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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

- de 25.000 pdv de PRESSE

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Info Le JDD 
Selon les infos recueillies par le JDD, plus de 1.000 points de vente de presse ont disparu en France entre décembre 2015 et décembre 2014.


le lien


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Mieux que rien , mais que sont ils lents ?

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https://www.google.fr/maps/@48.2971057,4.0760797,3a,75y,146.14h,78.19t/data=!3m6!1e1!3m4!1smJepqAS5VXQfdysnuM9MuA!2e0!7i13312!8i6656!6m1!1e1
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Triste de voir une telle photo, mais encore plus si le vendeur n'a pas pu vendre son pas de porte.
Mais attention, nous ne sommes pas tous forcément condamnés à perdre nos billes, s'il y a un bail tout commerce, avec un bon emplacement. Un bon gérant est aussi celui qui ne se laissera pas manger en sachant anticiper.
A contrario, hier midi sur un JT, un dossier sur la désertification de certains centres-villes à cause d'accès plus faciles et offres plus variées aux abords était édifiant, mais pas surprenant. Dans ce cas, un magasin de presse subit la double peine...

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c'est aussi très affligeant de voir au moins six commerces fermés dans la même rue !

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En effet , pourquoi laisse t'on les centres villes dans un état de désertification , pour mieux fréquenter ce qui ressemble à des centres commerciaux des complexes , de cette façon l'économie est redirigée vers les mêmes plus puissants !! De plus eux peuvent financer les campagnes électorales , les mairies , les régions ect ... Les petites enveloppes ?

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Coup de tabac chez les marchands de journaux du Boulonnais

PUBLIÉ LE 28/01/2016
PATRICIA NOËL   La voix du nord.fr


En l’espace de quelques mois, plusieurs marchands de journaux ont disparu du paysage commercial du Boulonnais. Cette crise n’est pas propre à Boulogne, elle est clairement identifiée au niveau national où l’on évoque la disparition de près de 1000 points de vente en un an. Une hécatombe...




Lundi, à Boulogne, un commissaire-priseur vendra aux enchères des cartes postales, de la papeterie, des petits cadeaux... C’est tout ce qu’il reste de LJ Kdo Presse, le marchand de journaux qui vient de fermer dans la galerie commerciale de Carrefour Liane.

Cette fermeture serait anecdotique si elle ne s’ajoutait à celle du Persan (rue Faidherbe), du Losange (Camp-de-Droite), du marchand de journaux du boulevard Sainte-Beuve, de Chapitre (la Fnac n’a pas repris la presse).

Plusieurs diffuseurs en redressement

Plusieurs autres diffuseurs de presse traversent des moments difficiles, certains se sont placés sous la protection du tribunal de commerce et sont en redressement judiciaire.

Que les raisons de ces fermetures soient conjoncturelles, c’est-à-dire liées à la crise que traverse la profession, ou plutôt à mettre sur le compte de problèmes de gestion personnelle,elles démontrent la fragilité du secteur.

Les vocations se font rares, comme le prouve le manque de repreneurs pour les boutiques dont les propriétaires partent en retraite.

En réalité, cette crise n’est pas une preuve de plus de la mauvaise santé du commerce boulonnais. Elle déborde très largement des frontières boulonnaises. La disparition progressive des diffuseurs de presse est un phénomène national.

Selon les chiffres annoncés par Presstalis, distributeur, la France aurait perdu près de 1 000 points de vente de journaux en 2015. Les professionnels ne seraient plus que 25 963 à maintenir le cap, malgré des difficultés qu’ils ont exposées à François Hollande, sous forme d’une lettre ouverte, en septembre. Elle est pour l’instant restée lettre morte.

Pour eux, la presse parisienne c’est fini



Les habitants de la Haute-Ville qui veulent acheter un magazine ou un quotidien national n’ont plus le choix. Ils doivent sortir du secteur des remparts et aller un peu plus loin, au Champenois, dans le quartier du Dernier Sou. Le Café de la Mairie, qui proposait un petit rayon avec la presse parisienne a fait le choix, il y a un an, de le laisser tomber.

On y trouve encore (c’est l’essentiel...) la presse locale. « Nous, on était une petite presse, on avait moins de titres que les autres » explique la patronne, qui évoque aussi un manque de considération.

« Le coup de Charlie , ça a vraiment été le coup de grâce pour moi comme pour beaucoup de petits diffuseurs. »
Ils ont gardé la presse locale

Elle fait référence au fameux numéro tiré après les attentats dont elle n’a reçu aucun exemplaire. « C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’arrêter et de concentrer l’activité sur les jeux et le tabac. C’est un travail très exigeant vous savez, rien que pour le tabac, il faudrait une personne à temps complet. »

En Basse-Ville, le propriétaire du Longchamp, rue de la Lampe, a fait exactement le même choix, au même moment.

« La presse, c’était de moins en moins rentable et toujours très compliqué. J’ai eu l’occasion d’avoir une machine pour le LotoEntre ça et la presse, mon choix a été vite fait et un an plus tard, je ne regrette rien ! »

Malgré tout, lui aussi a conservé la presse locale, avec des présentoirs bien en vue juste à l’entrée de la boutique. Une valeur sûre, donc...

De la presse dans les hypers

Les rayons presse ont fleuri petit à petit dans les hypermarchés du Boulonnais, allant même jusqu’à concurrencer les diffuseurs de presse ouverts depuis des années à deux pas, dans les galeries marchandes de ces mêmes hypers. Il fallait oser...

C’est le cas à Auchan Saint-Martin-Boulogne ou chez Leclerc à Outreau où un rayon complet est consacré à la presse.

Les marchands de journaux vivent assez mal cette concurrence. « Ce qui est vendu là-bas n’est pas vendu ici, c’est toujours du chiffre de perdu » constate amèrement le patron du Diplomate qui a vu arriver ces nouveaux concurrents avec un certain fatalisme.

Dernière modification le vendredi 29 Janvier 2016 à 08:26:02
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Triste fin encore , nous n'avons pas su nous mobiliser , pour défendre cette profession, aujourd'hui c'est l'écatombe , les fermetures ne sont pas le seul fait de mauvaise gestion , c'est aussi un manque de volonté politique de protéger les petites et moyennes entreprises, tous les secteurs du petits commerces sont en crises , mais la presse étant concurrencée de toutes parts , les fermetures sont de plus en plus visibles ? Les livraisons par les éditeurs , par les messageries ainsi que les quantités sont volontairement ou pas mal réglées depuis des décennies, mais depuis trois ans c'est encore pire. Combien de MDP se plaignent aujourd'hui de ne pas recevoir les titres qui se vendent , ils n'ont jamais de réassorts ? Nos chiffres d'affaires sont à la merci des éditeurs , non pas parce que le MDP ne fait pas son boulot . Pas de Charlie avec de tels événements , pas assez Hebdos , lors d'événements particuliers , aucune possibilité d'en commander ? Des services injoignables ? Même les éditeurs ? Quand eux se fichent de la vente , que pouvons nous faire ? Le canard qui réduit les quantités de moitié pendant des semaines ? C'est une erreur , chez vous se sont des pertes ? Tout le système fonctionne comme cela c'est à dire mal ! Et à la clef des fermetures à tour de bras !!
Pouvons nous penser que lorsque la démocratie fou le camps , la presse papier va de paire ?
Bon courage à ceux qui ferment !

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Ne faut-il pas dire plutôt bon courage à ceux qui n'ont pas d'autre choix que de subir sans en vivre ?
Pour ceux qui "ont le choix", un déclic doit arriver avant qu'il ne soit trop tard.

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La Maison de la presse sous le marteau




 La nouvelleRrépublique.frDenys Frétier

Vienne - Châtellerault - Commerce
29/01/2016 

  

Tout le stock de la Maison de la presse a été vendu hier en moins d'une heure aux enchères.
Le stock de livres et articles de la Maison de la presse, qui a fermé après 85 ans d’existence, était mis aux enchères hier. La vente a rapporté 8.000 €.

Il y avait foule hier à la Maison de la presse de Châtellerault, place Dupleix. Qu'on ne s'y trompe pas. Cette institution, qui a vu des générations défiler dans ses rayons depuis 85 ans, n'a pas rouvert après sa fermeture le 20 juin dernier.

Les 60 personnes qui se trouvaient dans la célèbre librairie étaient là pour acheter aux enchères (à la suite de la liquidation judiciaire du commerce) les stocks de livres (romans, BD…), cartes postales, stylos plume, matériel de bureau (tiroir-caisse, lecteur de codes-barres…) ou encore présentoirs.

Des acheteurs de toute la France

Tout est parti par lots en moins d'une heure sous le marteau de Me Christophe Sabourin. « Nous sommes là pour une vente un peu particulière. On est dans LA Maison de la presse de Châtellerault, une institution très connue des anciens Châtelleraudais », a-t-il lancé avant de démarrer, au micro, les enchères avec sa faconde enjouée(« Tempête sous un crâne », « Monsieur est en en embuscade », « Qui mène le bal ici, c'est le commissaire-priseur ! », « Ce n'est pas bien de regarder, à 10 € il faut lever la main, allez ! ») 

Les acheteurs présents n'étaient pas forcément du cru. Dans la curée, il y avait notamment des professionnels de la vente de livres sur internet ou sur les marchés qui avaient fait la route depuis Paris, Lyon ou encore Béziers. Deux d'entre eux se sont d'ailleurs bagarré pour s'accaparer les deux plus gros lots (des livres). L'un est parti à 2.350 €, l'autre a été adjugé 1.700 €. 

Paco, 20 ans, est l'un des acheteurs : « Je suis venu de Paris exprès. J'ai acheté un lot de livres à 1.700 €. Je revends sur internet ou sur les marchés. Je verrais bien si je m'y retrouve. Je ne voulais pas repartir sans rien. » 

Florent Chevalier, lui, est reparti avec un lot de livres à 300 € « Je viens de Lyon mais ce n'était pas très intéressant. J'achète pour revendre sur internet avec ma boutique en ligne. » 
Me Sabourin n'en revenait pas. « C'est étonnant, je n'aurais pas pensé que les enchères seraient montées aussi haut pour des livres, pour la plupart d'actualité et donc un peu passé. » 

La vente a rapporté 8.000 € qui iront dans la poche… des créanciers. Cette fois, la Maison de la presse n'est plus seulement fermée. Elle est vide. La gérante des lieux n'était pas là (une employée était présente). Trop d'émotion sans doute



L

Dernière modification le vendredi 29 Janvier 2016 à 12:20:50
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Imbroglio autour de la maison de la presse de Méru

Farida Chadri Le parisien.fr




Méru, mars 2015. Depuis un an, les habitants du centre-ville n’ont plus de lieu pour acheter journaux et magazines. (LP/F.C.)

Le centre-ville de Méru va-t-il compter prochainement un ou deux points de vente pour la presse ? Depuis un an, période à laquelle la maison de la presse a baissé le rideau, les habitants n’ont plus de lieu pour acheter journaux et magazines au cœur de la cité de la Nacre.

Aujourd’hui, la situation est à la fois complexe et assez ubuesque : une commerçante vient d’obtenir un agrément pour vendre des journaux, et parallèlement la maison de la presse pourrait rouvrir.

« On ne sait plus trop sur quel pied danser », lâche d’un air désolé une élue.
Depuis un an, Florence Simon, gérante de la mercerie Passion CréaFlo, rue Moufflette, entreprend des démarches pour développer un espace presse dans son magasin, en complément de son activité. « La mercerie/laine n’étant pas assez rentable, avoir un point presse dans mon magasin me permettrait de m’en sortir », explique-t-elle.

Après s’être heurtée à plusieurs obstacles, Florence Simon a obtenu le 7 janvier l’agrément du Conseil supérieur des messageries de presse. Soulagement de l’intéressée qui sera de courte durée. Une semaine plus tard, Olivier Leroux, l’ancien propriétaire de la Maison de la presse, et par ailleurs dépositaire de presse (en charge de la répartition des journaux) sur le secteur, lui envoie une lettre recommandée. Il estime que la décision de la commission est entachée d’irrégularités. « J’ai préféré l’appeler à être prudente », glisse Olivier Leroux. « Pourquoi met-il des bâtons dans les roues ? C’est incompréhensible », s’interroge l’élue. « Si Monsieur Leroux veut faire un recours, il a le droit de saisir le tribunal », avance Guy Delivet, le directeur général du Conseil supérieur des messageries de presse, assez serein sur la régularité de la décision de la commission d’agrément.

Pour couronner le tout, depuis plusieurs semaines, une rumeur circule sur la réouverture de la maison de la presse. « Quelqu’un est en train de faire des travaux pour rouvrir le magasin », confirme Olivier Leroux qui aurait signé un contrat de diffusion avec le futur gérant.

Une certitude : deux points presse installés à quelques dizaines de mètres l’un de l’autre ne serait pas une solution économiquement viable.

Dernière modification le vendredi 29 Janvier 2016 à 12:15:34
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L'article sur la vente aux enchères du stock de livres et d'articles de la Maison de la presse dans la ville de Châtellerault dans le département de la Vienne est dramatique quant à sa conclusion : la vente de ce stock n'a rapporté que 8.000 E qui iront dans la poche des créanciers..... La gérante des lieux a dû perdre beaucoup d'argent par rapport à la valeur réelle du stock, sans compter la perte de son fonds de commerce, et de tout le mobilier à l'intérieur de ce magasin : cela fait certainement au final plusieurs centaines de milliers d'euros de pertes : cela doit être un traumatisme psychologique épouvantable pour la malheureuse gérante de ce commerce qui a tout perdue.  Pas étonnant dans ces conditions que beaucoup de commerçants se suicident. 

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Bon courage à ceux qui ferment !

cela doit être un traumatisme psychologique épouvantable pour la malheureuse gérante de ce commerce qui a tout perdue.  Pas étonnant dans ces conditions que beaucoup de commerçants se suicident. 
 

C'est triste, oui....peut être.....,mais ce n'est que la suite logique de l'histoire.

Qu'ont-ils fait ces commerçants pour défendre leur patrimoine, leur entreprise ?
Se sont-ils organisés pour sauvegarder leur profession ?
Se sont-ils battus pour légitimer, pour valorise leur statut  de mandataire- commissionnaire ducroire ?
Etc.....

La situation ne s'est pas dégradée de jour au lendemain.
Quid de leur gestion ?
Gérer c'est anticiper.

Ces fermetures sont le résultat du laxisme latent, voire d'incompétences.

Non, je ne m'apitoierai pas sur les fermetures des commerces de presse ils récoltent le fruit de leur nonchalance, de leur faiblesse, de leur laisser faire au syndicat dit représentatif.

Tous ceux qui nous lisent, qui connaissent notre combat sans nous rejoindre n'auront pas l'excuse de ne pas avoir été prévenu et n'auront pas le droit de se lamenter lorsqu'ils se trouveront sur les prochains chariots en route vers la guillotine.
En ville, en galerie marchande, en zone urbaine, etc...., où qu'ils soient, aucun marchand de presse n'est à l'abri.
L'espoir de sauver notre peau réside dans la fédération de tous, pour parler d'une seule voix exigeante.

Cynique Neiges ? 
Non, lucide et réaliste.
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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neiges
malheureusement ,il y a des gens sans scupules comme 123456 qui leur explique que tout va bien ,qu'ils s'occupent d'eux ,qu'il suffit de payer la cotisation ,les abonnements ,faire des stages tous les trois ans ,changer les meubles (chez leurs amis),l'eclairage ,agrandir les rayons ,amplifier les stocks et tout ira pour le mieux.

nous avons le résultat aujourd'hui.
mais ce monsieur vous dira que ces personnes qui ferment sont incompétentes.
la solidarité n'est pas une vue de l'esprit.sans elle nous sommes morts

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La roue tourne de plus en plus vite !! Les fermetures de plus en plus nombreuses dans des temps de plus en plus courts . Nous devons tous nous réveiller , demain se seront d'autres collègues qui baisseront le rideau !!!

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La roue tourne de plus en plus vite !! Les fermetures de plus en plus nombreuses dans des temps de plus en plus courts . Nous devons tous nous réveiller , demain se seront d'autres collègues qui baisseront le rideau !!!

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Samedi, c'était le dernier jour d'ouverture 

la depecdhe.fr

http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/01/2267700-la-librairie-barthe-a-baisse-le-rideau.html






C'est tout un pan de la vie commerciale de Villefranche-de-Rouergue qui vient de s'effondrer en cette fin du mois de janvier avec la fermeture, après 80 ans d'activité, de la librairie Barthe.

«Nous sommes allés jusqu'au bout du bout», soupirait Vincent Barthe ce samedi après-midi.

La décision de fermer le magasin, elle a été terrible à prendre. Mais à force de travailler sans se verser de salaire, la situation devenait intenable. Déjà, son frère Laurent avait dû, depuis plusieurs mois, prendre du recul pour tenter de sauver ce qui pouvait l'être. Mais à force de sentir souffler ce mauvais vent qui n'a de cesse de s'engouffrer dans les ruelles de la bastide, il apparaissait impossible aux deux frères d'aller plus loin.

Pourtant depuis 80 ans, avec leur pétillant grand-père et joueur de boules lyonnaises de haut vol Augustin, d'abord, qui avait posé les fondations de la librairie-presse, celle-ci n'avait jamais bougé de la rue de la République. C'était dans cet entre-deux-guerres, anticipant les «Trente Glorieuses» où la presse roulait sans souci, et où le livre n'était concurrencé ni par la télé, et encore moins par la «toile.» Quand leur père Jean, passionné d'archéologie, d'histoire locale et de cartes postales d'un autre temps, prit le relais, pas d'ombre à l'horizon du tableau. Qui plus est lorsqu'il adjoignit à l'ensemble tout ce qui avait trait à l'univers scolaire. Écoliers, collégiens et lycéens y trouvaient cette «substantifique moelle», métaphore du savoir, tant mise en avant par Rabelais.

Autre temps, autres mœurs. Depuis un quart de siècle que les deux frères sont aux commandes de ce commerce familial, ils se trouvent positionnés comme au sommet d'une vigie mesurant le déclin du vrai commerce de proximité. En même temps que celui de leur ville. Pas question pour eux, aujourd'hui, de s'épancher et de jeter la pierre à qui que ce soit. L'état des lieux, ils l'ont fait. Y compris dans les instances locales. Mais l'amertume, autant qu'elle soit rentrée n'en demeure pas moins réelle.

Chaque mot est posé. Mais, il reste suspendu à cet anachronisme qui veut qu'une ville comme Villefranche, pensée à son origine pour être un carrefour d'échanges commerciaux comme l'ensemble des bastides, perd nombre de ses commerces. Même si cela n'est pas le propre de la ville, les frères Barthe n'ont pas été les derniers à tirer à plusieurs reprises la sonnette d'alarme sur ce point.

L'un comme l'autre mesurent combien le contexte a évolué. Le concept de «commerce de proximité» aussi en subissant une vraie révolution menée tambour battant à quasi-marche forcée. «Aujourd'hui, ce qu'on vend, on le trouve ailleurs», opine un des deux frères. Laurent appuyant : «Il y a eu les ventes en lignes qui ont fait très mal aux commerces autour du livre et de la papeterie ; puis ici nous avons subi le contexte du développement de la route de Montauban, en même temps que le centre-ville se vidait de ses vieux habitants.» Cette superposition ne serait pas anodine à ses yeux. «Tous les jours j'étais là à 7 h 30 et il m'arrivait de plus en plus souvent de vendre ma première Dépêche entre 9 heures et 9 h 30.» Comme un sentiment de solitude et d'abandon. «Et puis, poursuit Vincent, quand tu prends du recul et que tu vois l'état du centre-ville, même en te pinçant tu n'y crois pas.»

L'avenir ? «Ce qui devait arriver est arrivé, analyse-t-il, avec plus de 130 m², nos locaux ont du potentiel et peuvent intéresser du monde…» Tous les deux veulent rester prudents.

Quant à leur avenir : la seule vraie certitude, il ne se déclinera pas dans un magasin à eux…

Le précédent «Jeanot lou paysan»La librairie Barthe rejoint le rang des commerces «historiques» du cœur de la ville de Villefranche à fermer ses portes. Avant Vincent et Laurent, toujours rue de la République, il y avait eu, quelques années plus tôt, le coup de massue représenté par la disparition de l'enseigne «Jeanot lou Paysan». Ce concept de négoce de vêtements imaginé par ce visionnaire du commerce qu'était Jean Ferrier avait essaimé des magasins dans tout le département, mais aussi à Montauban, Cahors et Figeac et sur toutes les foires du territoire.

Jean-Paul Couffin

Dernière modification le lundi 01 Février 2016 à 08:58:59
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Presse : Dany tire définitivement son rideau

Actualité  Grand Sud  Hautes-Pyrénées  Aureilhan

la depeche.fr

http://www.ladepeche.fr/article/2016/01/30/2266779-presse-dany-tire-definitivement-son-rideau.html



Le magasin de presse Chez Dany, situé au cœur d'Aureilhan, 88, avenue Jean-Jaurès, stoppe définitivement son activité. Un commerce qui aura donc vécu une bien belle et longue histoire puisque c'est en 1946 que ce commerce a vu le jour.

Durant soixante-dix ans, en effet, ce magasin était parfois un lieu d'échange pour les Aureilhanais qui patientaient sur la livraison de leur journal, une occasion de papoter un peu, de narrer une actualité qui attendait que l'encre du journal sèche avant de la lire.

Donc, une page est tournée avec un pincement au cœur pour les Aureilhanais.

Nouveaux dépositaires du journalDésormais, le journal aura deux dépositaires. Deux boulangeries pâtisseries où il sera possible en effet d'aller chercher son journal au centre d'Aureilhan : La Mie du pain, située 90, avenue Jean-Jaurès, et le Fournil des saveurs, tenu par Delphine et Cyril, au 91, avenue Jean-Jaurès. Deux nouveaux dépositaires du journal que nous vous présenterons plus amplement dans nos prochaines colonnes.
Bonne retraite à Dany et Jean-Pierre.

Dernière modification le lundi 01 Février 2016 à 09:08:58
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Enfin une retraite bien méritée, mais aucun repreneur , allez savoir pourquoi ? Encore une boutique qui ferme , le lien social qui fou le camps !!! Que des dépôts dans les boulangeries , les supers marchés ect ? Super ?

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Le réseau compte 25.000 magasins de presse contre 30.000 en 2008.


Les fermetures de points de vente de presse se poursuivent inexorablement. De plus de 30.000 en 2008, les marchands de presse n'étaient plus que 24.877 en décembre 2015, selon le Conseil supérieur des messageries de presse. En un an, ce sont près de 1000 enseignes qui ont disparu.
L'ensemble du réseau est concerné par cette chute. Le nombre d'enseignes spécialisées (Maison ...


A lire page saumon du Figaro page  26
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Comme ça ... c'est mieux

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On assiste à un véritable jeu de dupes.
- Quand l'undp cherche à minorer la baisse du nombre de pts de vtes, et à croire à une hausse de la rém. Mais ne leur reprochons pas de communiquer positivement en croyant à l'avenir du métier.
- Presstalis qui n'inverse pas le déclin et qui reste l'arbitre...en reconnaissant ne plus avoir les moyens d'investir.
- NAP, dont l'objectif à peine voilé est de supplanter la presse. Parfois sans que les gérants des concepts s'en aperçoivent...
Combien de temps tout ça peut-il tenir ?

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