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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

Invitation à témoigner

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Beaucoup d'intervenants dans les dossiers que nous avons à traiter sont éloignés de la réalité que les diffuseurs vivent au quotidien ou de la situation dans laquelle ils se trouvent ou se sont trouvés.
En effet, traiter des dossiers, par le plus méritant, n'est pas nécessairement simple quand on a peu de liens concrets.

Nous vous proposons de déposer ici tous vos témoignages vécus et d'exprimer vos attentes.
Nous savons déjà que la rémunération est l'une d'elle mais que ce loin d'être la seule.

Exprimez-vous sur vos relations avec vos interlocuteurs, sur vos conditions de travail, sur votre situation financière et vos relations bancaires, sur les dysfonctionnements que vous avez constaté, etc.
Nous constituerons un livre blanc qui reprendra vos témoignages et le distribuerons à tous ceux qui doivent prendre des décisions concernant notre profession.

La parole est à vous !

La parole est à vous

Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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service de base
mise à 0
assortiment
plafonnement
les textes qui nous permettraient de travailler dans des conditions correctes existent mais personne ne les applique
petit exemple de ce matin :les années laser
plus grosses ventes : 10
servce de base : 14
quantité prévue : 22 (!)
plafonnement : 16
quantité servie : 24
que dire de plus ......
sophie
val

Les problèmes principaux de mon point de vente sont en résumant :
- déplafonnement des quantités de façon aléatoire
-service de base à 0 sur 50% de la livraison et les autres ne sont pas respectés
- nombreux hs et s (1/3 de la livraison ( logipresse) sur 2000E de presse quotidienne)
- refus de la mise en place catégorique de l'assortiment : on reçoit TOUS les magazines que les autres ne veulent plus
- certains éditeurs se moquent ouvertement de nos problèmes et explosent les quantités selon leur "désir"
- facture hebdomadaire aléatoire
- avance de trésorerie constante
-découvert bancaire et aggios constants non remboursés! (perte financière)
-aucune gestion du stock presse -> blocage des autres commandes du point de vente qui font la marge aucun investissement possible il faut remettre de l'argent sans cesse
-chute de marge, augmentation du découvert
-impossibilité d'arrêter la presse car aucun retour sur investissement mais des factures à solder
-ouverture en 7/7 soit 86h , pas de congés et pas de salaire.
-précarité
- nombreux mails et courriers recommandés pour mise en danger de la société
- plusieurs fois nous avons manqué de peu de passer en redressement judiciaire ou en liquidation; les quantités diminuent et elles remontent et on recommence...
-danger évident pour notre santé...
->mise en esclavage économique légal !!!

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PARIS - SPPS / Bobigny
La plus grande difficulté de ce commerce est l'absence totale de communication préalable ou postiori, et le sentiment de s'adresser à un mur absolument dénué de toute aspérités commerciales ou l'on pourrait prendre prise !
L'ignorance totale du diffuseur, jamais de réponse de la Direction aux divers courriers et mêmes ceux adressés en RAR...
Aucune possibilité de négociation, le diffuseur n'est pas considéré comme "client" mais comme "employé" et de surcroit "corvéable"
Lors de difficultés financières, utilistion abusive de mise en demeure avec menace de coupure papier sous 48heures, sans aucun contact préalable d'un responsable "commercial" afin de concilier un arrangement et difficultés très importantes de joindre téléphoniquement un interlocuteur dans les différents services ...
L'idéal, serait un interlocuteur technico-commercial (l'animateur de réseau étant principalement une sorte de coursier de luxe) pouvant traiter avec un peu "d'autonomie" l'ensemble des problèmes techniques-commerciaux-financiers
Demande d'assortiment faite depuis mars 2012 et toujours en attente malgré de nombreuses relances, sans suite de ma part depuis fin octobre 2012 par "ras le bol", surtout que je suis de moins en moins convaincu de l'efficacité du nprocessus en place d'autant qu'étant à Paris j'ai la possibilité de retourner toutes les livraisons que je ne souhaite pas (hors IPG) à MLP, qui est le principal pourvoyeur de titres à gros %age d'invendus... Pas de surcharge "physique" mais par contre alourdissement des avances de facturation !
Impossibilité de réglage des services (sauf si demande en hausse)
- MLP ayant repris la distribution des encyclopédies plus de mise en service automatique et donc obligation de faire des réassorts pour livraison à mes "abonnés magasin" (actuellemnt 2 clients faisant la Collection TAXIS du monde : depuis le début je suis obligé tous les 15 jours de faire la demande de fourniture de 2 ex et toujours pas de mise en service automatique au 13ème N° ! Jje pense que je vais prendre le même chemin pour la DS 21 qu'un client ne veut prendre que chez moi, et cela fait déjà deux fois que je réclame la mise en service, idem pour BARBAPAPA, idem pour SPIROU ! )
Faut vraiment aimer le commerce pour travailler dans ces conditions, surtout que l'on peut pas changer de fournisseurs !
Je ne reviens pas sur les autres thèmes déjà développés mais je continue à demander :
- revalorisation de nos commissions
- maitrise par le diffuseur (hors IPG) des fournitures
- paiement des relevés hebdo avec une semaine de délai supplémentaire
- prix unique (abonnement et vente au N°)

Dernière modification le 02-03-2013 à 16:47:01

Derni?re modification le 02-03-2013 ? 16:50:43

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Quel misère et quel gâchis.
D'un métier qui peut être viable et motivant on a fait un travail pénible, déprimant et non rentable.

Pourquoi, comment, par incompétence, par intérêt mal placé, par laisser faire.

Nous sommes à l'heure où les comptes se règlent.
L'absence de vision qui a obturé le report des ressources publicitaires vers le numérique coûte cher.
Les vieux règlements de comptes longtemps mis de côté ressortent.
Et l'absence d'une réelle représentation syndicale se fait sentir.

J'avoue qu'en arrivant du monde de l'industrie il y a 18 ans je pensais trouver un milieu plus évolué, moins arcbouté sur des certitudes et des acquits.
Ce fut ma première surprise.
Le manque de remise en question des acteurs et leur incapacité à communiquer, où plutôt leur refus de communiquer, m'ont désarmé un temps, puis rapidement poussé vers d'autres objectifs personnels. Heureusement !
Puis est venue la crise de 2008 et mes confrères qui ont fermé car trop dépendants. Une petite bouffée d'oxygène de courte durée pour leurs confrères voisins dont je fais partie.
Le report de la totalité des quantités servies à 'un point de vente qui ferme sur les autres alors que l'on sait pertinament qu'une partie des ventes est perdue n'a fait qu'accélérer les difficultés de trésorerie des survivants à l'heure même où la baisse des ventes globlales donnait à plein.
Assassinat aveugle ou incapacité notoire, à vous de choisir; le mal est fait.
Le summum de l'incompétence a été atteint, pour moi, lors du versement des sur-commissions semestrielles.
Aux diffuseurs qui étaient dans la difficulté, Presstalis à refusé de verser ses sur-commissions sans lesquelles beaucoup ne pouvaient se redresser. J'ajoute qu'à la négativité de cette décision s'ajoutait une illégalité non négligeable puisque les dettes des diffuseurs étaient envers les dépôts et que c'est la maison mère qui retenait cet argent. Quant aux réponses obtenues lors des appels pour débloquer la situation, elles étaient du genre " faites nous un procès si vous voulez mais vous n'en avez pas les moyens". Bel exemple de malhonnêteté assis sur un abus de position dominante.

Au quotidien, les erreurs constatées dans le fonctionnement de la distribution ne peuvent être rectifiées car il est impossible de trouver leur auteur tant le système est confus et permet à chaque acteur en amont d'agir en toute impunité.
De toutes façons elles ne sauraient être traitées par un système qui nie toute possibilité à l'échelon inférieur de soulever une question, les dépôts par exemple étant organisés pour ne pas être joignables.

Quant aux instances, perpétuellement occupées par des problèmes plus essentiels, elles ne prenaient même pas la peine de répondre aux recommandés qui leurs étaient adressés par les diffuseurs. Il en va de même des dépositaires et des messageries d'ailleurs.

Alors oui, certains d'entre nous sont un peu découragés, aigris parfois, et se demandent si il verront un jour la remise en question de ce système qui nécessite, non pas des emplâtres correctifs, mais une réelle remise en question, un mise à plat de toute la logique d'existence et de fonctionnement de la chaîne et la suppression d'avantages acquis par un petit nombre de décisionnaires au détriment de l'ensemble.

C'est du reste ce qu'illustrera probablement l'audit des barêmes des messageries souhaité par l'ARDP, s'il voit le jour.





Si tu veux la paix, prépare la guerre.

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30 ans de presse : 10 ans à jouer à la marchande

Achat d'une boutique coulée. Grâce à "la gentillesse, l'aide et à la compétence"
de mon dépositaire de l'époque je remonte le chiffre presse chaque année.
1990 fermeture de ce petit dépôt et passage sur un petit dépôt NMPP, encore 2 années
de bonheur (5 semaines de vacances, fermeture le samedi après-midi) et chiffre
en constante augmentation.
1992 à 2002 passage dépôt PDP. 10 années où je commence à voir le début des problèmes et ce malgré le passage de nos commerciaux qui faisaient le maximum.

C'est de cette époque que date le plan de qualification 1, les livraisons des MLP et que
nos points de vente sont envahis de presse invendable, que l'on commence à voir nos chiffres en baisse, et des points de vente qui ferment.
D'ailleurs quelques uns d'entre nous s'étaient regroupés et avaient porté plainte.
2002 nouveau dépôt : catastrophe (aucune écoute, personnel qui sait tout, qui
connait tout, a toujours raison et que l'on ne voit jamais
2012 nouveau changement c'est encore pire, jamais ce qu'il faut pour travailler.
Heureusement depuis 2 ans j'ai la FDJ , de nouveaux clients chaque jour et des
clients fidèles de Mondial relay depuis 15 ans










Dernière modification le 03-03-2013 à 16:27:38

Dernière modification le 03-03-2013 à 16:29:53

Dernière modification le 03-03-2013 à 16:31:39

Dernière modification le 03-03-2013 à 16:38:56

Dernière modification le 03-03-2013 à 17:10:36

Dernière modification le 03-03-2013 à 17:12:25

Dernière modification le 03-03-2013 à 17:17:24

Dernière modification le 03-03-2013 à 17:17:42

Dernière modification le 03-03-2013 à 17:21:02

Dernière modification le 03-03-2013 à 17:21:16

Derni?re modification le 25-03-2013 ? 16:20:27
laky38

Je demande le changement du système de facturation.Cela pourrait etre la mesure la plus rapide à mettre en place et apporterait une bouffée d'oxygene en terme de trésorerie aux diffuseurs.

Augmentation des commissions.
Versement des sur-commissions semestrielles pour les qualifs 1mois après (et non 4mois)
Je dépends du même dépot que grigri et il est plus que pénible de ne pas être considéré comme un client.Les interlocuteurs sont très très difficilement joignables.
....

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bonjour a tous.

Mon histoire est simple, en 2006 je reprend la maison de presse,loto d'un village de 1500 habitants, pour 285000 euros ebe 71 000 euros pendants 6 mois pas de chute de CA.ca presse a cette époque 13000 euros par mois,au bout de 6 mois j'apprend par hazard que le shoppi qui ce trouve a la sortie du village prend un rayon presse de 1700 ref, que l'épiceriedu village a coté du miens prend un rayon presse de 150 ref resultat des courses au bout de 7 ans mon CA presse est passé a 6500 euros et shopi 7000 euros bénéfice de l'opération 0 pour les Editeurs, et mon magasin qui risque le dépot de bilan.
j'aime ce métier mais je détreste ces editeurs qui ce regardent le nombril, et qui on rendu tellement de gens malheureux

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Les relations commerciales avec SPPS (Filiale Presstalis) :
depuis plus d'un mois il me réclame des sommes payées (la compta pédale serieux dans le potage) et m'ont fait une mise en demeure surtout que deux semaine de retard d'échéance ! Ils s'en sortent pas avec leur logiciel comptable et n'arrivent pas à lettré... J'ai beau leur prouver par A+B que la balance comptable est equilibrées du R45 au R8, ils me sortent un différentiel de je ne sais où et me demande d'aller à Bobigny pour tout éplucher avec eux, ce que je refuse car je ne suis ni comptable, ni informaticien, ni concepteur du processus et que étant en plus client s'était plutôt à eux de faire le necessaire...Mais ne veulent rien entendre et brandissent la menace à nouveau de la coupure... Sur ce un "informaticien" doit venir du siège mercredi ou jeudi pour tenter d'éclairer et règler tout cela;;;sinon je serai bon pour etre convoqué à Bobigny ! Voilà comment ils concoivent les relations commerciales...le "client/subalterne" doit passer par leur process sinon coup de baton !
DUDULE

ce que je reproche aujourd hui le depot dont je depend bobigny aucun contact possible avec celui ci s il me manque des colis le matin c est perdu persoone ne repond au tel et je ne peut pas avor de reassort
les livraisons sont jetes dans le magasin comme du grava sur un chantier quoi que le grava est mieux servis photos faites a l appui envoye au depot de bobigny sans reponse a ce jour
quantite livre en abondance
reglages jamais fait oblige d appeler l editeur pour leur en mettre une couche afin qu il regle les quantites servis
reclamations credites 5 jours apres ou pas du tout
et mlp titres non vendables dvd fournis en 3 fois a prix degessif voila ceque je tenais a signaler de la part des depositaires qui nous servent aujourd hui
jl76000

Au delà du témoignage sur nos conditions de travail, je souhaiterais énumérer l'ensemble des points qui nuisent au fonctionnement et à la rentabilité de notre activité. Si certains nécessiteraient une réelle remise en cause, d'autres ne sont que des questions de bon sens ou de simple application de règles déja acceptées par les intervenants.

Dans un premier temps, tout diffuseur de presse interrogé sur sa rémunération se plaindra de la faiblesse des taux appliqués dans notre métier en comparaison de ceux pratiqués dans d'autres professions ou dans d'autres pays. Cela est une évidence pour tous et les quelques améliorations liées aux différents plans de qualification ne sauraient être considérées comme satisfaisantes dès lors qu'elles sont accordées de manière parcimonieuse et en contrepartie d'investissements parfois importants. Pour l'avenir, il parait indispensable d'envisager une réelle revalorisation de nos taux de rémunération sans aucune contrepartie.

Cela étant dit, je m'interroge également sur l'absence de remise en cause des taux de rémunération accordés au titre des activités annexes à celle de distribution de la presse. Il est tout à fait symptomatique de constater qu'en dehors de l'activité papeterie ou librairie, qui sont les axes de diversification classiques des magasins de presse, toutes les autres activités qui cherchent à s'y implanter, envisagent rarement une rémunération supérieure à 5 % du chiffre d'affaire réalisé. Comme s'il était normal que l'activité presse supporte à elle seule l'intégralité des charges du magasin (loyers, salaires, mobilier, informatique,...). Pourtant si la Française des Jeux, la Poste ou les opérateurs téléphoniques devaient proposer leurs produits dans des boutiques dédiées, nul doute que leurs charges seraient largement supérieures à ces quelques % "généreusement" alloués. Curieusement, la capillarité de notre réseau, notre proximité, nos horaires d'ouverture étendus, ne semblent peser d'aucun poids pour ces intervenants lorsqu'il s'agit de nous rémunérer.

Pour conclure sur le sujet de la rémunération, il me semble donc que, même s'il est important de revaloriser les conditions liées à la vente de journaux, il ne faudrait pas oublier de revoir les conditions dans lesquelles la FDJ, la Poste, les opérateurs de téléphonie ou les prestataires logistiques (Relais Colis, Kiala, ...) s'implantent dans nos points de vente. Il est clair que dans ce domaine, une négociation individuelle n'a aucune chance d'aboutir et ne peut donc être envisagée qu'au niveau des enseignes (SEDDIF, ...) ou à défaut d'un syndicat ou d'une association représentative.

Ceci étant dit, revenons plus précisément aux conditions dans lesquelles s'exerce notre activité de vente de journaux.

La tarte à la crème de notre profession, le leitmotiv invoqué dans chaque réunion où se croisent d'illustres représentants de notre noble métier consiste à claironner que l'objectif de chacun doit être d'oeuvrer pour que dans chaque magasin le bon papier (c'est à dire le papier qui se vend) doit être livré à la bonne date et dans la bonne quantité.

Il est étonnant de voir comment ce slogan, partagé par tous, est tous les jours contredit par la réalité.

Quelque soit l'angle par lequel on aborde cette question, nous, diffuseurs de presse, n'observons que dysfonctionnements, dérèglements et inapplications des règles du jeu pourtant longuement discutées préalablement à leur mise en place.

Tout commence lors de la mise en place de certains titres. Il semblerait normal que toute demande d'implantation d'une publication par un magasin soit suivie d'effet, ne serait-ce que durant une période, afin de tester la présence ou l'absence d'une clientèle sur ce point de vente. Cette demande venant du diffuseur de presse qui répercute en général, celle d'un client, il est toujours étonnant de constater combien de demandes d'installation d'une publication restent lettre morte. En l'absence d'interlocuteur sur le sujet, il est alors impossible pour le diffuseur de connaitre les raisons du refus d'installation. Il ne lui reste plus alors qu'à expliquer à son client que celui-ci ne pourra trouver ce titre dans ce magasin, avec le risque bien sûr de voir ce client aller ailleurs.

Vient ensuite la problématique du réglage titres. Il n'est pas nécessaire de s'étendre sur le sujet. Tout le monde sait que nous sommes fréquemment en rupture de titres vendeurs et en excédent sur des titres qui ne trouveront jamais de lecteurs. Mais à cela viennent s'ajouter les erreurs de comptage du dépôt dont l'effet dévastateur culmine avec les titres vendus avec suppléments (type Figaro Magazine). Lorsque vous recevez plus de Figaro journal, que de magazines sensés être vendus avec, et que cela se produit plusieurs semaines d'affilées, non seulement vous ne pouvez pas contenter vos clients, mais en plus vis à vis de l'éditeur vous n'apparaissez jamais en rupture puisque vous retournez au dépôt les exemplaires du journal (porteurs du code barre) que vous n'avez pu vendre faute de suppléments en quantité suffisante. Il y a donc double peine : non seulement vous avez raté des ventes auprès des clients, mais vous risquez également d'être en rupture les semaines suivantes faute d'avoir pu démontrer que votre potentiel de vente était supérieur aux quantités servies.
Par ailleurs, vous avez le cas fréquent d'un titre qui monte en puissance et pour lequel, vous recevez une certaine quantité à chaque nouveau numéro et, soudainement, sans raison particulière, la quantité livrée est très nettement inférieure aux quantités vendues précédemment ce qui vous place dans une situation très désagréable vis-à-vis de vos clients qui considèrent que vous êtes forcément responsables de cette livraison insuffisante. La frustration est naturellement exacerbée par l'absence d'interlocuteur en mesure de vous indiquer cette brusque variation de quantité livrée, le dépôt se défaussant systématiquement sur l'éditeur avec lequel vous n'avez bien sur aucun contact.
Le sommet est atteint avec les encyclopédies. Des clients décident de suivre régulièrement une collection et vous achètent donc tous les numéros qui sortent, les uns après les autres. Pourtant, invariablement, au bout de quelques semaines, vous ne recevez plus les quantités nécessaires pour contenter tout le monde. Cela est ennuyeux lorsqu'il s'agit d'une collection, mais ça devient très agaçant lorsque nous parlons de la réalisation d'une maquette et que la rupture survient vers le 60 ème exemplaire, soit lorsque le client a engagé une somme considérable. D'où le mécontentement compréhensible du client qui ne comprend pas que nous ne parvenions pas à solutionner son problème, et qui finit soit par se tourner vers le site internet de l'éditeur, soit par abandonner à la fois la collection et votre magasin, soit par s'abonner lors d'une prochaine collection.
D'une manière générale, le réglage titres, quoiqu'on nous en dise, ne parait suivre aucune logique. Combien de fois constatons nous en rendant une publication dont pas un exemplaire n'a quitté notre magasin, que la quantité livrée pour le numéro suivant a été augmentée, parfois de manière très significative ? A contrario, et cela est naturellement plus sensible sur les titres les plus vendeurs, combien de fois le service sur une publication se trouve t il réduit sans explication particulière, générant des ruptures soudaines et incompréhensibles.
Il y a même des rayons pour lesquels il devient "héroïque" de parvenir à conserver une clientèle. Lorsque vous avez une clientèle fluctuante sur un rayon comme les publications hippiques par exemple, et que de ce fait vous ne recevez certaines publications que quelques jours par semaine, vous êtes ainsi condamné à voir cette famille décliner, les clients se détournant naturellement d'un magasin dans lequel ils ne sont pas sûrs de trouver leur magazine. Il paraîtrait logique de déterminer par famille de produit la liste des titres dont nous devrions avoir systématiquement au moins 1 exemplaire en rayon afin d'avoir une offre minimale cohérente. Mais curieusement, cette idée n'a jamais été reprise au cours d'aucun des nombreux colloques sur les difficultés de la presse dont j'ai pu lire les compte-rendus.

Le point suivant concerne le réassort. Par définition, une demande de réassort réalisée par un diffuseur fait suite à la demande d'un client. Il s'agit donc d'une vente certaine. Et pourtant, en dehors des encyclopédies pour lesquelles nous parvenons avec plus ou moins de succès selon les éditeurs à obtenir satisfaction, il est quasi impossible d'obtenir un complément de produits suite à des ventes exceptionnelles sur une publication. Ce point me parait totalement désarmant. Comment peut on m'expliquer qu'à aucun moment de la vie d'une publication, on ne puisse trouver quelqu'un pour récupérer des exemplaires en excédent dans un point de vente et les envoyer sur un point de vente en rupture ? Certains dépôts ou diffuseurs ont parait il mis en place des procédures de secours sans qu'on ne parvienne à généraliser cela à l'ensemble des dépôts.

De tous les points précédents, je retiens des caractéristiques communes : absence d'interlocuteur ayant une réelle capacité à régler les difficultés rencontrées, méconnaissance des éditeurs et des dépôts de la réalité des ventes réalisées, incapacité de la structure à réagir aux variations de clientèle sur une ou des publications. Il paraît en outre évident que ces problèmes dureront tant que les services continueront à être pilotés par les éditeurs et non par les diffuseurs, et tant que les demandes de réassort ou de modifications de services seront traitées avec autant de légèreté voire d?inefficacité.

A ce point de mon intervention, il serait facile de m'expliquer que la situation que je décris est largement connue de tous et que de nombreuses mesures ont ou vont être prises pour régler tous ces problèmes. Et nous parlerons donc des mesures de plafonnement, de l'assortiment et de la diversification qui sont les thèmes à la mode dans la profession.
Dans ma grande naïveté, je pourrais être enclin à me laisser séduire par un tel discours si, au cours de ces dernières années, je n'avais pu observer avec quel enthousiasme les règles mises en place en faveur des diffuseurs avaient été systématiquement contournées sans aucune conséquence pour les éditeurs concernés.
"Un numéro chasse l'autre" nous répète t on tel un mantra lors de tous les stages CEFODIP. Vaste plaisanterie ! Il suffit de regarder à un instant t combien de magazines sont encore présents alors que le numéro suivant voire celui d'après y sont également. L'utilisation abusive des numérotations S et H n'étant jamais sanctionnée, on ne voit guère pourquoi la situation évoluerait.
Les délais de règlement offrent aussi de multiples surprises. Combien de titres dont la durée de vie n'a plus qu'un lointain rapport avec le délai accordé au diffuseur pour payer ses ventes ? Avec des dérapages notables sur les produits de diversification qui sont de plus en plus souvent rappelés bien après la date à laquelle ils ont été payés au dépôt.
Le plafonnement est une autre joyeuseté. S'appliquant strictement sur certains titres dont nous ne recevons que 2 ou 3 exemplaires, cette mesure bizarrement se trouve contournée pour ceux sur lesquels nous recevons plusieurs dizaines d'exemplaires. Curieux. Mais là encore aucun interlocuteur en mesure de nous expliquer les raisons de ce "dysfonctionnement".
Reste le feuilleton de l'assortiment. L'alpha et l'omega de l'UNDP, qui, depuis quelques années nous dessine un avenir radieux grâce à cette trouvaille révolutionnaire : avoir dans nos magasins les titres que nous vendons ! Je ne reviendrai pas sur le feuilleton de sa mise en place et notamment le comportement de certains éditeurs demandant après deux ans de tests que l'on se mette d'accord sur la notion de "titre vendeur" ! Je ne reviendrai pas non plus sur l'absence de lien systémique entre le plafonnement et l'assortiment, comme si ces deux aspects n'étaient pas indissolublement liés. Non, je me contenterai de souligner que réaliser un tel travail de sélection des titres vendeurs et de ceux qui ne le sont pas, d'exclusion des titres inutiles et de réimplantation, conséquence logique de ce travail, pour qu'au bout de 6 mois, n'importe quel éditeur puisse décider, sans avoir à demander l'avis du diffuseur, de remettre dans les rayons de celui-ci les titres précédemment exclus, cela s'appelle : perdre son temps ! En d'autres termes, il m'apparaît évident que cette démarche d'assortiment indispensable à tout métier de commerçant a été vidée de tout son sens dans l'accord finalement conclu, ce qui conduira à son échec dans la tentative de réduire le nombre de titres inutiles dans un point de vente, de la même manière que les mesures GTI ou le plafonnement.

Je ne m'étendrai pas sur la diversification, ce formidable levier de développement trouvé par nos messageries pour compenser la décroissance (pardon, la croissance négative) des ventes de journaux. Depuis l'épisode des cassettes vidéo, puis des DVD, qui ont réussi à masquer durant quelques années les difficultés de nos magasins, les penseurs de notre vénérable profession cherchent désespérément le ou les produits qui permettront de prolonger notre lente agonie à défaut d'assurer notre guérison. Il nous a donc été proposé de développer les activités carterie ou librairie. Peu importe que ces activités soient déja présentes depuis nombre d'années chez la plupart des diffuseurs. Pour faire bonne mesure, nous avons vu arriver des propositions plus exotiques comme la prestation de service autour des cartes grises. Plus récemment, nous avons été envahis par un tas de jouets et gadgets en tout genre dans des quantités variables, sans souci de gamme ou de cohérence. Et je ne parle pas des idées de développement d'un rayon snacking qui émergent à intervalle régulier. De toutes ses idées, il ressort surtout une impression de flottement, une absence de cohérence, et l'impression que tout celà conduira à transformer nos magasins en petits bazars sans aucune image claire et sans concept réfléchi, au risque de brouiller définitivement notre image auprès de nos clients.

Pour finir, j'aborderai brièvement le rôle des enseignes type SEDDIF. Lorsque je suis entré dans la noble profession de diffuseur de presse, je me suis dit qu'adosser mon magasin à une enseigne répandue sur tout le territoire était le meilleur moyen de participer à une aventure en bénéficiant de l'expérience de professionnels. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que je referais le même choix. En effet, si l'on peut considérer que l'apport de cette enseigne en terme d'aménagement du magasin constitue un aspect intéressant pour un néophyte, on peut s'interroger sur l'utilité de cette structure dans les autres domaines. En terme d'animation commerciale, elle n'agit qu'en répercussion d'opérations montées par certains éditeurs, lesquels auraient réalisés ces opérations avec ou sans la SEDDIF. En termes de développement d'activités nouvelles, je n'ai eu connaissance d'aucune proposition de cette enseigne durant les 6 dernières années. Enfin, reste l'activité de "référencement de fournisseurs". Là encore il est permis de s'interroger sur cette activité dès lors qu'aucun travail de choix de fournisseur n'est effectivement réalisé. Pour illustrer mon propos, je prendrai l'exemple des prestataires informatiques. Comment la SEDDIF peut elle avoir le moindre poids vis-à-vis de l'un de ces fournisseurs dès lors qu'ils sont tous référencés ? En n'agissant ni comme centrale d'achat, ni comme centrale de référencement, la SEDDIF se prive en fait de tout intérêt commercial et au final apporte une aide très relative à ses adhérents.

En conclusion de ce (trop) long exposé, je souhaiterais dire que je continue à croire qu'il existe une place pour des magasins de presse dans le paysage commercial de demain. Je suis également convaincu que nos magasins doivent évoluer pour ne pas disparaître Mais je suis tout autant convaincu que nous continuerons à perdre des clients tant que notre offre en magasin ne sera pas clarifiée et stabilisée, tant que chaque éditeur pourra nous inonder de ses publications sans tenir compte des particularités de notre clientèle et tant qu'il ne sera pas remédié aux dysfonctionnements de notre organisation. Je reste persuadé que le respect des règles déja existantes et leur correcte application permettrait d'améliorer considérablement la situation de nombres de points de vente. Et dans un monde idéal je rêve que le diffuseur reprenne le controle de son magasin en décidant quels titres doivent s'y trouver et en quelle quantité, et qu'il puisse trouver dans les structures amont (dépôt et éditeurs) de véritables interlocuteurs et partenaires responsables et conscients que nos ventes sont leurs ventes et que notre réussite contribue à la leur.

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Nos commerciaux et inspecteurs des titres qui devraient être à notre écoute,
ont leur salaire à la fin du mois eux!

Mondial relais il y a 15 ans nous payait "le prix d'un timbre + 1 communication téléphonique"
les commissions ont été baissées lors de la fusion avec Kiala et l'informatisation.

Mais comme la plupart d'entre nous accepte tout sans rechigner, ça n'est pas
prêt de changer

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jl7600, Bravo une trés bonne synthése de ce que pensent et vivent les diffuseurs. Pour moi c'est un véritable manifeste "du diffuseur".

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Malgré des courriers recommandés à mon dépositaire, au CSMP,
l'intervention de Mr Artemise puis de l'AADP, mon dépositaire fait
la sourde oreille et rien ne change!!!
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