité. 
Nous participons également à l'animation des quartiers et l'attraction des centres-villes.
Nous avons enfin un formidable pouvoir : celui de communiquer quotidiennement avec les citoyens.
Il est temps de faire entendre notre point de vue ailleurs que dans les instances volontairement sourdes et nous pouvons vous assurer que cela sera fait.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Et bien encore , que de déceptions , décidément la filière s'embourbe toujours dans des discours individualistes et stériles , qui même en sachant qu'ils se trompent , perdurent et ne veulent plus donner la priorité à la vente au numéro, d'ailleurs j'aurais été surprise du contraire ? Seule la mobilisation des marchands pourra faire reculer ces éditeurs qui n'ont qu'une gestion des profits , si l'Etat ne peut intervenir de peur d'être taxé d'ingérence, il pourrait très bien exiger des contreparties quand même qu'il ne demande même pas , ce n'est pas très grave , c'est l'argent des contribuables, il équilibrera et réduira l'argent du sociale et augmentera nos impôts pour ne pas irriter ceux qui font et défont les carrières des hauts fonctionnaires et des grands dirigeants, c'est puants comme alternatives mais eux s'en accommodent visiblement très bien les réunionnite aigües , qui ne font pas avancer d'un pousse le sujet depuis des décennies , même avec des rapports à n'en plus finir , ils continuent la tête dans le guidon dans la même voie ? C'est plus confortable que de réformer , en attendant ils fait bien qu'ils fassent quelque chose de leurs journées puisqu'ils sont très bien payés pour faire des réunions qui ne servent à rien et si en plus Monsieur Panetto fait la bise à Anne Marie Couderc , nous sommes tous sauvés ? Heureusement que l'AADP se mobilise beaucoup et qu'un petit syndicat de kiosquiers tente très difficilement de se faire entendre , parce qu'ils iraient encore plus loin dans l'exploitation sans aucune retenue .

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