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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Entreprendre: les kiosques meurent .....

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Dans Entreprendre du mois novembre dossier de 3 pages sur la presse :
interview de :
Aude Azoulay, Ministre de la Culture
Michel Françaix, Député PS en charge de la presse
Pierre Bloch, Porte-parole de l'AADP
Daniel Panetto,  Président de l'Undp.

Dernière modification le samedi 05 Novembre 2016 à 11:23:48

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J'ai lu l'article , enfin une intervention de l'état réel des difficultés majeures de la presse , les éditeurs et leurs dumping envers un réseau qui les a servi depuis des décennies pour porter la liberté d'expression et servire la démocratie ! Nous sommes tous concernés par le fait que les éditeurs n'ont pas seulement que tous les droits , pourquoi n'auraient ils pas d'obligations de respecter notre réseau pour les mêmes raisons puisque la contrepartie se sont les aides colossales de l'état par nos impôts et qu'ils sont presque tous déficitaires , donc un peu de bon sens et de morale ne feraient pas de mal à cette filière !

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Des infos et des .... A vos commentaires

Les photocopies de Robert Lafont au secours des points de ventes...franchement, c'est de la charité !
La preuve que vous travaillez pour eux et pas pour vous.

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La preuve aussi que les autres qui se prétendent nos meilleurs amis refusent d'aborder le sujet.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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je remarque que le Président de l'Undp qui aurait pu refuser l'interview  bénéficie d'un encadrer avec photos, ce qui n'est pas le cas de l'AADP. Lafon Presse voudrait flatter l'Undp qu'il ne s'y prendrait pas autrement.

Enfin le fond me semble quand même plus important que la forme !

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Presse : une mort annoncée ?

Entreprendre.fr
Publié le 11 nov 2016

http://www.entreprendre.fr/la-presse-est-en-danger

Alors que les gros éditeurs engrangent des millions d'euros, 1.000 marchands de journaux ferment chaque année. Sans une profonde réforme, c'est la survie économique de nombreux éditeurs qui est en question.

Réformer la distribution de la presse, c'était l'une des promesses de François Hollande. Lui qui, paraît-il, rêvait enfant d'être marchand de journaux, s'affirmait en 2015 «très attentif à la situation des marchands de journaux qui contribuent pleinement à l'information de nos concitoyens sur l'ensemble du territoire», affirmant même «qu'une réforme relative à la distribution de la presse était en cours de préparation».
 
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la réforme se fait attendre alors que trois marchands de journaux ferment chaque jour et que ceux qui résistent souffrent. Certes, des mesures positives ont été prises, comme l'augmentation de la rémunération des diffuseurs, mais elles ne résolvent pas les problèmes de fond.
 
Un système né en 1947
La distribution des journaux en France repose sur un système original, mis en place par la loi Bichet au lendemain de la Libération, avec l'ambition d'assurer la libre diffusion et le pluralisme de la presse. Avec succès, puisque notre pays est l'un des plus dynamiques, avec plus de 3.000 titres et 25.000 points de vente.
 
Les éditeurs adhèrent à une coopérative qui assure la mutualisation des coûts et organise les moyens de distribution. L'éditeur qui adhère à une coopérative ne peut vendre au numéro ses titres en dehors du réseau de vente agréé des marchands de journaux.
 
Trois coopératives d'éditeurs sont aujourd'hui réunies dans deux sociétés de messageries : Presstalis, qui assure 75% de la vente au numéro (quotidiens et publications) et MLP (Messageries Lyonnaises de Presse), qui assure 25% (publications uniquement). Les messageries s'appuient sur un réseau de dépositaires (grossistes) pour distribuer leurs titres auprès des marchands de journaux.
 
Pierre Bloch, porte-parole de l'Association pour l'avenir des diffuseurs de presse (AADP), qui défend les intérêts des marchands de journaux,
ne remet pourtant pas en cause ce système : «Non seulement il est toujours adapté mais c’est le seul à même de garantir la pluralité, fondement de la démocratie.
 
Les concepteurs de la Loi Bichet ne s’y étaient pas trompé. Leur seul défaut, mais on ne peut pas leur reprocher, est de n’avoir pas deviné l’avenir. Ce sont leurs successeurs qui se sont reposés sur leurs lauriers au lieu d’adapter le système qui sont responsables de la situation. C’est aux politiques de modifier le cadre mais il ne semble ni en avoir les moyens ni le courage !».
 
Transformation numérique

Pierre Bloch pointe la responsabilité des gros éditeurs : «Ce n’est pas le système qui est en cause, mais sa gestion. Les éditeurs sont les gestionnaires de ce système qu’ils refusent de financer. En le concurrençant par l’abonnement, ils le rendent déficitaire et demandent à l’État de combler le trou qu’ils creusent. Le partage de la valeur ajoutée n’est pas la qualité première des éditeurs. Dans les bonnes années, ils ont engrangé des marges colossales sans prévoir l’avenir, le profit étant plus important que l’investissement».
 
Les éditeurs, confrontés à une mutation profonde des attentes du lectorat et la transformation numérique, n'ont pas accordé à la diffusion kiosque l'importance qu'elle devrait avoir. Les gros éditeurs cherchent à avoir la plus forte audience agrégée pour maximiser les ressources publicitaires. Ils misent sur des abonnements à prix cassés, concurrençant la vente au numéro et sur le numérique, au prix d'erreurs stratégiques, par exemple en proposant sur Internet le même contenu que sur le papier, mais gratuitement !
 
Des aides inadaptées

On ne peut pas reprocher aux pouvoirs publics de ne pas soutenir la presse. Les aides directes ou indirectes (TVA à taux réduit, tarifs postaux préférentiels…) sont même en augmentation. Mais elles profitent surtout aux très gros éditeurs, qui en sont très largement les premiers bénéficiaires. Pour Pierre Bloch, «il est impératif de réorienter les aides vers les marchands.
 
Il convient également de ne pas fausser la concurrence entre réseaux de distribution avec les aides, comme c’est le cas depuis plusieurs années. Le portage bénéficie de 57 M€ de subventions sans conditions alors 7 M€ sont débloqués pour ceux des 25.000 points de vente qui investissent dans leur modernisation sous réserve de validation de dossier». Et il faudrait également que les aides portent davantage sur la commercialisation et la mise en avant des titres que sur la logistique.
 
Sortir de l'impasse
Face à cette situation, Pierre Bloch estime qu'une réforme structurelle est nécessaire. «La direction du conseil supérieur des messageries de presse (CSMP), qui assure le contrôle de la distribution de la presse en France, doit être partagée de manière égale entre les acteurs commerciaux de la filière, les éditeurs et les marchands».
 
Ce qui permettrait de mettre en place des actions concrètes : «Il faut organiser la formation des marchands, basée sur un référentiel métiers, mettre fin à la concurrence de l’abonnement destructrice du système coopératif, définir de nouveaux contrats commerciaux en remplacement de l’empilage actuel de mandats aux intérêts divergents, mettre fin aux discriminations de rémunération...».
 
Ce ne sont pas les solutions qui manquent. Mais peut-être la volonté et le courage de mettre fin à un système qui profite très largement à quelques gros acteurs et qui met en danger non seulement les marchands mais toute la presse dans son ensemble.

Dernière modification le samedi 12 Novembre 2016 à 10:48:59
Des infos et des .... A vos commentaires

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C'est exactement ça , Pierre Bloch a entièrement raison , les aides à la presse n'ont fait que d'enrichir les gros éditeurs , aujourd'hui tout le monde crève petits éditeurs , marchands parce que les gros groupes non seulement ne redistribuent rien mais ils utilisent l'argent pour faire de la concurrence à la vente au numéro , c'est juste suicidaire pour tout le monde , l'Etat qui ne demande jamais de contrepartie alors qu'elle est complice d'une telle situation , encore là pour les kiosques , de nouveaux édifices avec à la clef toujours plus d'obligations au service de la presse , sans contrepartie décentes 4,50 E de l'heure travaillée au maximum 8500,00 E par an , cette aide sera bloquée sans aucune revalorisation pendant 15 ans , pendant toute la durée du mandat du nouveau délégataire Mediakiosk JC Decaux et la boucle est bouclée ! Et tout cela sans aucune concertation des syndicats , qui n'ont même pas leur mot à dire ? Ils s'organisent entre eux et font voter au conseil de Paris leurs intérêts par des élus qui ne connaissent rien de la presse , Nous découvrons un système totalement totalitaire , avec à la clef une mairie qui exige au delà des possibilités des marchands , leur statut n'est plus compatible avec l'emploi de salariés pour couvrir l'amplitude d'ouverture qu'exige la presse et qu'impose la filière , la rentabilité ne peut se faire sur le mépris et la santé des marchands .

J'ai rencontré ce WE l'éditeur (indépendant, et un seul titre) de "Espace exploration".
Ils ont quitté les MLP car trop chère et pas assez efficace. Ensuite ont décidé de sortir du système pour l'abonnement exclusif qq années, mais viennent récemment d'y "revenir" via Presstalis. Non pas par conviction, mais par quasi-obligation pour élargir leur visibilité, moyennant un coût pour eux, bien trop fort.
Cet éditeur (qui va dans 2 jours assister au décollage de Thomas Pesquet pour 6 mois dans l'ISS) n'a aucune illusion sur la décadence des messageries et du système.
Paradoxalement, il revient au système...mais en constatant qu'un beau point de vente près de chez lui, vend moins d'ex. de son bimestriel que le petit GMS pas loin... Il n'est pas pour la GMS, mais déplore la démission du réseau traditionnel...nous tous.
Cet éditeur (sympa et pro.), affirme avec insistance que son travail est de produire du contenu à sa revue, alors que sa distribution n'est pas de son ressort. Là est le débat, et on peut le comprendre, face à un tel géant du papier.
Lui sait d'où vient le problème, un de plus.

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"il déplore la démission du réseau traditionnel". On croit rêver.
Ainsi donc il faudrait être motivé :
- par une rémunération qui ne permet pas de maintenir cette activité ?
- par une absence totale de prise en compte des problèmes mis en évidence ?
- par un système contraignant sans compensation ?
- par un système discriminant ?

Mais tout ceci n'est pas de son ressort à lui hein. Lui du moment qu'il gagne sa vie avec l'édition, les problèmes de logistique il s'en moque n'est ce pas ?

Je résume : lui gagne sa vie. Nous pas.
Lui se déclare irresponsable alors qu'il est cogérant des messageries et ne fait rien.
Il veut gagner plus ? Qu'il se bouge et fasse bouger les lignes. Mais ça non. C'est bien la preuve qu'il se satisfait du système. Il le dit d'ailleurs : je vais et viens en fonction de mon intérêt entre l'abonnement et les messageries.

Je ne l'incrimine pas mais tout le monde sait que le problème vient du désengagement en responsabilité des éditeurs dans la logistique. encore une fois, ne vous trompez pas d'analyse. Le problème n'est pas la logistique. Ca c'est basique et peut aisément être résolu par la mise en place de gens compétents. Le problème vient des éditeurs. Les gros qui veulent faire disparaître les plus petits et les petits qui se satisfont de ce qu'ils ont. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Oui, une partie du problème a sa légitimité comme ça. Mais pas uniquement.
Les messageries et le système existent depuis 1947. Peu d'éditeurs actuels existaient à l'époque, et leur avis ne peut être entendu. S'il est public et exposé, il se fera ridiculiser, et laminer sournoisement. C'était et c'est toujours comme ça, ou rien.
Ils vous le diront tous, y compris des gros, comme Ayache, qui avait fait le forcing pour sortir seul, haut et fort du système. Il a laissé plus que des plumes, et est devenu pour la profession un symbole de suicide. Profession qui a un minimum de mémoire.
En théorie, oui, c'est à eux de se faire entendre...comme pour les millions de Français qui votent, mais ne se sentent pas du tout écoutés, voire trahis : ils s'abstiennent, ou font autre chose.
Pour la distribution, tout est encore bien plus verrouillé qu'en politique. Vous en restez à la théorie, OK. Mais un peu de réalisme éclaire aussi.

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Si ces éditeurs le souhaitaient ils se rapprocheraient de nous, constituant un collectif que l'Etat ne pourrait pas ignorer. Au lieu de cela ils poursuivent leur intérêt immédiat quitte à ce que celui-ci obère leur avenir et le nôtre. c'est irresponsable et suicidaire et cela n'est possible que parce qu'ils y trouvent un intérêt que nous n'avons plus, nous qui mourrons tous les jours sous leurs yeux.

Rappelez-vous cette image du : les SDF meurent de froid et les passants détournent le regard.

En Italie je demandais à un chauffeur de taxi pourquoi il y avait tant de voitures de police nous croisant à grande vitesse toutes sirènes hurlantes. Il me répondit que c'était parce qu'un SDF était mort dans la rue. Ce jour là j'ai pensé que les sirènes n'étaient plus utiles à ce moment là mais qu'elles l'auraient été un peu plus tôt. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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