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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Le nombre moyen d'habitants par point de vente est ?

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si l'on se réfère à la population des communes pourvues d'au moins un magasin vendant de la presse le nombre  moyen d'habitants par point de vente est de 1181.
C'est bien sûr nettement insuffisant pour faire vivre un point de vente.
Dès lors la presse ne peut être qu'un produit très annexe pour la plupart des points de vente.

Ce qui peut se comprendre dans les zones peu peuplées ne peut toutefois pas s'entendre ailleurs.
Or dans les zones peuplées le nombre d'habitants par point de vente n'excède jamais 4000, la moyenne étant inférieure à 2500.
Là aussi c'est très nettement insuffisant pour faire vivre un point de vente.

Une réflexion est nécessaire pour définir un schéma directeur prenant en compte :
- l'accessibilité à la presse (distance à parcourir pour accéder à tous les titres)
- la pérennité des magasins (rentabilité liée au potentiel local) 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Déterminer un quota est très biaisé. C'est un jeu du passé pour les "hauts décideurs".
Ca ne tient pas compte de la qualité de l'offre des magasins. Sans parler si c'est un  indépendant, une GMS, un relay...
D'ailleurs ce n'est plus que secondaire pour les éditeurs et messageries, qui ne peuvent que subir le changement du paysage des magasins.
Je m'explique : quel rapport entre un magasin spécialiste à 3000 titres, et un avec 300 ?
Dans les 2 cas, ça compte pour un magasin, mais qui n'ont pas le même rôle, et ne pèsent pas pareil. Tant qu'une offre très large de presse ne sera pas rémunérée par les ventes elles-mêmes, mais sur la rentabilité du tabac, FDJ, et autres activités, c'est mort-né.
Le vrai problème n'est plus où doivent être les magasins et combien il en faut.
C'est "Qui veut encore travailler et supporter cette culture de l'inefficacité pour être être payé si peu".

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magasin maison de presse dans un village de 1500 âmes, et depuis 8 ans une gms avec la presse je ne pense pas que ça intéresse les Éditeurs de savoir si c'est opportun d'avoir un certains nombre d'habitant par pointe et les messageries encore moins si le carrefour n'aurais pas pris la presse mon commerce gagnerai de l'argent et ma rému serait différente de ce que je gagne

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bonsoir,
maison de la presse de moulins dans l'allier désormais en totale perdition, nous progressons en presse sans pouvoir générer un salaire, la question est posée, nous ne passerons pas l'année

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"ce n'est plus que secondaire pour les éditeurs et messageries"

"je ne pense pas que ça intéresse les Éditeurs de savoir si c'est opportun d'avoir un certains nombre d'habitant par point de vente et les messageries encore moins"

Nous ne sommes pas là pour défendre le point de vue des éditeurs ou des messageries mais les intérêts des marchands. Nous savons que ce n'est pas dans les habitudes historiques mais il va pourtant falloir s'y faire. Peu nous importe ce que pensent ces acteurs. Il faut que nous défendions nos intérêts.
De plus, ces acteurs ne sont pas les seuls décideurs. Il ne faut pas oublier les politiques, même s'ils ne se mettent pas toujours suffisamment en avant.
Or nous jouons un rôle fondamental dans le système. Nous préservons la pluralité, l'accès à la presse et l'animation des quartiers.
Ce travail que nous faisons aurait dû être fait depuis longtemps.
Nous savons pourquoi il ne l'a pas été.
Pour autant ce n'est pas une raison pour ne pas le faire.
Nous devons jouer le rôle de contre pouvoir qui :
- limite les abus de nos "partenaires"
- favorise l'émergence de solutions alternatives.
La réflexion sur le revenu des points de vente et sur la nécessité (qui en découle) de protéger leur marché (régulation des prix, zones de chalandises) est essentielle. 
Pour cela il nous faut communiquer des informations aux politiques pour qu'ils puissent argumenter leur intervention. Jusque-là ils n'avaient que les informations délivrées par nos "partenaires" et les intermédiaires à leur solde.
A nous de faire les études et ce travail d'information pour rééquilibrer un peu les réflexions et leur apporter du sang neuf.

Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Quelques graphs vu sur Twitter  (c)  Medias France









Source Medias France via Twitter

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environ 45.000 pdv de presse dans les années 50 pour environ 42.000.000 habitants
moins de 24.000 pdv en 2015 pour près de 67.000.000 habitants !

dans les années 50  1 pdv pour - de 1.000 habitants
aujourd'hui  1 pour env 2.600 hab.

Dernière modification le samedi 04 Mars 2017 à 10:30:18

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Il ne fait pas bon être dans le val de Loire.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Le nombre de points de ventes sur une zone limitée (densité) est moins important que le type de magasins mon exemple perso en est la preuve :
Sur une zone restreinte (16 Km2, certes très touristique), il y avait 5 magasins de presse. 4 tabac-presse, et moi, concept seddif avec 3000 titres (env 400 K euros/an en presse, et env 200 k euros ht en taxable, donc très dépendant de la presse). Trop.
Tous mes collègues avaient un meilleur bilan que le mien ! Là est le principal problème.
Résultat, plus de Maison de la Presse, fini l'offre large, mais restent les 4 tabacs-presse, avec une offre identique, limitée.
Mais leur mix leur permet de vivre.
Donc, le nombre de pts de vente n'est qu'un indice qui ne veut pas dire grand chose. Ce qui compte, c'est de vivre de son taf. Et plus il y a de presse dans un magasin, moins c'est rentable.

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400K€ à ~ 20% de marge = 80 K€
200K€ à ~ marge  2 = 100K€

La dépendance au produit presse n'est que très relative.
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

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Non Neiges. En librairie c'est environ 30% (35- frais). donc 200x0.3 =60 K€ et non 100.

Pour 123456, nous travaillons en tenant compte des flux de population saisonniers (entre autres) comme c'est le cas pour vous en centre ville touristique.

L'objectif est de prendre en compte la rentabilité des magasins dans les décisions d'implantation au lieu de laisser le seul intérêt des éditeurs présents à la CDR orienter ces décisions.
Exemple : une station de ski avec un point de vente saisonnier.
La station ouvre 2 remontées sur les 27 dont elle dispose.
L'éditeur souhaite l'ouverture du point de vente mais cela n'est pas rentable pour le marchand donc il n'ouvre pas. Les intérêts sont divergents et chacun doit accepter de prendre celui de l'autre en compte.

Il nous faut déterminer des zones de chalandise permettant aux points de vente de vivre.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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Zone touristique + hors presse taxable font penser à autre chose que de la librairie.

Si c'est le cas, ma remarque est nulle et non avenue
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

Tout spécialiste du métier sait bien qu'un magasin qui a un encaissement total > à 70 % en presse, mobilise d'autant le % d'occupation du linéaire total, et ça limite fortement la possibilité de compenser, ou de rattraper avec autre chose.
Surtout avec une petite surface (58 m2 pour 210 m linéaire en presse).
C'est l'inverse du tabac et FDJ qui peuvent réaliser un CA énorme avec très peu de place.
Et pour finir, beaucoup de magasins peuvent vivre avec bien plus de 200 m linéaires en presse, tant que leur taille leurs permettent de s'adapter à leur clientèle, sur du taxable à rotation.
Le problème principal pour la rentabilité des magasins, grands ou petits, est bien plus la dépendance à la presse que le volume de presse présenté.

Neiges,
Vous attribuez à la presse 20 % de marge ???
1 ) c'est de la com, et non de la marge.
2 ) en 2011, quand j'ai arrêté la presse, com + surcom = 17 % pour moi.

Le taux de commission sur la presse a donc augmenté, ou vous ne connaissez pas le métier ?

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123456,

Petit plaisantin que vous êtes ! Le formateur joue sur les mots...le lecteur appréciera.

Le signe" ~ " vous est inconnu ?
Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite (Henri Ford)

Votre tentative de démonstration est aussi anéantie par Descartes, votre Maître spirituel !
Heureusement, votre réaction se limite à mon exemple concret, pas du flan.
Je l'ai pris pour bien montrer que la dépendance à la presse nuit. Relisez le fil.
On part sur un bon sujet, qui dévie vite vers la rentabilité, via MDP 14 et Daniel.
Réagissez sur le fond et sans tromper vos lecteurs, si vous pensez avoir qqch à leur apporter. Vous pouvez rester approximatif. Sur ce site, et de votre part, ça passe bien. Mais pour toucher où il faut, vous allez passer pour un touriste.

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Pour revenir au sujet il est évident qu'un nombre très limité d'habitants par point de vente montre que la viabilité des magasins n'est pas le souci des décideurs.
Ceci pose clairement une question trop longtemps passée sous silence sous couverture de faux discours.

La question est maintenant : que veut-on pour l'avenir ?
La réponse est différente suivant la position tenue sur l'échiquier :
- L'Etat doit garantir l'accès à la presse et la pluralité
- Les principaux éditeurs souhaitent multiplier les points de vente pour améliorer leur rentabilité
- Les marchands veulent pouvoir vivre de leur travail

La solution réside dans l'établissement d'un schéma directeur assorti de règles de fonctionnement du système pour préserver le réseau ainsi défini.
Ce réseau ne peut être uniforme en raison des disparités de densité et de consommation.
Beaucoup de paramètres doivent intervenir, dont l'offre, évoquée par 123456. Les flux touristiques, les obstacles naturels au déplacement en sont d'autres mais ne sont pas exhaustifs. Chaque zone doit être étudiée avec attention selon sa spécificité. Cela aurait dû constituer le travail de la CDR mais celui-ci est faussé par l'absence de parité.
La première chose à faire pour régler cette difficulté est de rétablir une réelle parité de la gouvernance. Ce cas spécifique de la CDR doit également être étendu au CSMP tout entier pour pouvoir traiter les autres sujets.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Dans la question : "que veut-on pour l'avenir ?"...le "on" peut être :
- Les diffuseurs que nous sommes dans l'esprit, ou dans la réalité, c'est principalement améliorer les conditions et la rentabilité.
- L'amont du métier. N'avez vous pas l'impression que tout est déja sous nos yeux ?
Qu'il faille juste le voir et le comprendre ?
L'avenir de la presse, qui comprend la création et la diffusion est bien loin du réseau qui disparaît en direct sournoisement ? A leurs yeux, celui-ci n'est qu'un maillon en marge de leur métier.
J'ai peur que tous ces bruits des messageries, des Conseils X et Y...ne soient finalement que des leurres qui laissent les magasins à leur sort, contraints à s'auto-médicaliser.

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Ce n'est exact que si nous, marchands, laissons faire sans réagir.
L'intérêt public est indéniable et, à mon sens, ne doit pas être sous-estimé.
Mais c'est à nous qu'il appartient de le mettre en évidence.
Car, vous avez raison, ce n'est pas le corporatisme qui peut nous permettre de rebondir, mais notre utilité publique.
Il est évident que nous sommes moins intéressants aujourd'hui pour l'aspect commercial, compte tenu de la concurrence issue du numérique. encore que, nous n'ayons jamais été correctement considérés dans la situation antérieure, essentiellement parce que certains ont profité de la situation.
Mais nous pouvons tirer parti de notre existence et de notre passé pour nous constituer un avenir. encore faut il :
- le voir
- ne pas se limiter à profiter des dernières miettes (au détriment du système)
- se battre pour mettre en place un nouveau paradigme.
Notre utilité publique, la capillarité de notre réseau, le positionnement stratégique de nos emplacements, les habitudes anciennes de fréquentation, sont autant d'atouts pour recréer un nouveau modèle économique. Cela n'implique pas pour autant de baisser les bras devant ceux qui nous exploitent de longue date. Au contraire, il doivent être associés à ce changement. Mais les règles doivent changer pour que cela soit possible. Le projet repose sur notre capacité à convaincre les politiques d'encadrer le changement, et les éditeurs de l'accepter. Chacun y trouvera son intérêt. 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Les décideurs et habitants sont tous pour des centres-villes actifs, qui animent...et dont l'ensemble des commerces complémentaires est nécessaire !
Mais que se passe-t-il ?
Le développement du business à l'extérieur des villes et en direct....
A chacun de se positionner sur ce qu'il y a à faire. Les éditeurs le font...
- Soit la lutte (ponctuelle ou finale..) qui est vertueuse mais très incertaine.
- Soit se projeter vers où va la société en limitant la casse le plus possible.
Militer pour le retour comme si les nouvelles habitudes de consommation n'existaient pas, et avec des pouvoirs décisionnels tellement nombreux et diffus, n'est-ce plus du temps perdu ?

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Grâce au livre d'Olivier Razemon  "Comment la France A tué ses villes" le débat sur :
"entrées de villes:  moches et centres villes : vides" fait partie de la campagne  je vous invite à lire cet ouvrage.

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Il est toujours possible de se retrancher derrière des constats d'impossibilité de faire changer les choses.
Seuls ceux qui n'essaient pas sont sûrs de ne pas y parvenir.
Seuls ceux qui défendent leurs chances et leurs idées ont une possibilité, aussi faible paraisse-t-elle, d'obtenir gain de cause.

Suivre tel un mouton vous garantit d'être tondu.
Je préfère défendre mes idées.
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

Une autre possibilité s'offre à tous ceux qui se plaignent sans cesse de la manière dont ils sont traités.
Remplacer la presse qui ne rapporte pas contre ce qui peut bien se vendre dans son magasin.
Je vous assure que c'est pas mal non plus, mais à chacun de se prendre en mains au lieu d'attendre Godot.
Qui est le mouton de qui ?

Les Anglais dirent un jour à Surcouf, célèbre corsaire malouin : "Vous vous battez pour l'argent, nous pour l'honneur".
Réponse de Surcouf ; "Chacun se bat pour ce qu'il n'a pas".
Défendez vos idées.
Je l'ai fait pendant des années. Je crois avoir compris qu'il faut surtout ne pas trop attendre des autres, et avoir confiance en soi.

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Nous avons pris notre avenir en mains sans attendre de qui que ce soit.
Notre action est nécessaire et utile.
L'honneur n'est pas en jeu. Notre avenir oui.
Choisir de défendre une cause n'empêche pas d'agir dans son propre magasin.
 
Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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