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AADP pour l'avenir des diffuseurs de presse

ON REMET LE COUVERT

26 appréciations
Hors-ligne
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Trois MINISTRES au chevet de la presse.
Des "propositions " d'un syndicat UNDP timides.
Une contribution rédigée par une coopérative (MLP) qui :
- ne manque pas d'encourager les GSA et les concessions,
- assujettit ces éventuelles nouvelles commissions à l’abandon de l'assortiment et du plafonnement et,
- édicte un cahier des charges bien rempli et,
- omet de parler des droits des diffuseurs et,
- tout cela conditionné par un hypothétique plan d'économies industrielles et,
- étalé jusqu'en 2016...

Nous savons hélas que la PQR et les NATIONAUX sont voués à disparaitre de nos rayons de par leur propre volonté, s’engouffrant dans un marché numérique dont on sait que jamais celui-ci ne lui rapportera d'argent et, par cette orientation malheureuse, condamnent leurs journalistes qui iront pointer au chômage .Mais les plus grands perdants sont la LIBERTE DE LA PRESSE , L'ECRIT ET L'INFORMATON rigoureuse que de vrais JOURNALISTES sont à même de traiter.
Les MAGAZINES eux s’engouffrent dans une spirale de l'abonnement le moins cher, greffés de cadeaux (même de tablettes de lecture) nous privant de nos ventes et accélérant la chute .

Comment dans un contexte aussi ANARCHIQUE pourrions-nous opérer pour sauver ce GRAND MALADE s'il refuse de se soigner.


2/
Que les éditeurs se suicident, pourquoi pas ? Nul ne peut les en empêcher.
Mais qu’ils sacrifient 100000 personnes sur l’autel de leurs rêves d’Eldorado n’est pas acceptable.

- Le dumping sur les abonnements directs
- La baisse des prix
- La multiplication des produits de basse qualité
- Le transfert vers le numérique
Toutes ces décisions d’éditeurs convergent vers la réduction de notre activité.
A quoi bon nous parler d’une revalorisation de notre rémunération si la décision est prise de faire disparaître notre profession ?
Aujourd’hui l’objectif des grands éditeurs est clairement de réduire le réseau de 50 à 75%, voire même de s’en passer totalement comme aux USA quitte à passer en direct ou par les GMS.
Les petits éditeurs sont contraints de payer pour maintenir un réseau plus important qu’ils n’en ont besoin car conçu pour les quotidiens (qui ne l’alimentent plus).
Contrairement à la librairie où les éditeurs ont fait front commun pour protéger leur réseau, parce que leur produit était culturel, les éditeurs de presse sont divisés parce que leur modèle économique dépend de leur taille.
Les gros éditeurs pour lesquels la publicité est prépondérante veulent se libérer de toute contrainte et ne travailler qu’avec les GMS et quelques points de vente jugés (aujourd’hui) rentables.
Les petits éditeurs pour lesquels le contenu est prépondérant ont besoin d’un réseau plus large qui vivra notamment de la diversité de l’offre.
C’est la question de la diversité et de son accessibilité qui est posée.
Sans les gros éditeurs les diffuseurs ne peuvent pas vivre. Sans les petits non plus. Laissons les gros éditeurs faire et la diversité disparaîtra en même temps que notre métier. Et avec elles, nous assisterons impuissants à la disparition d’un des fondements de la démocratie.
Il est du devoir de chacun d’empêcher cela.
L’Etat en premier lieu naturellement doit agir et sauvera des milliers d’emplois en même temps.
Le citoyen doit veiller au maintien des valeurs fondamentales.
Les diffuseurs enfin doivent se regrouper pour constituer le contre pouvoir nécessaire et représenter une force de négociation dissuasive.
L’AADP est là pour çà et s’efforce de regrouper les diffuseurs pour défendre leurs intérêts.


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